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Nouveaux adhérents qui viennent grossir ses effectifs et ambitions d’accompagner le plus grand nombre de porteurs de projets…l’antenne icaunaise du réseau Entreprendre Bourgogne poursuit son irrésistible ascension parmi les sphères des relations publiques des milieux entrepreneuriaux. L’année dernière, à pareille époque, la coordinatrice de la structure départementale Sophie BERNARD instaurait un nouveau rendez-vous : un dîner de retrouvailles automnales. Vu le succès obtenu, l’expérience est renouvelée le 18 octobre prochain…

AUXERRE : Entre partage de convivialité et possibilité d’étoffer son patrimoine relationnel, le réseau Entreprendre Bourgogne propose une alternative concrète pour celles et ceux qui possèdent des appétences vertueuses en matière de communication.

Le modèle proposé, un dîner de retrouvailles, placé dès le début de la nouvelle saison dans les agendas, a déjà fait ses preuves la saison dernière. Les nouveaux membres qui sont venus enrichir ce réseau de décideurs économiques au cours de l’été (Marie AUBIN, de BRAIZAT Etiquettes, Damien FOULON, de l’imprimerie CHEVILLON, Vincent NAUDET, des pépinières éponymes, Emmanuelle BONNEAU, de la société BCE ou Me Fabien KOVAC, avocat) auront l’opportunité d’y être présentés.

« Nous sommes plus motivés que jamais de rencontrer l’ensemble des membres de ce réseau qui est opérationnel depuis une vingtaine d’années en Bourgogne, explique Sophie BERNARD, instigatrice de cet évènementiel ; l’idée de créer du lien entre les adhérents de cette entité s’impose. Ne sommes-nous pas au service et dans l’accompagnement des entrepreneurs ? ».

Un réseau qui concerne désormais les développeurs d’entreprise

Comptant 63 structures similaires sur l’Hexagone et une dizaine de représentations européennes (Italie, Allemagne, Belgique…) qui se retrouvent ces jours-ci (07 et 08 octobre) à Bruxelles lors d’échanges internationaux, le réseau Entreprendre est solidement implanté en Bourgogne.

Aujourd’hui, il élargit ses missions et son mode opératoire. Si l’accompagnement des porteurs de projets demeure l’un de ses objectifs prioritaires, ce n’est plus le seul manifestement.

Par ricochet, l’aide du réseau est effective vers les entreprises existantes en phase de développement. Une nouveauté intéressante qui offre de belles perspectives pour Entreprendre. D’ailleurs, le crédo de cet organisme n’est-il pas d’être au service des créateurs, repreneurs et développeurs d’entreprise ?

Dix-huit lauréats ont été primés en 2018 au niveau de la Bourgogne dans le cadre d’une cérémonie protocolaire de très belle tenue qui vit les adieux du directeur régional, André RENARD. Il a depuis été remplacé par Arnaud GRAVEL.

Plusieurs projets de soutien aux entreprises sont sur le feu. Une douzaine de dossiers pourraient aboutir d’ici peu. Quant au taux de pérennité des entreprises accompagnées par le réseau, il est de 95 % à trois ans et de 90 % à cinq ans. Preuve que le travail réalisé par Entreprendre Bourgogne est tout à fait remarquable…

Corrélé fortement au développement économique et sociétal d’un territoire, le déploiement du numérique constitue l’un des enjeux majeurs auxquels les pouvoirs publics doivent s’attaquer de pied ferme. Or, la plupart des gouvernances étatiques s’étant succédées au fil de ces dernières années ont pris soin d’ignorer la fracture numérique, pourtant soulignée par Jacques CHIRAC. Aujourd’hui, le constat est observable avec désappointement : il nous place avec un bonnet d’âne parmi les derniers rangs des nations européennes encore inaccessibles ou presque aux vertus de la 4G. Alors que dans certaines sphères technologiques, on évoque déjà la 5G, voire la 6G ! Vice-président en charge du développement économique et numérique de la Communauté de communes Le Tonnerrois en Bourgogne, Régis LHOMME est la cheville ouvrière du plateau conférence qui sera donné le 11 octobre prochain autour des évolutions alternatives usitées partout en France pour résoudre ces problématiques de couverture…

TONNERRE : Pourquoi la Communauté de communes dont vous êtes le vice-président en charge du développement économique et du numérique a-t-elle souhaité organiser cette table ronde à destination des forces vives de l’économie et des institutionnels de l’Yonne ?

