Vide de chez vide le rayon des moutardes de l’un des commerces alimentaires emblématiques du cœur de ville d’Auxerre ! Alors que la mayonnaise et le ketchup affichent une « bonne santé » en termes de production, au vu du nombre de pots garnissant les étalages, le fameux condiment dont la Bourgogne a fait l’une de ses spécialités culinaires reconnues à l’international a totalement disparu des supermarchés. Le retour à la normale côté approvisionnement n’est pas prévu avant le printemps 2023 !

 

AUXERRE : Laissez tomber la moutarde, devenue une denrée rare en France à l’instar des autres pays du globe et privilégiez désormais des sauces au yaourt, à base de raifort ou à l’échalote en guise d’accompagnement de vos viandes, de vos plats ou de vos frites lors des repas ! Quant à la vinaigrette, elle se fera de la manière la plus édulcorée qui soit, à l’huile et au vinaigre !

Dans la série estivale des nombreuses pénuries qui s’accumulent à n’en plus finir à la façon des sagas interminables du style NETFLIX en cette année 2022, celle qui s’agrémente autour de la moutarde n’est donc pas prête de se terminer, selon les spécialistes.

 

Le Canada, à la source du problème…

 

La faible production de la graine nécessaire à la composition de ce condiment très goûteux dont la Côte d’Or s’enorgueillit en période normale côté fabrication est à l’origine de cette incroyable situation que personne n’envisageait de vivre un jour. Pas même les gastronomes et autres épicuriens avisés, n’est-ce pas cher Gauthier PAJONA !

Où se situe donc l’origine réelle du problème ? De la Russie qui nous aurait coupés sine die le robinet de ce précieux auxiliaire alimentaire servant à faire avaler une viande un tantinet trop cuite ?

De l’Ukraine qui ne peut plus exporter ces fameuses graines dont on a tant besoin en France (et surtout en Bourgogne centrale pour en concevoir des milliers de pots) parce que ses zones portuaires sur la mer Noire subissent un blocus ? Que nenni !

 

 

Même si les deux frères ennemis de l’instant intègrent la catégorie des producteurs de ces graines, il faut se tourner de l’autre côté de l’Atlantique pour entrevoir avec pertinence la véritable problématique.

Au Canada, précisément, numéro un de l’exportation mondiale de ce produit qu’il cultive de manière intensive. Or, la forte sécheresse (déjà) survenue en 2021 a réduit à néant ou presque (une baisse de plus de 50 %) la production de la fameuse graine.

Conséquence : on connaît la suite face à ces phénomènes économiques qui deviennent récurrents, une production en berne pour alimenter le réseau mondial et des prix qui ont pris la poudre d’escampette de manière vertigineuse vers la hausse !

 

Une production française insuffisante pour répondre aux besoins…

 

C’est très simple : selon les analyses officielles, le prix de la moutarde a grimpé de 9 % en l’espace d’une année. De quoi grever un peu plus le porte-monnaie des consommateurs de l’Hexagone qui n’en sont plus à une augmentation près, au niveau des denrées alimentaires.

La disparition des pots de moutarde des rayonnages risque de perdurer. D’une part, les conditions climatiques de cet été 2022 caniculaire n’ont guère été favorables au développement de la graine tant en France qu’au pays de l’Erable. D’où un impact certain sur les récoltes.

D’autre part, le conflit situé à l’est de l’Europe ne permet pas à la Russie, sous le joug des sanctions économiques occidentales, et à l’Ukraine, prise dans la tenaille de l’Ours russe en mer Noire, de livrer leurs graines sans rencontrer de réelles difficultés.

Il reste toutefois la culture pratiquée dans l’Hexagone qui représente 50 % de la production européenne. Mais, celle-ci est insuffisante pour couvrir les besoins de la consommation française et satisfaire pleinement les amateurs du condiment si savoureux.

Bref, plutôt que la moutarde ne nous titille fortement les narines de sa trop longue absence, il vaut mieux prendre son mal en patience en se rabattant sur la mayonnaise et le ketchup qui eux regorgent sur les étals !

 

 

  

En savoir plus :

 

Les professionnels de la filière moutarde sont regroupés au sein d’une structure, baptisée l’Association Moutarde de Bourgogne qui fédère différents pôles.

