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Non à « l’ubérisation » des services publics, oui à la hausse des salaires ! La canicule ne semble nullement grever les ardeurs revendicatives des éboueurs de l’Auxerrois après une dizaine de jours de mouvement d’humeur alors que le conflit social gagne en proportion. Il concerne dorénavant l’ensemble des services de la Ville d’Auxerre et de l’Agglomération. Pour une durée indéterminée ?

 

AUXERRE : Sans doute seront-ils nombreux ce mardi en début de soirée alors que la touffeur aura atteint à son paroxysme à battre le pavé sur la place de l’hôtel de ville pour protester contre les dérives sociales observées dans les services publics. A l’appel de la NUPES (Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale), un rassemblement citoyen sera organisé sous les fenêtres de la mairie afin que les éboueurs fassent entendre leurs voix et obtiennent satisfaction.

Pour l’heure, c’est loin d’être le cas selon les porte-voix de la formation des gauches (La France Insoumise, Parti Communiste, Parti Socialiste, Europe Ecologie Les Verts) à l’origine de cette manifestation en place publique.

Même si le président de l’Agglomération Crescent MARAULT a pris soin d’accorder des concessions favorables aux grévistes, « cela ne suffit pas » de l’avis de l’opposition municipale.

 

 

L’aumône faite par Emmanuel MACRON ne changera rien…

 

Les grévistes ont validé le principe de la poursuite du mouvement entamé depuis le 07 juillet, ne trouvant pas leur compte tant au niveau des salaires – « un refus catégorique de l’édile d’Auxerre d’ouvrir les négociations » - que celui des embauches. Les grévistes exigent en effet que tous les vacataires soient recrutés afin d’éradiquer la précarité de leur existence avec laquelle ils doivent composer d’ordinaire.

Naturellement, la question ô combien cruciale du pouvoir d’achat est dans toutes les têtes. Etranglés par l’explosion des prix, imputables à divers facteurs conjoncturels mâtinés de spéculation, les éboueurs comme l’ensemble des salariés exerçant leur savoir dans les services publics sont au bout du rouleau en cette période estivale.

« Ce ne sont pas les 3,5 % de revalorisation du point d’indice dans la fonction publique ni l’aumône faite avec les chèques d’Emmanuel MACRON qui vont y changer quelque chose se plaît-on à commenter du côté de la NUPES.

D’autant que l’inflation toujours aussi exponentielle s’envole pour atteindre des sommets de près de 6 %, jamais obtenus depuis longtemps.

 

Comparer les agents des espaces verts et ceux de la collecte des déchets est irrecevable…

 

Localement, la NUPES est catégorique : il ne faut pas se tromper de responsables, malgré le contexte sociétal de l’instant.

« Cette situation de blocage incombe en premier lieu à la responsabilité du maire d’Auxerre et président de l’Agglomération Crescent MARAULT, affirme dans un communiqué de presse les représentants de la gauche unie, il ne répond pas à leurs revendications légitimes… ».

La détermination des agents de collecte des déchets est telle qu’en l’absence de réelles négociations entre les parties, le mouvement progresse et se propage dorénavant à d’autres secteurs territoriaux. Les rémunérations, quant à elles, sont en droite ligne de toutes les revendications pour faire infléchir les décisions de l’élu auxerrois.

Parallèlement, les conseillères communautaires et  municipales Maud NAVARRE et Farah ZIANI estiment que la « grève doit cesser ».

« Nous renouvelons notre soutien envers les agents de collecte des déchets. La semaine dernière, nous avons multiplié les appels auprès du maire-président : mails, demandes de rendez-vous pour évoquer cette situation compliquée. Nos demandes sont demeurées vaines. Nous déplorons cette absence de dialogue. De même, les quelques éléments de réponse publiés sur la page Facebook de la ville d’Auxerre le 13 juillet dernier sont insuffisants. Nous saluons le fait que le maire-président accepte de faire travailler les agents de collecte les jours fériés, mais les autres points n’ont pas été entendus, notamment celui, très important, sur les salaires. Comparer les salaires des agents des espaces verts avec ceux des agents de collecte des déchets est pour le moins maladroit tant les conditions de travail diffèrent… ».