Parce que nous avons des solutions simples pour donner accès à l’Internet sur des territoires délaissées par la République et qui n’ont pas de solutions à court terme. Il n’est pas besoin d’épiloguer sur le handicap que cela représente tant pour les particuliers avec la dépréciation de l’immobilier, que pour les entreprises qui nous disent que c’est le plus grand frein à leur déploiement après le bassin d’emplois…

Depuis trois ans, le Tonnerrois a déployé cette technologie préconisée par l’opérateur numérique WE ACCESS sur le territoire. Quel en est le bilan aujourd’hui ?

Globalement positif, sur les 52 communes de la CCLTB, 28 étaient en totale déshérence et sans aucun service. Nous avons donné l’accès à 16 d’entre elles. Les communes suivantes seront servies dans les mois qui viennent. A côté de cela, nous avons équipé une vingtaine d’entreprises qui étaient en souffrance, proposant soit un service standard, soit un service professionnel avec une connexion synchrone, du débit montant et descendant identique. Je souhaite aussi mentionner que nous offrons le même service aux écoles gérées par la Communauté de communes qui avaient souvent un accès Internet aléatoire, voire inexistant.

Pourquoi avoir choisi cette structure plutôt que d’être passé par l’un des quatre opérateurs historiques, spécialistes en ce domaine ?

Tout simplement parce que les territoires ruraux ne sont pas dans le radar des opérateurs historiques. Ils n’avaient aucune offre à nous proposer.

« La France est l’un des plus mauvais élèves en Europe… »

Comment analysez-vous la situation de la couverture du numérique très haut débit aujourd’hui dans notre département ? Voire en France ?

Le jugement ne peut être que sévère. La France est un des mauvais élèves de l’Europe. Elle a d’ailleurs été épinglée dans un rapport de la Commission européenne (Digital Economy Society Index 2017) avec une couverture 4G qui la plaçait au 27ème rang sur 28 pays en Europe pour l’économie numérique globale. Un autre exemple, le rapport ARIASE nous place au 18ème rang avec – par exemple – fin 2016 seulement 11 % des foyers ayant accès à la fibre. Le retard est lié aux choix des gouvernements successifs qui n’ont pas fait les efforts nécessaires, laissant les opérateurs privés devenir les maîtres du jeu.

Concernant l’Yonne, le retard est aussi évident. Après avoir réalisé que la fibre ne pourrait être installée partout, les budgets ne permettent que de la montée en débit, utilisant le cuivre, avec des résultats très divers compte tenu de l’état du réseau cuivre. Les solutions alternatives comme la voie hertzienne, facile à mettre en œuvre et à coûts contenus ne semblent pas être considérées par les pouvoirs publics. Ils sont donc mis en œuvre par des collectivités comme des communautés de communes ou des régions à l’instar de la Bourgogne Franche-Comté.

Pourquoi un tel retard alors que dès 1995 le président de la République de l’époque, Jacques CHIRAC, évoquait la lutte contre la fracture sociale et numérique ?

Nos politiques ont beaucoup parlé et peu agit. Alors que d’autres pays prenaient le problème avec plus de pragmatisme, on en paye maintenant le prix.

Dans ce dossier, vous faites figure de cavalier solitaire dans le déploiement de cet accès au numérique par la voie hertzienne. En votre qualité de collectivité, comment peut-on expliquer l’absence de subsides financiers de la part des autres grands acteurs institutionnels concernés par ce sujet (Etat, Région, Département…) ?

En fait, je ne crois pas que nous fassions réellement cavalier solitaire. Il y a en France près de 200 opérateurs alternatifs en plus des quatre structures historiques. Si nous avons choisi WE ACCESS, c’est parce que ces professionnels avaient déjà équipé avec succès d’autres communautés de communes, comme le Larzac. Concernant l’absence de subsides, nous avons eu chaque fois la même réponse. C’est-à-dire : « Nous comprenons votre problème, mais ce type d’action n’est pas intégré dans le Schéma Régional de Développement Numérique.. ». Sans tenir compte que ce schéma ne prévoyait rien pour notre territoire.

