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Le collectif « Sauvegarde Environnementale de Venoy et du Sinotte » (SEVES) ne désarme pas et souhaite multiplier les actions d’information auprès des habitants pour les alerter sur les conséquences que pourrait avoir à leurs yeux la création d’une zone d’activité industrielle de grande envergure sur les plateaux bordant l’autoroute A6. En cause notamment : l’artificialisation de 54 hectares de terres agricoles, les risques de pollution potentiels pour le ru de Sinotte, affluent de l’Yonne, ainsi que des conséquences considérées comme « irréversibles » pour la biodiversité…

 

VENOY: Ils étaient une trentaine ce samedi, en la salle des fêtes de Montallery, hameau de Venoy, à avoir répondu à l’invitation du collectif « SEVES », pour une réunion d’information destinée à faire un point d’étape sur le projet en cours et réfléchir aux actions à mener. Pour cette opposante historique, le constat est amer : « on est face à une urbanisation croissante sur la commune de Venoy, qui dépasse de loin les intérêts propres des habitants et ne prend pas en considération leur bien-être… ». Déplorant un « manque de concertation en amont » et des présentations du projet jugées « floues et enjolivées ». Consciente au demeurant de la nécessité à voir le nombre d’opposants se multiplier : « seul le nombre fera la force contre les politiques, il faut ouvrir les yeux des habitants, en parler autour de vous… ».    

 

Des parcelles acquises à un prix treize fois supérieur à l’estimation des Domaines…

 

Pour l’élue communautaire d’opposition Florence LOURY, membre d’Auxerre Ecologie Solidarités, ce ne sont pas tant les activités prévues qui sont contestées, « elles sont peut-être nécessaires… », que la zone d’implantation prévue : « commençons par réfléchir à recenser les friches industrielles que l’on a sur la Communauté de l’Auxerrois pour y implanter de nouvelles entreprises plutôt que d’aller accaparer des terres agricoles… ».

Un message qu’elle ne cesse de rappeler à longueur de conseils, au président de l’Agglomération auxerroise, Crescent MARAULT. En ligne de mire également, le prix de rachat par l’Agglo, des parcelles concernées, « à un prix treize fois supérieur à celui estimé par les Domaines ». Pour mémoire, le 30 juin 2022, le conseil avait acté une acquisition de 16 ha de terres pour 649 744 euros, soit environ 40 K€ de l’hectare, là où l’administration proposait une estimation à 3 K€/ha. Un recours au Tribunal administratif de Dijon a été posé en ce sens par Auxerre Ecologie Solidarités, pour faire annuler la délibération initiale.

 

 

Des espèces protégées en danger…

 

Quid de l’étude environnementale menée en amont par les porteurs du projet ? Une étude « incomplète et présentant des carences » selon le collectif d’opposants qui dénonce des conclusions hâtives alors même qu’aucune observation terrain n’aurait été effectuée en mars, avril et mai. Un non-sens pour le naturaliste et scientifique Christian QUATRE, spécialiste des milieux aquatiques : « on ne peut pas et c’est pourtant ce qui a été fait, se limiter aux seuls hectares prévus être urbanisés, il faut regarder ce qui se passe autour, où se trouvent aussi des espèces protégées. Ils disent ne pas en avoir trouvé, encore faut-il aller les chercher ! ».

Un inventaire a été réalisé par ses soins à partir de juin 2023, totalisant une centaine d’espèces à rajouter aux 532 déjà référencées sur le territoire par le Muséum d’Histoire Naturelle, « dont 91 espèces protégées sur la commune et 35 taxons menacés de disparition pure et simple… ».

 

De potentiels risques de pollution sur la zone…

 

Des interrogations demeurent également, selon l’agronome et naturaliste Guy HERVÊ, référent de la LPO (Ligue de la Protection des Oiseaux) de l’Yonne, en ce qui concerne les risques de pollution que pourrait faire peser toute activité industrielle dans le secteur : « les surfaces agricoles concernées se trouvent sur un plateau calcaire fissuré, avec le risque qu’un ruisseau comme le ru de Sinotte dont la tête de bassin n’excède pas 0,5 m3 par seconde, et les sept sources l’approvisionnant soient touchés… ».

Rappelant que la loi ZAN de juillet 2023, pour le « Zéro Artificialisation Nette », avait été votée pour aménager en priorité les espaces déjà artificialisés ou en réhabilitant des friches laissées en déshérence : « il existe aujourd’hui des zones dans l’agglomération qui sont loin d’être pleines et utilisées… ». 

