Jugés le plus souvent trop complexes, voire indigestes par une large majorité d’entrepreneurs, les marchés publics garantissent néanmoins une recrudescence du volume d’affaires pour les artisans qui souhaitent se frotter aux appels d’offres. Dans le cadre de ses Rendez-vous de l’Artisanat, il était logique que la chambre consulaire de l’Yonne se penche en profondeur sur la question en démystifiant ce thème…

 

AUXERRE : L’appel d’offre. Le terme engendre parfois de la nervosité, voire beaucoup de stress, pour les conjointes collaboratrices des artisans. En règle générale, ce sont elles qui, patiemment, compulsent et remplissent les liasses de documents afin de monter le précieux dossier qui permettra à leur époux entrepreneur de décrocher le ou les lots nécessaires, synonymes de business !

Or, la plupart de ces chefs d’entreprise n’osent s’aventurer vers ce marché potentiel qui leur tend les bras. Parmi les dix-sept personnes présentes à la première des trois réunions explicatives proposées par les techniciens de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de l’Yonne, aucune n’avait encore franchi le Rubicon.

Cela n’aura nullement empêché les interrogations de fuser, preuve que la diversification des activités pour les professionnels de ce secteur passe aussi par ce biais.  

Sollicitant les interventions de deux spécialistes de Territoires Numériques, la Chambre départementale voulait apporter le maximum de précisions à ses adhérents lors de cette séance de travail. Durant près de deux heures, Krim HABIBY et Bertrand DUFOUR, se définissant ambassadeurs de proximité, ont approfondi avec démonstration à l’appui les fondamentaux des marchés publics.      

En trois volets, les intervenants balayaient les matières principales à découvrir avant de se lancer dans cette démarche : la plateforme « e-bourgogne », l’ensemble des services déclinés par son intermédiaire, les MPS (marchés publics simplifiés) et le DUME, soit pour les non-puristes de la chose et c’était le cas parmi l’assistance, le Document unique de marché européen.

« e-bourgogne » : la plateforme à consulter gratuitement

Formulaire par lequel les entreprises candidates à un marché public déclarent leurs capacités et leur aptitude à y participer, ce dernier devrait considérablement simplifier les procédures administratives imposées aux sociétés désireuses de candidater.  

A l’avenir, l’obligation de répondre de manière électronique aux marchés publics aura pour heureuse conséquence de bouleverser ce système, facilitant l’accès aux besoins des collectivités dans la plupart des cas. A ce titre, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat délivre une clé favorisant cette signature électronique, valable deux ans pour un coût de 75 euros. Ce support garantit l’identification du signataire et sa fonction. Mais, son pouvoir fonctionnel s’étend aussi à la déclaration de la TVA.

Quant à la plateforme « e-bourgogne », créée par la Région et ses quatre départements sous la forme d’un groupement d’intérêt public, elle propose des services aux collectivités dont une salle de marché public, baptisée « place de marché ». Sa consultation est gratuite pour les entreprises de Bourgogne Franche-Comté. Un choix voulu par ses fondateurs qui souhaitaient mettre à la disposition des entrepreneurs de leur territoire l’ensemble des marchés, y compris ceux commandités par l’Etat.

Quarante années vécues dans le design à l’international forgent les expériences, le savoir-faire et le caractère. C’est ce qui a poussé l’ancien professeur de l’ENSAAD et designer industriel de l’Yonne à concevoir un ouvrage sur les dix étapes essentielles de la création au lancement commercial des produits dont nous sommes friands. Créateur de plus de 2 000 appareils, Michel MILLOT a déjà écrit le second volume de cette trilogie pédagogique à destination des industriels et des étudiants…

 

AUXERRE : Bel opuscule de plus de 200 pages, le « Guide du design industriel », paru aux éditions DUNOD, offre une approche passionnante de la conception des produits qui entourent notre quotidien ménager. Grille-pain, système de douche, station de repassage, cafetière électrique, sèche-cheveux…les objets les plus disparates constituent l’univers professionnel de cette référence incontournable du design à travers le monde. Car tel se définit Michel MILLOT. Un personnage aux multiples talents en matière de créativité qui ne pratique jamais la langue de bois mais avec un cœur gros comme ça !

La désobéissance est source d’innovations

« Ce guide s’adresse tant aux étudiants qu’aux professionnels des domaines concernés par l’activité de conception en général et celles des produits en particulier. C’est surtout un travail de clarification qui a nécessité de la méthodologie avec des informations précises étayées par des recommandations pour le design… ». Dans cet opus, Michel MILLOT aborde aussi les relations parfois tendues et complexes qui existent entre les designers et leurs collègues qu’ils soient techniciens, marketeurs ou directeurs de société. Une chose est sûre : le designer bénéficie le plus souvent de liberté et d’autonomie pour faire jaillir la lumière de la création.