Depuis plusieurs mois, collectivités et entrepreneurs s’abonnent à votre proposition, qui s’avère moins onéreuse et plus fonctionnelle que les autres. Comment réagissent ces abonnés qui jusque-là éprouvaient de sérieuses difficultés ? Est-ce que les particuliers sont également concernés ?

Globalement le retour est très positif, même si nous devons encore améliorer le service. Cela vaut pour les entreprises comme pour les particuliers.

 « Nous sommes dans une situation d’urgence économique… »

 L’objectif avec cette démarche est-il de faire du prosélytisme à tout crin autour de ce procédé qui est au final méconnu ?

Non. Nous pensons que ce ne peut être qu’une solution transitoire pour quelques années en attendant l’évolution des technologies. Mais, nous croyons aussi que les usagers, entreprises ou particuliers, ne peuvent pas attendre. Nous sommes dans une réelle situation d’urgence économique et sociale.

Un important budget est consacré à ce déploiement. Est-ce suffisant en l’état ? Combien faudrait-il pour équiper l’ensemble de notre territoire ?

Nous faisons le maximum de ce que notre collectivité peut abonder. C’est suffisant pour le Tonnerrois. Mais, nous regrettons du peu d’intérêt des pouvoirs publics pour cette solution. Ils ont un plan et n’en sortent pas, même si – pour le Tonnerrois – ce plan ne prévoit rien de concret ; soit quelques montés en débit auxquelles nous ne croyons pas…

Pire, nous espérions de la flexibilité car nous souhaitons monter trois nouveaux pylônes. Nous étions prêts, techniquement, pour les mettre en service avant la fin de l’année. Mais, un nouveau processus administratif risque de ralentir fortement cette opération, qui se fera, mais on ne sait pas à quelle échéance dans le temps…

Qu’espérez-vous en termes de réaction et de commentaires avec cette première soirée explicative du 11 octobre ?

Je pense que nous avons le savoir-faire mais pas le faire-savoir. Si cette soirée pouvait faire prendre conscience de l’urgence de la situation, et qu’il existe des solutions concrètes. Nous souhaitons que les pouvoirs publics s’y intéressent. A ce titre-là, nous aurions atteint notre objectif.

Le numérique très haut débit représente-t-il un sérieux enjeu politique sur notre département ?

Cela me semble évident, car c’est fortement corrélé au développement économique. Si nous voulons attirer des entreprises, favoriser l’emploi et désenclaver la ruralité, cela ne peut se faire qu’en donnant à tous l’égalité devant la fracture numérique. Combien d’emplois pourraient-ils être crées dans l’Yonne par l’apport du télétravail ? Combien de nouvelles entreprises s’installeraient si elles avaient accès aux mêmes services qu’en zone périurbaines ? C’est pour moi un enjeu politique majeur et qui ne doit pas être restreint à l’axe géographique « Auxerre/Sens ».

Quelles seront les prochaines étapes que vous envisagez de provoquer pour continuer ce travail informatif auprès des usagers professionnels et personnels ?

C’est un travail de fourmi. Mais, nous continuerons. Il reste au moins douze communes à équiper. A chaque fois, nous faisons une réunion d’information auprès des habitants et des entreprises concernées. La communication de la Communauté de Communes reflète aussi cette activité.

En définitive, nous souhaiterions réellement une prise de conscience des pouvoirs publics qui devraient apporter davantage de soutien, pas seulement financier lorsque qu’une collectivité est dans l’obligation de se substituer à l’Etat pour un enjeu d’une telle importance.

Ultime volet de la longue interview que nous a accordées le coach en entreprise Phileas FIQUEMONT à l’issue de son périple, reliant ses pas de Paris à Vézelay. Un pèlerinage différent, pratiqué comme un ascète par le biais du jeûne, mais ô combien révélateur de son soi intérieur. Une performance physique et mentale dont ce toujours jeune homme de cinquante ans est prêt à partager avec les décideurs économiques et les représentants institutionnels en quête de repères pour améliorer la qualité de leur existence au quotidien…

AUXERRE : Quelles ont été les rencontres fabuleuses vécues en cours de vos pérégrinations ?