L’un est consacré à la recherche pour la sélection des variétés, l’autre concerne la production – il est géré par l’Association des Producteurs de Graines de Moutarde de Bourgogne dont sont membres les producteurs et les organismes stockeurs dont Dijon Céréales, 110 Bourgogne, Soufflet…-,  le troisième volet se rapporte à la transformation au sein duquel on retrouve les industriels moutardiers comme UNILEVER, Reine de Dijon, Fallot, etc.

 

   

Thierry BRET

 

Il n’est pas question de s’illusionner sur les difficultés économiques, financières et sécuritaires qui existent, tant sur le plan national que sur le plan international. Mais, il est bon, aussi, de s’arrêter un peu sur les signes positifs autour de nous. Nous avons des raisons de croire en l’homme et dans sa capacité à aider son voisin dans la peine et le désarroi. Nous devons montrer à notre jeunesse qu’elle peut aussi sourire à la vie. Nous pouvons affirmer à nos anciens, que nous serons toujours présents pour les accompagner dans leurs difficultés ou leur mal-être…

 

TRIBUNE: La France doit faire face à une flambée d’incendies gigantesques. Résultats : plusieurs pays d’Europe nous envoient des dizaines de sapeurs-pompiers et deux d’entre eux, l’Italie et la Grèce nous prêtent des « Canadairs ». Un bel élan de solidarité qu’il faut saluer.

Ajoutons que de nombreux jeunes, des paysans, des locaux, ont apporté leur concours aux soldats du feu. À chaque fois qu’une catastrophe naturelle survient sur n’importe quel point chaud de la planète, la solidarité s’organise : envoi de professionnels et de bénévoles aguerris, expédition de vivres, de médicaments, de vêtements…

Plus récemment, l’Ukraine, la Russie, la Turquie… se sont bon an mal an organisés afin de permettre l’acheminement des céréales ukrainiennes bloquées. En France, comme partout en Europe, des familles ukrainiennes qui fuient la guerre sont accueillies…

 

 

Malgré ses contradictions, le monde peut se révéler fraternel…

 

En France, les associations sont nombreuses à soutenir nos contemporains dans la souffrance : les SDF, les vieillards, les sans-abris, les réfugiés, ceux qui souffrent de la faim, les mal-logés… C’est tout un monde qui connaît en profondeur les maux de nos sociétés modernes.

Au-delà des structures associatives, c'est aussi une fraternité qui s’impose d’elle-même. Les témoignages sont nombreux : tel jeune couple échange quelques heures de garde d’enfants avec des « anciens » contre les courses au supermarché, tel autre qui n’a plus la force de ramasser les fruits du verger en les laissant pourrir, partage ses petites récoltes afin de profiter aussi de quelques pommes…

Au moment des grandes inondations, c'est le même scénario : les populations locales hébergent les victimes du sinistre. Des collectes de nourriture et de vêtements s’organisent spontanément. D’autres apportent leur concours pour nettoyer la boue recouvrant les maisons…

Bref, même si nous vivons dans un monde imparfait et ourlé de contradictions, il peut se révéler fraternel.

 

 

« Honorer » ses parents constitue un droit et un devoir…

 

Les familles bougent sans cesse aujourd’hui. Rendant complexes les rapports « parents-enfants » qui sont de plus en plus difficiles, pour ne pas dire conflictuels. On entend trop souvent dire : « Je ne parle plus à mes parents » !

Douloureuse réalité, d’autant plus culpabilisante pour les croyants, si on doit suivre l’un des Dix Commandements communs aux juifs et aux chrétiens : « Tu honoreras ton père et ta mère » !

Précision linguistique fondamentale : « honorer » à l’époque signifiait : « Tu ne les laisseras pas mourir de faim ni de froid ».

Que nous coupions parfois certains liens avec la famille, c’est peut être une nécessité sur le terrain psychologique. Toutefois, cette disposition ne peut pas nous empêcher d’être solidaire de notre propre famille.

 

Le paradoxe de l’humain, tantôt fraternel, tantôt égoïste…

 

Imposer la fraternité par la loi, ça ne fonctionnera jamais. C’est d’abord une approche personnelle qui vient de l’esprit et du cœur. La fraternité, ça s’apprend dès le plus jeune âge par l’exemple et le témoignage.

Sur ce point, la France a toujours été un pays exemplaire. C’est d’abord la nation où sont nés « les Droits de l’Homme », une lumière pour le monde. Mais, aujourd’hui, sommes-nous fraternels ou égoïstes ?