 

 

 

La parole est à l’élu Christophe BONNEFOND…

 

Contacté, le maire de Venoy et premier vice-président à la Communauté d’agglomération Christophe BONNEFOND s’insurge en faux contre les arguments avancés par le collectif d’opposants. L’installation potentielle de bases logistiques ?

«Il a clairement été dit que l’objectif était d’implanter de l’industrie ayant vocation à recycler des produits issus de nos déchets, sous forme d’économie circulaire et rien d’autre ! La chance avec cette zone étant de faire passer zéro camion devant les maisons. Que peut-on faire de mieux ? ».

Le risque d’un trafic accru de camions sur la route passant par Montallery ?

« Cela n’a jamais été évoqué. Quand vous allez à l’hôtel IBIS, est-ce qu’il vous viendrait à l’idée de passer par Montallery ? Cette route est communale alors que l’on a à disposition une route départementale structurante et raccordée à la zone. Pourquoi irait-on dépenser de l’argent pour faire autre chose ? ».

Même démenti en ce qui concerne les espèces protégées du secteur : « pour ce qui est de l’étude sur la faune et la flore, nous avons fait exactement ce que nous a demandé l’autorité environnementale… Une zone loin d’être spécifique qui, j’ai des photos pour le prouver, servait de zone de stockage des gravats et de base de vie lors de la construction de l’autoroute, dans les années 70… ».

La loi ZAN et les perspectives de repli sur Aux’R Parc ? « A Appoigny, c’est plein, tout est vendu ! Nous ne faisons qu’appliquer les règles de la loi ZAN qui nous demande de travailler en priorité les zones déjà prévues dans les PLU, ce qui est le cas de celle-ci avec ses 90 ha, plutôt que d’aller vers des zones classées N (pour Naturelle) ou A (pour Agricole). La zone concernée par le projet était déjà classée en U depuis vingt ans et c’est tout le sujet… ».

Pour ce qui est des 20 ha cultivés en bio par le lycée La Brosse, l’élu en charge de l’urbanisme, des aménagements et des travaux se veut formel : « aujourd’hui, nous travaillons avec la SAFER et avons des réserves foncières, il est bien clair que chaque hectare utilisé sera compensé à un moment donné. Mais, on ne pourra compenser le lycée, conformément aux règles de la SAFER, que lorsque certains terrains concernés, faute d’un accord avec leur propriétaire, auront été expropriés… ».

 

 

Le PLU est en cours d’évolution via deux procédures

 

Deux procédures d’évolution du PLU sont en cours sur la commune de Venoy. Elles feront ultérieurement l’objet d’une enquête publique et un document en ce sens a été distribué dans toutes les boîtes aux lettres de la commune. Une permanence d’information à l’attention des habitants était également prévue en mairie, le samedi 01er juin, la concertation du public sur ces deux procédures restant ouverte jusqu’au 14 juin prochain pour consulter l’ensemble des dossiers et faire remonter les remarques éventuelles.

Pas certain que les opposants s’en satisfassent. Ils sont bien décidés à mener le combat jusqu’au bout, pour retarder le premier coup de pelleteuse, voire, de ne jamais en entendre l’écho…  

 

Dominique BERNERD

 

 


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Mazette ! On en salive presque d’avance. Logique, les fiches techniques de fabrication de ce menu spécial, à la sauce de Cécile RIOTTE (l’excellente toque du « Vaudésir Aux Hirondelles » à Thizy) s’étale devant le clavier où se rédige cet article. Une entrée, un plat et un dessert des plus gourmands constituent le menu de ce « Grand Repas », édition 2024 où la maîtresse de cérémonie, l’ancienne parlementaire Michèle CROUZET, donne de la baguette (et pas de pain cette fois-ci !) pour que la réussite soit totale, le 03 octobre prochain dans l’Yonne, avec plus de 26 000 repas confectionnés.

 

AUXERRE : L’eau à la bouche. A la mode de Serge GAINSBOURG, avec ce titre éponyme datant de 1960 ? Ou en version nettement plus alléchante encore pour les papilles gustatives, avec le menu qui nous sera proposé par la divine et blonde Cécile RIOTTE, le 03 octobre prochain, à travers le département ?