« Aujourd’hui, le design industriel souffre d’un manque de consensus quant à l’identification et à la définition des notions les plus élémentaires. Le verbiage qui peut en résulter constitue une sérieuse entrave au développement de la discipline, tant au niveau de sa pratique professionnelle, que de son enseignement et de l’information sur les produits… ».

Découpant son livre en dix chapitres, l’auteur nous plonge dans les étapes clés d’un processus créatif menant au développement du concept. Entre tests de prototypes et études concrètes. Entre analyses des produits concurrents et participation à la mise en production.

« Les nouveaux concepts doivent être dotés de réelles qualités d’usage, esthétiques, environnementales, techniques et commerciales. En clair, le design ne se cantonne pas à une simple affaire de belles formes ni à une meilleure mise en œuvre de matériaux ou de procédés de fabrication… ».

Une présence affirmée en Asie pendant une décade 

Ayant dispensé un enseignement du design pendant de nombreuses années à travers l’Europe, Michel MILLOT a trouvé avec la Chine, et surtout à Canton, un terrain de prédilection durant une décennie où il a démontré son sens absolu de la créativité.

« J’ai exercé mon métier au Centre Beaubourg de Paris durant quatre ans avec un pôle d’une vingtaine de collaborateurs en recherche et développement, explique-t-il, mais c’est sur le continent asiatique que j’ai donné libre cours à ma vocation… ».

Là-bas, il a conçu notamment un nouveau prototype de quad pour un industriel de Taïwan. Mais, le designer bourguignon a aussi développé des partenariats pour le compte de géants de l’électroménager et de l’automobile, à l’instar des sud-coréens Daewoo et Hyundai.

La liste de ses créations est loin d’être exhaustive : des produits d’électroménager de type sèche-cheveux, fers à repasser, des créations d’objets pour l’environnement cuisine et salle de bains, du high-tech, du matériel d’outillage, des rasoirs électriques, de la serrurerie, des jouets, du mobilier, des coffre forts, des ustensiles de puériculture, des enceintes acoustiques et des haut-parleurs, et même une collection de sex-toys !

Pour celui qui considère que « le design est devenu un concept très galvaudé aujourd’hui et peu maîtrisé par de véritables spécialistes, ceux-ci se comptant sur les doigts de la main », le temps du témoignage pédagogique fait office de nécessité. D’où la rédaction de ce premier tome. Il suscitera peut-être de nouvelles vocations professionnelles parmi des étudiants pugnaces. Mais, il encouragera sans doute les entrepreneurs à appréhender autrement cette discipline fondamentale de la créativité industrielle…

Cinq décès, trente blessés dont dix-sept hospitalisés : le bilan de l’accidentologie n’est guère fameux sur les routes du territoire icaunais à la fin du mois de juillet. Malgré une baisse de 29 % par rapport à la période équivalente de 2016, automobiles, deux roues et piétons sont toujours aussi exposés avec  le non-respect des règles de circulation comme cause prioritaire…

 

AUXERRE : A peine installé, le nouveau préfet de l’Yonne, Patrice LATRON, a dû découvrir les chiffres des services de la Sécurité routière, faisant état de l’accidentologie sur les routes du département. Et au vu des premières indications, et de l’analyse de ces statistiques, il devrait rester inflexible à toute velléité d’assouplissement des règles de circulation.

Au contraire, le représentant de l’Etat a même souhaité renforcer les opérations de contrôle de vitesse et d’alcoolémie en cette fin de période estivale. Pour s’en expliquer, son service de communication a insisté sur la hausse du nombre de véhicules circulant sur les autoroutes et routes de l’Yonne ; cela entraînant une dégradation des conditions de circulation.

Si la conduite sous l’emprise de l’alcool représente 17 % des accidents, soit 6 personnes tuées depuis ces douze derniers mois, les pertes de contrôle imputables à une vitesse excessive occasionnent encore 20 % des sinistres (7 décès). Mais, l’essentiel de l’accidentologie prend sa source dans le non-respect du code de la route et de l’application des bonnes règles de conduite. 32 % des accidents sur la saison 2016/2017, ce qui aura engendré 11 morts.

Un taux de gravité des accidents supérieur à la France

Rapporté à la population, le nombre de personnes tuées par million d’habitant demeure très élevé dans l’Yonne, avec un taux de gravité de 102 alors que l’indice de référence nationale n’excède pas…54 !

Seule lueur d’espérance dans ce tableau assombri par tant de mauvais chiffres, les résultats de la plupart des indicateurs de l’accidentalité de ce mois de juillet sont en diminution : baisse de 29 % du nombre d’accidents (22 sinistres contre 31 en 2016), baisse de 21 % du nombre de blessés (30 blessés contre 38 en 2016) et baisse de 35 % du nombre de blessés hospitalisés (17 personnes hospitalisées contre 26 en 2016).

Mais, hormis le nombre de tués sur nos routes (il s’élève à cinq décès en juillet 2017 contre sept l’année antérieure), les évolutions du cumul de ces indicateurs sont par contre toutes en hausse pour 2017. Et le mois d’août, point culminant des départs en vacances, n’a pas encore livré son verdict.