Les deux, mon capitaine ! Là se situe notre paradoxe. Nous sommes tantôt l’un, tantôt l’autre. Retenons que les paradoxes peuvent être conciliés ! La différence qui existe entre deux choses qui paraissent diamétralement opposées, comme la fraternité et l’égoïsme, n’est qu’une différence de degré.

 

 

« Tous les paradoxes sont conciliables… »…

 

La fraternité et l’égoïsme peuvent se concilier si on considère qu’il s’agit de deux pôles d’un même axe. Fraternité et égoïsme sont identiques par nature. Mais, différentes par les degrés. Ce que l’on oppose n’est en fait que deux éléments reliés par un même axe : c’est la « réconciliation universelle » des pôles opposés. Il en va de même pour le tout : l’esprit et la matière ne sont que les deux pôles d’une même nature…

Parfois, notre attitude s’approche de l’égoïsme et souvent, elle se rapproche de la fraternité : là est notre espoir. Nous pouvons tout et son contraire. Mais, nous avons toujours été sensibles à la détresse de nos voisins sans se soucier de la couleur de leur peau, de leurs convictions politiques, de leurs pratiques religieuses…

« Tout est double… Tout a deux extrêmes ; semblable et dissemblable ont la même signification… Les extrêmes se touchent ; toutes les vérités ne sont pas des demi-vérités ; tous les paradoxes peuvent être conciliés ». Le Kybalion.

 

Jean-Paul ALLOU

 

 

De qui se moque-t-on à la fin ? Sommes-nous les éternels dindons de la farce ou alors nos quotients intellectuels d’Occidentaux sont devenus tellement évanescents au fil des décennies que nous ne possédons plus une once de jugeote ni de discernement !

Sur le registre des sanctions économiques que nous avons, nous autres les Occidentaux et en particulier les Européens, décidé de déployer face à l’ogre russe, il est aussi limpide que de l’eau de roche de constater que les premières victimes de ce couperet très perfectible sont les Européens eux-mêmes ! Un état de fait qui procure une grande joie à peine voilée au maître du Kremlin comme de manière plus insidieuse à la Maison Blanche…

Pauvres Européens que nous sommes, coincés entre l’enclume et le marteau, le cynisme des uns et l’hypocrisie affichée en façade des autres !

Force est d’observer que cinq mois après le déclenchement de cette barbarie sans nom qui se joue sur le théâtre des opérations en Ukraine, à deux heures de vol de Paris et à quelques milliers de kilomètres à peine de chez nous, les victimes collatérales de ce conflit sont les pays de l’Union européenne.

 

 

 

Peut-on entrevoir le bout du tunnel alors que celui-ci n’est même pas construit !

 

 

On aura beau tancer le tyran de Moscou d’infléchir ses positions, de respecter enfin sa parole donnée – vingt-quatre heures après avoir signé les accords de coopération à la libre circulation des céréales ukrainiennes sous l’égide des Nations Unies et de la Turquie par la mer Noire, les Russes balancent déjà leurs premiers missiles meurtriers sur un centre de traitement desdites céréales dans le port d’Odessa ! -, il faut se rendre à l’évidence : rien n’y fait !

Et nous autres, depuis Bruxelles, avec notre diplomatie endimanchée et conventionnelle, trop condescendante à la limite du supportable, de l’utopie et de la faiblesse, tentons de faire passer la pilule en y croyant encore !  

Pendant ce temps-là, les Français à l’instar des Européens, souffrent dans leur quotidien. Et ce ne sont pas les atermoiements, les cris d’orfraie et les gesticulations des parlementaires qui peinent à trouver des solutions potables et pérennes pour leurs administrés qui y changeront quelque chose.

D’usine à gaz – sans jeu de mot ! – aux préconisations de bout de chandelle, les choses tentent tant bien que mal de se mettre en place au Palais Bourbon afin de peaufiner des textes de loi sur le pouvoir d’achat et la maîtrise des dépenses énergétiques qui n’empêcheront pas nos concitoyens de connaître une zone de turbulence sans nom dans laquelle ils ne sont pas prêts de sortir.

Cela pourrait être un proverbe chinois : mais avant de voir le bout du tunnel et sa lumière salvatrice, encore eu-t-il fallu qu’il y en ait un vers lequel s’engouffrer !