La souriante cheffe du « Vaudésir Aux Hirondelles » - la belle appellation pleine d’onirisme et de poésie sur la carte de visite ! – jouera le rôle de marraine du cinquième « Grand Repas », édition 2024, ayant comme principe fédérateur de servir le même jour, midi ou soir, un menu identique partagé par tous les citoyens d’un même territoire qui le désirent. Moyennant le prix du repas, tout de même !

La cuisinière a dévoilé il y a quelques jours aux côtés des membres de l’organisation de cet évènementiel gastronomique réuni au lycée hôtelier Vauban le menu officiel qui devra être répliqué (à quelques variantes près, évidemment) chez tous les partenaires de la restauration traditionnelle et ceux de la restauration collective, intéressés par cette initiative très gourmande.

 

Des produits 100 % terroir !

 

Les convives de ce repas hors norme où les produits du terroir seront les vedettes absolues dans les assiettes, pourront se délecter dès l’entrée de « tartines de fromage frais de « La Pierre qui Vire » - une référence dans la production monastique ! – marinée à l’huile de colza, agrémentée de sa fine tranche de jambon du Morvan ». En guise de plat de résistance, une « dodine de volaille fermière farcie à la duxelles de champignons, sauce servie à base du même ingrédient, et ses carottes de couleur glacées au miel du Morvan » (décidément, Cécile RIOTTE nous rappelle sa proximité sectorielle avec la verdoyante contrée de l’Yonne méridionale) et sa crème de chou-fleur. Des plus sympathiques sur le papier ! Cela devrait être similaire, sinon mieux, au palais !

Quant à la conclusion de ce repas spécial, le dessert, il s’agira d’une poire pochée au vin rouge – un grand classique – mais avec sa crème de cassis de Bourgogne sur une crème montée au mascarpone, le succulent fromage transalpin.

Tout ceci est parfait pour que les Icaunais de tous âges, y compris les scolaires, renouent ou découvrent les bonnes sensations olfactives et salivaires de la cuisine avec un grand « C » !

Le but de la manœuvre de ce « Grand Repas » comme devait le souligner une Michèle CROUZET qui prend à cœur sa mission d’ambassadrice des arts de la table de la Bourgogne septentrionale est de réapprendre à bien manger à partir de produits locaux.

 

De nombreux partenaires inféodés à cette opération

 

Manifestation nationale relayée dans la plupart des départements de l’Hexagone le même jour (uniquement la Côte d’Or, la Haute-Saône et l’Yonne en ce qui concerne la Bourgogne Franche-Comté, pourtant contrée de légende pour la gastronomie), le « Grand Repas » pourrait être décliné dès la saison prochaine dans la Nièvre, selon la secrétaire générale de l’UMIH, Corinne ROGUIER.

L’objectif, au niveau quantitatif, serait de battre le nombre de repas préparés en 2023 (22 000) et de tutoyer, voire de dépasser les 26 000 menus servis.

Quant à la politique tarifaire, elle différera d’un établissement à l’autre. Cécile RIOTTE devrait le proposer dans son restaurant à Thizy, aux alentours de 24 euros. Rappelons que l’an passé, une trentaine d’établissements avaient joué le jeu.

Parmi les acteurs de la restauration collective à s’intéresser à nouveau à ce concept culinaire original : le groupe ELITE Restauration et API Resto. METRO restant, de son côté, un fidèle partenaire à l’action, tout comme le lycée des métiers de l’hôtellerie et de la restauration Vauban à Auxerre et le centre de formation par l’apprentissage, le CIFA de l’Yonne.

Quant à l’association « GOURMAND’YONNE », elle en assurera aussi la promotion, dixit l’un de ses fidèles serviteurs, le chef François HENNARD. Cela promet !

 

En savoir plus :

Les restaurateurs et les producteurs locaux peuvent s’inscrire sur le site legrandrepas.fr.

Date de l’opération : le 03 octobre 2024

 

Thierry BRET

 

 


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On n’en parle quasiment jamais ou presque. A peine, une fois par an, lorsque revient la traditionnelle journée de prévention, concoctée au niveau régional par l’AFD. Pourtant, le mal peut être là, en vous, insidieux et sournois. Sans même le savoir, vraiment. Près de quatre millions de nos compatriotes sont ainsi frappés de cette pathologie qui peut engendrer de profondes séquelles physiques. Sur la vue, sur le cardio, sur la nutrition, sur le sommeil,…sur la vie. On estime à plus de 700 000 personnes qui ignorent leur état. Ne serait-il pas grand temps de se contrôler en se faisant dépister comme le propose le Lions Club Auxerre Phoenix !