 

 

Réduire les dépenses en s’abstenant de combler les départs des agents…

 

Rappelons que lors du confinement de 2020, tout le monde saluait le travail de ces métiers essentiels à la vie quotidienne, à l’instar de celui des éboueurs. Or, deux ans plus tard, ils sont en grève pour réclamer légitimement une revalorisation salariale alors que leur régime indemnitaire n’a pas augmenté depuis 2019. Un étrange paradoxe, en vérité !

Du côté des représentants d’Auxerre Ecologie Solidarités (Florence LOURY et Denis ROYCOURT), son de cloche en parfaite harmonie : ils dénoncent eux-aussi la politique de la majorité municipale qui est de réduire les dépenses de fonctionnement en diminuant la masse salariale par le non-recrutement en cas de départ des agents. « 150 emplois doivent être supprimés, rappellent-ils en chœur, sur la durée du mandat ».

Invitant l’élu d’Auxerre à revoir sa « politique mortifère » envers les « premiers de corvée » que sont les éboueurs, Florence LOURY et Denis ROYCOURT fustigent les choix de Crescent MARAULT d’avoir emprunté les habits de briseur de grève, une attitude qui compromet sa position de neutralité entre des agents qui souffrent et une population qui s’inquiète de plus en plus…

De leur côté, Crescent MARAULT et les élus mettent la main à la patte en assurant au nom de l’exemplarité citoyenne la salubrité du cœur de ville afin de préserver le bien-être des habitants et des touristes, se transformant en éboueurs le temps d’une collecte de déchets. Allez, chiche, il n'est pas si sûr que tous les élus en face de même !

 

Thierry BRET

 


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En filigrane, la stratégie de la municipalité répondait à un objectif bien précis. Celui de favoriser la découverte de producteurs locaux et inciter les consommateurs du cru à pratiquer l’économie de circuit court. Pour se faire, elle a donc décidé de lancer le 30 avril dernier le premier rendez-vous commercial de proximité accessible à tous : un marché. A base d’étals de produits alimentaires, mais pas seulement…

 

MONETEAU : Hebdomadaire, le « P’tit Marché » a adopté une allure de croisière tranquille dans le paysage consumériste de la localité périphérique d’Auxerre. Un rendez-vous bon enfant qui est accueilli sur la place de l’église. Il est devenu au fil de l’eau l’épicentre de la concentration des villageois chaque samedi matin.

Il est vrai que prendre le temps de flâner, le panier de provisions bien garni sous le bras, et de discuter le bout de gras avec les commerçants non sédentaires en quête des produits adéquats n’est pas pour rebuter les consommateurs une fois le terme de la semaine venu.

L’Yonne, c’est l’une de ses caractéristiques en matière d’attractivité touristique, possède une véritable tradition commerçante autour de ces fameux marchés aux origines parfois séculaires qui méritent d’être fréquentés sans demi-mesure.

Le 30 avril dernier, l’équipe municipale a donc porté sur les fonts baptismaux ce rendez-vous, l’ayant au préalable inscrit dans son plan de mandat.

 

Une animation à vivre chaque samedi jusqu’à la fin novembre…

 

Ainsi, promouvoir les spécialistes de l’agro-alimentaire du terroir représentait une priorité quasi absolue. Comme peut l’être l’amélioration du bien-vivre ensemble, l’essor du numérique ou le resserrement des liens sociaux qui peut être identifié par la présence d’un tel outil de communication.

Depuis avril, une dizaine de producteurs locaux investissent la place centrale de la bourgade où trône l’édifice religieux, en suscitant les envies gourmandes des acheteurs, férus de légumes et de fruits frais. Il en sera ainsi jusqu’aux premiers frimas de l’hiver puisque le marché de Monéteau mettra alors, provisoirement, la clé sous le paillasson avant de revenir selon toute vraisemblance dès le printemps prochain.

D’ici là, l’animation marchande offrira aussi aux touristes de passage l’opportunité de pouvoir s’arrêter dans la commune afin de profiter de ce moment convivial et gourmand en terre de l’Yonne.