 

 

 

On n’est plus à une surprise près, voire à une aberration de plus en géopolitique…

 

  

Etre solidaire de l’Ukraine et de sa liberté inconditionnelle au nom des Droits de l’Homme et de tous les sacro-saints principes internationaux qui régissent ce bas monde est une chose louable à bien des égards. Mais, devenir les vassaux de tout un système parallèle où l’inflation, la corruption et la spéculation sont reines en légitimant le bien-fondé de certains états et leurs appareils économiques en est une autre !

Du fait de leur indécrottable naïveté et de leur frilosité patente, les démocraties européennes n’ont pas su anticiper la catastrophe planétaire qui nous gagne chaque jour.

Faisant des yeux de Chimène à un Vladimir POUTINE de plus en plus arrogant et brutal, empereur absolu du cynisme, de la perfidie et du mensonge depuis vingt-deux ans de pouvoir.

Laissant faire un Viktor ORBAN, « prince » de Hongrie, qui selon ses caprices et ses sautes d’humeur nationalistes, se transforme en girouette du jour au lendemain avec la bénédiction urbi et orbi de son mentor, l’homme du Kremlin, toujours là bien placé dans l’ombre et en embuscade pour faire ployer les démocraties que nous représentons !

Ce même ORBAN qui est opposé depuis le début aux sanctions économiques envers la Russie – même si elles ne servent à rien et se retournent tel un boomerang contre leurs auteurs ! - ne vient-il pas de donner cette semaine un grand coup de pied dans la fourmilière européenne en se plaçant sous la protection énergétique durable (et gazière) de son ami de toujours, le résident de Moscou !

Et dire que la Hongrie est membre à part entière de l’Union européenne – elle profite très largement de ses deniers sous formes de subventions sonnantes et trébuchantes qui lui permet d’exister – et de l’OTAN ! Mais, sous le boisseau de la géopolitique, on n’est plus à une surprise près, ni à une aberration de plus !

 

 

 

Apprendre à vivre dans l’Europe de l’austérité et de l’angoisse permanente…

 

 

On pourrait en dire tout autant de l’autocrate si humaniste de Turquie qu’est Recep Tayyip ERDOGAN, qui en grand seigneur et digne héritier de l’empire ottoman abat ses cartes au jour le jour comme au jeu de poker – entre bluff, tricherie et mensonges – pour tirer la couverture à soi.

Oui, mais après la pluie de missiles russes qui vient de fracasser les installations portuaires d’Odessa et son centre de traitement des céréales, et surtout le pseudo accord sur lequel il a planché depuis tant de jours, le dirigeant de ce pays hautement stratégique doit fulminer et l’avoir mauvaise après la dernière vacherie signée de son ex-ami POUTINE ! Gare à sa réaction !

Pendant ce temps-là, nous l’avons dit les peuples européens sont invités à se serrer la ceinture, à réduire le chauffage, à consommer moins de carburant en privilégiant la mobilité douce – un euphémisme que celui-ci dans les zones rurales ! -, à se passer de moutarde (fabriquée il va de soi en Ukraine !), à vivre et à se complaire dans l’austérité éternelle (faites ce que je dis, pas ce que je fais !), à se projeter dans un futur anxiogène et sans lueur d’espérance, et si possible à ne pas émettre d’avis personnel ni avoir l’once d’une idée positive pour s’en sortir ! En bons moutons de Panurge que nous sommes.

Bienvenue donc dans cette Europe du XXIème siècle aux pieds d’argile qui vacille assurément…

 

Thierry BRET

 

 

 

On le sait depuis l’époque bénie des années 70 : la France ne possède pas de pétrole – ni de gaz à une petite exception près, située dans le Sud-Ouest de l’Hexagone à Lacq – mais a des idées à revendre à l’infini pour lutter efficacement contre les crises énergétiques successives !

En cet été 2022, après la célèbre et infantile formule de la « Chasse au gaspi ! », le nouveau mot d’ordre à populariser auprès de nos concitoyens davantage préoccupés dans l’instant pour trouver une place sur la plage afin d’y poser leur serviette de bain se nomme le « plan de sobriété ».

Une terminologie, certes bien moins sexy au plan de la sémantique inhérente au marketing que l’original de 1973, déjà voulu à l’époque par la gouvernance étatique.

Que l’on rassure, d’entrée de jeu, les « cigales françaises » déjà parties en vacances, celles qui sont adoratrices de joyeuses noubas prévues au camping des flots bleus la période estivale revenue !