 

AUXERRE: Une petite piqûre, quasi indolore, effectuée sur le bout du doigt et hop, le tour est joué. La minuscule goutte de sang qui y apparaîtra ensuite servira d’excellent vecteur de communication pour un praticien afin d’en connaître davantage sur votre taux de glycémie. Vous savez, la concentration de glucose qui est dans le plasma sanguin. Un précieux indicateur pouvant révéler votre appartenance ou pas à la catégorie des…diabétiques.

Le 08 juin prochain, à la galerie marchande de l’hypermarché CORA à Monéteau, non loin de l’espace restauration – un endroit éminemment stratégique, et bien choisi par ses organisateurs ! – se déroulera une journée de dépistage de la glycémie. En présence d’une équipe médicale et sur un stand, animé toute la journée par les membres du club service, « Lions Auxerre Phoenix ».

Cette action sociale est placée sous l’égide de l’AFD 89, l’Association Française des Diabétiques de l’Yonne. Le principe est simple. Inciter les consommateurs de la grande surface, diabétique ou non, à se faire tester entre deux achats en un laps de temps record pour en savoir un peu plus sur leur état de santé.

 

 

Si faire reculer la maladie est l’un des leitmotivs favoris des initiateurs de cette manifestation, son objectif repose surtout sur le besoin d’informer sur les risques de la maladie, d’apporter des conseils en matière de nutrition et d’hygiène de vie, de détecter les personnes à risques grâce à ces séances de dépistage et d’orienter les personnes éventuellement concernées par la pathologie vers leur médecin traitant.

En parallèle, il s’agira aussi pour les représentants du club service auxerrois de réaliser le maximum de tests de dépistage coordonnés par l’indispensable équipe médicale.

Une petite piqûre dans le doigt pour passer le reste de la journée l’esprit tranquille, ce n’est pas la mer à boire, non !

 

En savoir plus :

 

Journée de dépistage du diabète du Lions Club Auxerre Phoenix

Avec le concours de l’AFD 89

Galerie marchande de CORA à Monéteau

Toute la journée du samedi 08 juin 2024.

 

Thierry BRET

 

 


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Originaire d’Arras et ne se prédestinant absolument pas pour exercer un métier dans cette filière, la jeune femme gagne aujourd’hui sa « croûte » dans le…fromage ! Surtout depuis qu’elle a épousé son mari, Jean-François, qui est un esthète en la matière en étant affineur. De passage à Auxerre en qualité de présidente du jury du 24ème Concours régional des fromages fermiers, elle nous livre ses impressions. Interview !

AUXERRE : Avez-vous fait de belles découvertes lors de concours ?
En fait, j’ai fait le concours de ma table où l’on avait une dizaine de fromages à goûter et ensuite, je suis allée faire le tour de toutes les autres tables, tant qu’à faire ! (Rires). J’attends le palmarès avec les noms des producteurs car pour certains, j’aimerais bien les avoir en cave, chez moi. Dans notre région, peu de chèvres ou alors très chers, contrairement à ici, où ce matin ils étaient très nombreux, avec cette particularité en Bourgogne, d’être typés « charolais », présentant une pâte très dense et déjà très « goûtue », même quand c’est jeune… ». Alors pour répondre à votre question, oui, j’ai découvert beaucoup de pépites…

Vous connaissiez déjà ces fromages emblématiques de notre région que sont le Soumaintrain, l’Epoisse, le Chaource, le Saint-Florentin… ?
Pour certains, je les ai même déjà en affinage chez nous. J’étais un peu déçue en arrivant ce matin car seulement trois Soumaintrains sur la table et aucun Epoisse ! Un fromage que j’aime particulièrement affiner. Certains confrères vont jusqu’à six mois, je crois que je vais tenter l’expérience. J’affine aussi tout ce qui est « Charolais », « Bouton de culotte mâconnais », « Chaource » également, que j’aime beaucoup travailler en association avec des produits du Nord. Même si les « vrais » fromagers vous disent que le fromage est un produit à part entière, qui se suffit à lui-même, sans besoin d’y associer autre chose… ».