J’ai fait très peu de rencontres lors de la marche à proprement parler. Surtout, j’ai été reçu le soir chez des gens extraordinaires. Une dame, par exemple, de 78 ans dont le mari était à ce moment-là lui-même sur le chemin à 100 km de Saint-Jacques de Compostelle, parti un mois plus tôt. Cette dame n’ayant pas compris que je jeûnais à 100 % avait réchauffé pour moi un civet de lapin selon la même recette que celle de ma propre grand-mère. Le doux parfum de la cuisine me transportant quinze ans en arrière. Puisque j’ai dormi dans une dizaine d’endroits différents et que j’ai chaque fois été admirablement reçu, je pourrais vous raconter autant de belles histoires.

Peut-on réellement se couper du monde et s’isoler dans sa bulle en se privant de tout contenu informatif avec l’extérieur ?

Ça c’est une bonne question. Personnellement, je ne me suis pas totalement déconnecté mais je pense que mon expérience en aurait été d’autant plus profonde.

A l’écart de toute contingence sociétale, je me serais plongé plus profondément encore dans mon introspection. Je garde cette version en projet pour un voyage ultérieur.

Ferez-vous un jour la totalité du trajet, menant vos pas jusqu’au bord de l’Océan Atlantique en Espagne ?

Il est parfaitement clair que je pousserai mes pas jusqu’au Finistère espagnol. Mais, chaque chose en son temps. Alors qu’il y a quelques mois je me sentais en devoir d’accomplir les 1 700 km qui me séparent de Compostelle avant mes 50 ans, je sais aujourd’hui qu’il me reste un demi-siècle pour les effectuer autant de fois que j’en ressentirai l’appel.

« Vivre cette aventure m’a rendu confiance et montré mes capacités à m’améliorer… »

Quels enseignements retiendrez-vous de cette première expérience ?

Tout est possible à qui a confiance en son potentiel. Le doute est l’ennemi du challenge. Si le succès n’est pas automatiquement au bout de chaque aventure, l’échec est forcément là où l’on n’a pas pris le départ.

Est-ce que cette aventure insolite a modifié votre parcours de vie ?

Cette aventure insolite m’a donné confiance en mes capacités et m’a ouvert la voie pour d’autres aventures du même acabit. Les deux facettes que j’ai associées font de plus en plus partie de ma vie et j’en suis devenu un ardent ambassadeur.

Comment transmettre cette expérience vers les autres, à présent ? Allez-vous coucher cette expérience dans un ouvrage ? Entamer un cycle de conférences ?

Je compte effectivement écrire un guide qui sera, non pas un appel à faire comme moi aveuglément, mais qui démontrera que si ça a été possible pour moi qui ne suis pas un surhomme, ça doit être possible pour tout le monde avec de la préparation.

Je compte aussi aller à la rencontre de ceux qui tenteraient bien l’aventure, quelle qu’elle soit d’ailleurs, mais qui ont des peurs qui les maintiennent cloués sur place.

Revenons au monde de l’entreprise, en proie au stress et aux incertitudes : le jeûne et une quête initiatique quelle qu’elle soit peuvent être des solutions facilitatrices pour surmonter les épreuves de la vie ?

Tout entrepreneur est confronté à des épreuves au quotidien. Depuis les phases de montages de projets, en passant par le démarrage, les hauts et les bas de l’activité, les relations humaines au sein de l’entreprise…

Faire un break, couper avec le connu permet d’aller chercher des réponses dans l’univers des possibles. Ce break est tout aussi indiqué pour qui que ce soit, et à quelque niveau qu’il se trouve dans l’entreprise.

Je vous propose même d’imaginer une équipe d’ingénierie ou de marketing bloqués sur une problématique. Bloqués aussi sur leurs ordinateurs, leurs tables à dessin, leurs salles de réunion. Si cette équipe fait appel à moi, je les accompagnerai sur le chemin et les guiderai vers d’autres manières de contacter leur créativité. Quelques jours de séminaire au rythme du pas leur permettront de devancer les difficultés et de trouver des réponses là où il n’y avait pas encore de question.

« Le chemin de Compostelle s’apparente au chemin de l’existence… »

Quel sera votre prochain défi que vous allez vous lancer à vous-même ?

Mon prochain défi est de reprendre les mêmes ingrédients que pour mon Paris Vézelay et de doubler la dose. 21 jours de marche au départ de Vézelay pour 21 jours de jeûne. Je m’en sens capable, je n’ai ni doute ni certitude et je ferai de mon mieux.

Finalement, avez-vous éprouvé une satisfaction à retrouver les vôtres ou auriez-vous poursuivre votre cheminement intellectuel seul avec vous-même ?