Dans le cas présent, il n’est pas question de se la jouer modérato sur le registre du rosé pamplemousse servi à l’apéritif du midi ou du mojito de début de soirée avant de se rendre en discothèque pour s’y éclater comme une bête !

Ce « plan de sobriété » ne concerne nullement la consommation d’alcool qu’aurait pu instituer bien naturellement la Sécurité routière avant que chacun ne prenne le volant en y ajoutant un peu d’une nécessaire pédagogie.

Non, ce plan newlook dont les contours ont été expliqués lors de la conférence de presse du Président de la République le 14 juillet dans les jardins élyséens se rapporte à la consommation énergétique.

Nettement plus coûteuse, moins digeste, sans saveurs et qui vous laisse vraiment la « gueule » de bois si l’on ne n’y prend garde, côté factures !

 

 

 

Pallier à la suppression des sources énergétiques russes…

 

 

Or, les ingrédients de ce plan se nomment le gaz et l’électricité. Ah bon, il ne se limiterait qu’à ces deux composantes du mix énergétique de l’Hexagone ? Alors, que les carburants servant à alimenter nos moyens de locomotion flambent aussi facilement qu’une pinède des Landes, soumise au geste abruti d’un pyromane qui y balancerait par négligence son mégot de cigarette…Sans possibilité aucune de circonscrire le sinistre !

Pour l’heure, c’est donc bel et bien le gaz et l’électricité qui sont dans le collimateur du chef de l’Etat. Logique, en fait, puisque les Russes devraient progressivement couper le robinet nourricier qui permet à cette « brillante » Europe de l’énergie de ne plus être dépendante du régime autocratique de POUTINE. Il aura fallu plus de deux décennies de relations mensongères à la limite du cynisme et d’un conflit meurtrier à l’est du Vieux continent que subissent au quotidien les Ukrainiens pour s’apercevoir que les dirigeants de l’Union européenne avaient fait fausse route sur toute la ligne en se livrant pieds et mains liés au bon-vouloir du dictateur « rouge ».

Donc, le message est on ne peut plus clair dans la bouche du Président Emmanuel MACRON. Désormais, il va falloir se passer de la précieuse énergie, vitale pour le chauffage des particuliers et l’activité des entreprises (on peut y ajouter aussi le pétrole qui représentait plus de volume à l’import) dans nos modes consuméristes de demain. Sauf que demain, commence à l’instant !

 

 

 

Les limites du parc nucléaire hexagonal sujet de préoccupation…

 

Au cœur de l’été, alors que les « cigales » se prélassent sur leurs chaise-longues, doigts de pieds en éventail et aux antipodes de toutes ces considérations budgétaires – et après une saison où les Français n’ont pourtant guère été épargnés en vicissitudes de tout poil si l’on y ajoute les réminiscences de la COVID-, le Président de la République joue à la « fourmi ». Prévoyante, pragmatique, pédagogue, précautionneuse…Mais dans le rôle qui est finalement le sien.

« Il faudra consommer moins de gaz et d’électricité ! ». Serait-ce annonciateur de potentielles coupures qui surviendraient cet hiver en France ?

On sait que nos voisins allemands, dépendants à près de 65 % des importations de gaz russe, ont déjà pris le taureau par les cornes en ne donnant plus accès à l’eau chaude dans les habitats collectifs l’après-midi. Pour peu que l’électricité leur soit coupé lors de la diffusion d’un épisode de la série si soporifique « Derrick » et ce sera le comble de la malchance Outre-Rhin !

Autre facteur important dans le choix décisionnel du chef de l’Etat : la mise à l’arrêt de bon nombre de réacteurs nucléaires en France qui aurait besoin d’un sérieux relooking. Une petite vingtaine sur un parc qui en totalise 56.

 

 

Un plus pour la planète : de quoi nous rendre le sourire !

 

Dans l’absolu, le Président a demandé aux administrations et aux grandes entreprises de plancher sur le sujet, afin de préparer un programme aux multiples entrées qui sera applicable dès l’automne.

D’une part, les éclairages dès la nuit venue vont être revus à la baisse. Qu’ils s’agissent de la voie publique mais aussi des édifices accueillant des collectivités et des entreprises qui parfois laissent toutes les lumières se consommer la nuit juste pour l’esthétisme ou par négligence ?

D’autre part, il appartiendra à chacun d’entre nous de réduire sa consommation personnelle de gaz et d’électricité à domicile. L’objectif étant de réduire de 10 % la consommation énergétique d’ici 2024.