 

 

Une question que l’on a dû vous poser déjà des centaines de fois : quel est votre fromage préféré ?
Je dirai que cela dépend du moment de la journée. J’aime énormément les fromages Suisses, les « pâtes dures », mais pas tous les jours car très puissants en goût, contrairement au Saint-Nectaire dont je mange un morceau chaque matin parce qu’il est « facile, tout en douceur, crémeux, sans complexité, un fromage « bonbon » ! Je n’ai hélas pas toujours à dispo des chèvres « Charolais », à la pâte très dense, au goût très « champignon », même lorsqu’ils sont jeunes. Des fromages que je vais plutôt déguster à l’apéritif, avec du miel parfois, j’aime beaucoup…

D’autres « coups de cœur » parmi les fromages étrangers ?
La France est le plus beau pays de la gastronomie. Je le pense vraiment, mais nous restons un peu sur nos acquis aujourd’hui face à des pays émergents et si l’on ne bouge pas, on risque de se faire talonner ! Comme le Saint-Nectaire, j’adore le Gorgonzola, qui se mange avec juste l’envie de se réconforter, sans réfléchir… J’aime bien aussi le « Manchego » ou parmi les fromages anglais, le « Shropshire », qui n’est pas un AOP, mais un « Stilton » façon colorée. D’autre aussi comme le « Fribourg » d’alpage, mais là, il faut du temps pour réfléchir et bien le savourer… ».

 

Dominique BERNERD

 


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« Pas de quoi en faire un fromage » diront certains. Et pourtant, ce n’est pas tous les jours qu’un concours de cette envergure se déroule dans l’Yonne. Qui plus est, sous les voûtes d’une « vieille dame » née au Ve siècle, joyau du paysage auxerrois. On a connu pire comme « boîte » à fromages ! Un concours qui aura su mettre en valeur et récompenser le savoir-faire de tous ces artisans du quotidien qui contribuent à la sauvegarde d’un patrimoine gastronomique sans pareil, couronné par une organisation sans faille, grâce notamment à toutes les « petites mains » de la Chambre d’agriculture de l’Yonne, à la manœuvre dès les premières heures de la matinée.

 

AUXERRE : Nul doute que Saint-Germain a du se retourner dans son tombeau, peu coutumier de se réveiller sous les saveurs olfactives fleurant bon la vache laitière et le fromage de chèvre ! Sur les tables, pas moins de 220 échantillons venus des quatre départements bourguignons, parmi lesquels 69 icaunais issus de 19 producteurs, répartis en 22 catégories dont une majorité de chèvres déclinés sous toutes les formes, du lactique frais à la pâte pressée, en passant par le mi-sec, l’affiné ou le cendré…

Parmi les 85 jurés, ayant la lourde tâche d’officier, Jean-Michel, un habitué des concours, venu de Seine-et-Marne, mais dont le fromage préféré est le « clacbitou », un fromage de chèvre à la forme dodue, cousin du « Charolais » et originaire du Morvan. Au fil du temps, ce passionné s’est forgé quelques règles : « un fromage doit bien se tenir et ne pas couler, quelque soit son type. Couler est un défaut majeur… ». Il regrette que les jeunes générations privilégient une autre forme de dégustation : « aujourd’hui, les jeunes l’utilisent surtout en cuisine, oubliant d’apprécier le fromage avec du pain comme on a appris à le faire et c’est dommage… ».

 

 

 

Un concours, placé sous la présidence prestigieuse de Virginie DUBOIS-DHORNE. Sacrée championne du monde des fromagers en 2021, la Française est à ce jour la seule tricolore à avoir décroché une telle distinction. Et pourtant, rien ne prédisposait cette thésarde en littérature allemande à « tomber dans le fromage ». Cupidon est passé par là. Elle a depuis suivi son affineur de mari dans l’aventure, bien impliquée aujourd’hui dans l’entreprise familiale basée au cœur même de l’ancienne citadelle d’Arras, devenue au fil du temps « la » référence en matière de fromages dans toute l’agglomération lilloise.

Souriante, avenante et sympathique, la présidente du jour a adressé ces quelques conseils aux jurés à l’ouverture du concours, évoquant les producteurs en lice : « certains fromages peuvent présenter un défaut à la base, mais il faut les encourager et ne pas être trop radical dans vos jugements car c’est leur travail que vous jugez. Ce sont des gens passionnés qui bossent comme des dingues, pour essayer de nous faire plaisir… ».

Au final, ce sont 143 médailles qui ont été décernées dont 52 pour le seul département de l’Yonne, parmi lesquelles 15 en or, 19 d’argent et 18 de bronze.

 

Dominique BERNERD

 

 


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