Ça a été une grande joie de retrouver ma famille, même si je n’en ai pas vraiment été coupé. Nous ne sommes pas au XIIème siècle. J’avoue que ça a déjà été assez difficile de reprendre des habitudes casanières.

J’ai continué à marcher tous les jours pour prolonger les effets. Je n’ose imaginer le choc pour ceux qui après avoir marché trois mois rejoignent l’aéroport et se retrouvent trois heures après à Orly, dans le métro et les rues dont ils avaient oublié les contours.

Quelle serait votre conclusion ?

Le chemin de Compostelle est un chemin comme la Vie en est un. Il ne faut jamais oublier que nous sommes aux commandes de notre véhicule personnel. Il ne tient qu’à nous de prendre la bonne direction.

Et s’il s’avère que la direction n’était pas optimale, alors nous avons le pouvoir de bifurquer, de transcender et au final de ne jamais se retrouver sur une voie de garage.

Si l’on regarde Saint-Jacques de Compostelle comme le seul intérêt d’une telle aventure, il vaut mieux s’épargner les chemins escarpés et y aller en avion. Le but à atteindre n’est qu’un point de mire. Le plus important est le chemin lui-même. Chaque jour, chaque rencontre, difficulté, doute, joie, peine est Le Chemin. Chemin que l’on peut tout simplement comparer à la vie. Qui aurait pour unique objectif une fin de vie ?!

Dans une vie, chaque détail compte. Chaque jour nouveau devient Le Moment Présent. Hier n’est plus et nous ne pouvons plus agir dessus, demain n’existe pas encore et ne pourra être qu’en fonction de ce que nous aurons accompli aujourd’hui…

En marge des « Rencontres européennes des villes jumelles d’Auxerre », premières du nom, élus et représentants des délégations officielles saluèrent à leur manière les cinquante ans de jumelage du chef-lieu de l’Yonne avec la localité allemande. Echange de présents et mots d’amitié devaient ponctuer cette cérémonie organisée à l’Hôtel Ribière…

AUXERRE : L’amitié franco-allemande demeure rayonnante. Malgré les années qui passent, elles ne ternissent pas cette profonde estime qui existe entre ces deux peuples qui, par le biais des opérations de jumelage nées de l’après-guerre, ont su trouver les ressources et la volonté nécessaires pour construire de nouvelles relations humaines, aujourd’hui pérennes et efficientes.

C’est le cas entre les villes d’Auxerre et de Worms. Depuis 1968, les édiles de ces deux agglomérations n’ont de cesse grâce à leurs comités de jumelage respectifs d’entretenir des liens étroits et ténus par la déclinaison d’échanges artistiques et culturels, sportifs, éducatifs, et à présent économiques.

Des actes multiples qui valorisent cette entente cordiale à laquelle les Auxerrois sont très attachés, comme devait le souligner simplement le maire d’Auxerre et président de la Communauté de communes, Guy FEREZ.

Face à son homologue germanique, il a pu réaffirmer haut et clair l’intérêt inaliénable qui unit ces deux villes, mariées depuis cinquante ans dans l’accomplissement d’une destinée commune autour de la fraternité.

Aux côtés de Marité CATHERIN, présidente de la Maison des Jumelages, de la Francophonie et des Echanges internationaux, de Claude LEROUX, son vice-président et de Jean-Paul SOURY, conseiller municipal en charge des anciens combattants et de la mémoire, Guy FEREZ procéda ensuite à l’échange de souvenirs afin de sceller dans le marbre cette cérémonie protocolaire. La délégation locale reçut des présents dont le fanion de l’équipe de football et les armoiries de la ville de Worms en retour.

 

Opérationnel depuis le début de l’année, le nouveau site industriel de ce spécialiste de l’emballage plastique occupe un espace privilégié de huit mille mètres carrés dans la zone d’activité de GRON. Soutenu par un pool bancaire composé de quatre établissements, le projet s’est identifié à la construction d’un bâtiment flambant neuf de 3 600 m2, ergonomique et pourvu d’une douzaine d’équipements modernes, situé à proximité de PLASTIKPACK, le leader européen de la production de jerricanes de petites contenances. Logique, en somme, puisque Christophe ALLEMANDOU, dirigeant de cette société, et son frère, Stéphane, responsable de la société de négoce SACCOF PACKAGING, localisée à Brie-Comte-Robert (Seine et Marne), sont à l’origine de la venue en France de ce concept novateur importé des Pays-Bas…

GRON : Créée à l’origine dans le royaume batave, FRAPAK dispose de plusieurs unités de production et de bureaux commerciaux dispatchés à travers le continent européen (Allemagne, Danemark, Belgique, Italie…). Positionnée sur le marché de l’emballage, l’entité familiale conçoit et fabrique un large éventail de produits de conditionnement à destination des sphères de la cosmétique, de la pharmacie, de la parapharmacie ainsi de la branche alimentaire.