Une diminution qui, si elle ne changera pas drastiquement notre confort de vie, aura aussi des répercussions très bénéfiques pour la planète du fait du réchauffement climatique dont l’on constate au quotidien – et plus que jamais cet été – les désastreux effets sur notre environnement.

 

Thierry BRET

 

4900 kilomètres aller/retour pour rejoindre à moto, depuis le Sénonais, (et en revenir aussi !), la cité blanche au pays bleu, plus communément dénommée, Lisboa (Lisbonne) ! Ce fut récemment notre objectif commun, avec « Gégé » et « Oliv », plus particulièrement pour célébrer le cinquantenaire de nos amitiés familiales ! 1972 : une autre France, celle d'une autre époque !

 

LISBONNE : Cette semaine passée chez nos voisins et amis de ces pays ibériques, dont bon nombre d'icaunaises et d'icaunais sont originaires (on pense notamment à la ville de Fafe au nord de Porto) fut des plus intéressantes. En effet, lorsque désormais l'on traverse la France, par ses chemins de traverse, on peut y observer, avec autant d'incrédulité que de réalisme la quasi- disparition de moult commerces villageois ou citadins.

Adieu bistrots, auberges de bord de route, et autres. Tout y est bien souvent fermé à tout jamais, ou encore à vendre. L'Yonne et la Nièvre n'échappant pas à cette terrible et actuelle spirale de déshumanisation.

Seules demeurent bien souvent  ces zones commerciales aux entrées d'agglomération, sans âme aucune, avec ces sortes d'usines alimentaires liées à des chaînes d'inspiration américaines. C'est triste, mais c'est ainsi.

 

 

L’accueil si sympathique dans les estaminets…

 

Rien de tout  cela chez nos voisins, chez lesquels demeurent encore nombre de commerces locaux. Dans vingt ans, sera-ce encore le cas ? Trop tôt pour le dire, mais  aujourd'hui en 2022, cela existe encore, alors une fois franchies les Pyrénées, sachons en profiter !

Force est de reconnaître aussi, que bien souvent ces estaminets - et leurs toilettes ! - y sont d'une propreté irréprochable et que l'accueil y est plutôt gentil ! Les chaînes d'infos n'y règnent pas en maîtresse absolue, et du coup, les gens discutent entre eux. C'est bête, mais il fallait y penser !

 

 

Il y a toujours des clients même en rase campagne…

 

Le café y est plutôt bon, et avec l'apéritif, olives, fromages ou rondelles de saucisson y sont aimablement  servies. Au nord de Porto, dans un petit hameau cerné de vignes, tandis que nous nous arrêtons dans un petit café, où nous commandons trois verres de « vinho verde », histoire de se désaltérer de cette route sous 35 degrés, il nous fut apporté une carafe de vin bien frais, du pain, du fromage ainsi que des olives. Le tout pour 4 euros ! Oui, vous avez bien lu. Du coup, il y a toujours des clients dans ces établissements, même en rase campagne.

 

 

Une appréciable liberté qui n’est pas normée comme en France…

 

Ce petit geste de service fait plaisir à la clientèle. Il est pratiqué aussi en Italie, bien souvent. Mais, nos bistrotières et bistrotiers hexagonaux, eux, l'ont totalement oublié. Cela n'obère pourtant pas le chiffre d'affaires, peut-on penser. Au contraire, on peut songer que cela pourrait générer un retour - ou une venue nouvelle - de certains clients.

Peut-être existe-t-il encore dans ces deux pays que sont l’Espagne et le Portugal, une forme d'appréciable liberté qui chez nous, devient  chaque jour, plus strictement normée.

 

 

Des 200 000 bistrots des années 60, il doit n'en demeurer qu'environ 28 000 à ce jour. Ce symbole de la France heureuse est en train de disparaître. Point besoin de les « muséifier » pour les bobos parisiens ! Il faut juste les faire vivre pour ce qu'ils sont, ces chouettes lieux de vie et de convivialité !

A charge aussi pour ces professionnels de s'adapter parfois, en regardant ailleurs - pas très loin d'ailleurs !- ce qui se fait de bien !

En la matière......gracias et obrigado à nos voisins, qui en demeurant fidèles à certains fondamentaux, contribuent à une certaine forme de pérennité commerciale.

 

Gauthier PAJONA

 

 

 

 

Page 1 sur 88

Articles

Bannière droite accueil