Les créateurs d’entreprise constituent une cible à privilégier pour les responsables du Crédit agricole Champagne Bourgogne. Après le succès rencontré lors des trois « Cafés de la création », menés au printemps à Dijon, Troyes et Avallon, l’établissement bancaire pense déjà capitaliser sur la poursuite de cette démarche incitative dès la saison prochaine.

 

DIJON (21) : « Les Cafés de la création sont devenus le rendez-vous incontournable où les futurs entrepreneurs de la région Champagne Bourgogne obtiennent les réponses indispensables à leurs interrogations. Et surtout des contacts précieux et utiles, propres à les aider dans le développement de leur projet… ».

Directrice des marchés des particuliers, des professionnels, du marketing, du multicanal et de l’innovation, Isabelle AUGRAIN résume ainsi la philosophie de l’opération, déclinée entre avril et juin, dans les trois départements couverts par le groupe.

Depuis le lancement de cet événement, ce sont 170 porteurs de projets aux profils différents qui ont ainsi pu bénéficier de ces échanges, vécus dans un esprit constructif.

Soutenu par une dizaine de partenaires, et non des moindres (Chambre de Commerce et d’Industrie, Chambre de Métiers et de l’Artisanat, Ordre des avocats du barreau d’Auxerre, Ordre des experts-comptables de Bourgogne Franche-Comté, Chambre départementale des notaires, Pôle emploi ou le Régime social des indépendants de Bourgogne-RSI), le Crédit agricole a conçu le temps de cette rencontre conviviale un espace de discussion où étudiants et demandeurs d’emploi mais aussi les personnes en reconversion professionnelle, voire des retraités s’exprimaient en totale liberté. Qu’ils soient d’ailleurs clients ou pas de l’établissement bancaire, tous étaient les bienvenus à ces rendez-vous.

Quant aux informations glanées çà et là par les entrepreneurs en devenir, elles portaient sur les fondements de la création d’un outil de travail personnalisé : comment construire un projet ? Quelles formalités engager ? Quel budget et comment le financer ? Quelles sont les aides à solliciter et auprès de quels organismes ? La récurrente question du statut social occupait un point essentiel de ces séances informatives.

Autant de sujets qui n’auront pas manqué d’interpeller les personnes en quête d’un véritable projet professionnel…et qui ne savent pas toujours comment s’y prendre parmi les méandres juridiques, fiscaux et administratifs.

 

Six heures à peine après sa prise de fonction, Julia CAPEL-DUNN, nouvelle sous-préfète d’Auxerre et directrice de cabinet du préfet de l’Yonne Patrice LATRON, a pris ses premiers contacts avec les médias du territoire icaunais. Histoire d’évoquer son futur mode opératoire, de se présenter au travers un parcours plutôt flatteur et d’en savoir davantage sur le nouveau département qui l’accueille…

 

AUXERRE : « Je ne suis présente dans le département de l’Yonne que depuis quelques heures, mais je sais déjà que certains dossiers importants m’attendent sur le coin d’un bureau ! ». Avec un zeste d’humour, la nouvelle sous-préfète d’Auxerre, Julia CAPEL-DUNN, sait que les prochaines journées de son emploi du temps seront très chargées.

Entre les visites protocolaires aux milieux institutionnels et économiques, la gestion de dossiers quelque peu brûlants et la découverte de ses collaborateurs, la directrice de cabinet du nouveau préfet, lui-même en poste depuis le 21 août, ne devrait pas chômer un seul instant.

Agée de 41 ans, la diplômée de l’Institut régional d’administration (IRA) de Lyon troque une fonction similaire de sous-préfète des Ardennes (elle occupait le poste depuis avril 2013 à Sedan) pour une double activité de sous-préfète et directrice de cabinet dans l’Yonne.  

Un binôme efficace avec le nouveau préfet

Durant deux saisons, la jeune femme, passionnée de littérature et civilisations étrangères (licence obtenue en université à Dijon) s’applique à gérer de manière optimale d’importantes problématiques liées à l’économie dans une contrée plutôt éprouvée par la crise tout en abordant ses aspects sécuritaires. La Belgique n’étant distante que d’une trentaine de kilomètres de la seconde ville de ce territoire excentré…

Chef du département des réfugiés et de l’accueil de demandeurs d’asile au secrétariat général à l’immigration et à l’intégration au ministère de l’Intérieur en 2008, Julia CAPEL-DUNN remplace Emmanuelle FRESNAY, entre-temps nommée au sein d’une direction de ce grand ministère d’Etat.

« Je ne vois que des avantages à mon affectation dans l’Yonne, devait-elle préciser pour conclure, nous devrions former un binôme complémentaire avec le nouveau préfet, Patrice LATRON, prêts à prendre en main la gestion de tous les dossiers prioritaires… ».

Une équipe efficace au service de l’Yonne : c’est tout ce que l’on peut souhaiter aux habitants de ce territoire…

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