Confection de pots, de pompes distributrices de crèmes et de savons, de flacons, de pulvérisateurs, de pompes à gâchettes et de bouchons n’ont plus aucun secret pour l’ingénierie de FRAPAK qui inonde les secteurs industriels de réalisations conçues à base de PET, c’est-à-dire de polyéthylène téréphtalate, travaillé par le subtil procédé d’injection-soufflage.

Ce concept détonnant a fait tilt dans l’esprit aguerri des frères ALLEMANDOU. Tous les deux sont dans la partie. Ou presque. Christophe est à la tête de PLASTIKPACK, une PME de très belle facture qui au fil des années a acquis ses lettres de noblesse dans la fabrication de jerricanes de petites contenances (de 2 à 30 litres).

Une rencontre fantastique et un projet industriel…

Employant une cinquantaine de collaborateurs, la structure implantée à GRON atteint désormais 30 millions d’euros de chiffre d’affaires. Elle en est devenue la figure de proue européenne. Bénéficiant d’une coopération de la robotique très appréciable et fonctionnelle dans l’unité de production.

Exerçant son savoir-faire en Ile de France, son frère, Stéphane, pilote une société de négoce spécialiste dans le plastique : SACCOF PACKAGING. Créée en 1966 par les parents de Christophe et de Stéphane, la structure dispose de plusieurs plateformes logistiques en France et travaille en accointance avec la société SCHULTZ. Leur rencontre avec la néerlandaise Marjolein PUTTER dont le père Robert est une référence dans le milieu de la plasturgie il y a quelques années s’avère aujourd’hui déterminante.

Fédérés au cœur d’une SAS où entre en jeu le troisième actionnaire, l’entreprise batave FRAPAK BV, les partenaires de ce projet décident de porter sur les fonts baptismaux une entité industrielle en France qui fabriquerait des flacons et des pots de petites dimensions. Soit un panel de références qui oscille entre 10 millilitres à 8 litres.

Les cibles prioritaires sont les marchés de la cosmétique, de la parapharmacie et pharmacie et de l’alimentaire, à l’instar de l’enseigne FLEURY MICHON. Mais, FRAPAK a su développer en parallèle des lignes de produits de conditionnement spécifiques. Pour accueillir des champignons, des épices ou du miel, à titre d’exemple.

Neuf mois après l’ouverture et à la veille de son inauguration officielle, ce jeudi 20 septembre en présence de nombreuses personnalités institutionnelles et économiques du sérail, les perspectives de développement sont excellentes pour FRAPAK. Une quinzaine de personnes y travaillent depuis avril en rythme horaire des 3X8.

Une enveloppe budgétaire globale de 11 millions d’euros à l’investissement

L’investissement initial s’est élevé à 11 millions d’euros. Dont 3,5 millions destinés uniquement à l’édification du bâtiment, qui est équipé d’une douzaine de machines de pointe, permettant injection, étirage et soufflage. L’ingénierie des moules aura nécessité une enveloppe de deux millions d’euros. Des budgets obtenus avec la bénédiction d’un pool bancaire comprenant quatre établissements sous la houlette de la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté. Précisons, que les dirigeants de la jeune structure ont reçu les faveurs de BPI France qui par le biais de son antenne régionale, a crédité de deux millions d’euros ce concept qualifié d’industrie du futur.

Côté financier, Christophe ALLEMANDOU et la directrice générale du site Marjolein PUTTER se montrent très satisfaits après ce quelques mois d’exploitation. Grâce à des carnets de commande plutôt bien garnis. Ce qui permet en ce troisième trimestre d’équilibrer les comptes. A horizon de cinq ans, le chiffre d’affaires devrait dépasser les douze millions d’euros. Prometteur pour cette PME qui devrait tutoyer les sommets de la réussite…

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