 

 

 

En savoir plus :

 

Le marché de Monéteau se découvre chaque samedi matin de 09 h à 13 heures sur la place de l’église.

Pour toutes informations complémentaires : la Ville de Monéteau au 03.86.40.63.93.

Contact : Vanessa ROY au 06.76.21.44.10.

 

Thierry BRET

 


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L’endroit se targue d’être une sérieuse référence en matière de rhums en Bourgogne Franche-Comté. De fabrication artisanale, certains de ses produits ont même été récompensés lors du Salon international de Bruxelles, en 2021, le « Spirits Sélection ». Notamment le fameux « Kama Sutra » à l’appellation si évocatrice et sensuelle, breuvage contenant des épices et de la vanille, au goût fort apprécié des noctambules qui fréquentent avec la constance d’un métronome la « Cave aux 13 Ors »…

 

MONETEAU : La provenance de la clientèle n’usurpe en rien la qualité des produits que l’on vient acquérir en ce lieu connu des seuls « initiés » ou presque ! Troyes, Dijon, Orléans, Paris… : les aficionados de rhums arrangés – ils sont de plus en plus nombreux à consommer cette boisson aux relents exotiques en France, voire à en collectionner les dives bouteilles dans leurs bars personnels - ne comptent plus leurs kilomètres à parcourir pour venir s’approvisionner dans l’une des rhumeries les plus huppées de la Bourgogne : la « Cave aux 13 Ors » !

L’établissement possède une véritable notoriété qui dépasse les frontières de notre territoire, le plus septentrional de la région, pourtant axé sur des produits viticoles.  

On y trouve, certes, les boissons des pirates des Caraïbes mais également un large éventail de vins et de spiritueux.

 

 

Une appellation au nom mnémotechnique reconnaissable !

 

Pourtant, la renommée de ce commerce haut en couleurs, opérationnel depuis juillet 2020 – la crise de la COVID aura tout naturellement perturbé son rythme de croissance à ses débuts – repose sur l’un de ses rhums artisanaux, de conception locale, où le mélange des saveurs, à base d’épices et de vanille, propose la différence au niveau du goût.

Le nom se retient dès la première écoute. Facile, comme moyen mnémotechnique, son instigateur, Anthony GOULIER, l’a baptisé d’une appellation identifiable parmi mille : « Kama Sutra » ! Une boisson qui doit peut-être emmener les esthètes de la spécialité vers le septième ciel ?

 

 

Un produit made in Yonne reconnu à l’international…

 

Ce rhum d’ambiance à la couleur ambrée, très apprécié des spécialistes, se découvre dans un étrange contenant… à la tête de mort ! Un clin d’œil à la raison sociale de la vitrine commerciale de l’entrepreneur icaunais qui n’a pas hésité à faire concourir son produit à l’incontournable salon bruxellois, le « Spirits Sélection », rendez-vous international qui distingue les boissons spiritueuses en provenance des quatre coins de la planète : whiskies, cognacs, brandys, rhums, vodkas, gins, grappas, etc.

Aux côtés de sa compagne, Anne-Ludivine MAULET, Anthony GOULIER exploite avec succès cet endroit qui branche les amateurs de boissons de caractère, suscitant également des atmosphères dansantes et thématisées qui varient selon les jours de fréquentation : de la salsa aux danses de salon, du karaoké aux univers rétro et musette, des concerts acoustiques avec le chanteur GEHEL, aux ambiances plus enivrantes du dance-floor version DJ.

Quant au « Kama Sutra », il est à découvrir avec modération, pour titiller votre flamme et votre palais, et vous faire une idée précise de ce qu’est un rhum arrangé dans les règles de l’art !

 

Thierry BRET

 


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Satanée crise sanitaire ! Il aura donc fallu patienter plus de deux ans pour que l’inauguration officielle de la quatrième vitrine commerciale du groupe indépendant d’agences immobilières de l’Yonne, apparu en 2013, se fasse ! Posant ainsi de son jalon indélébile sa marque de fabrique sur le Centre-Yonne en accueillant clientèle et institutionnels dans l’un des lieux les plus emblématiques de Migennes, son cabaret de légende.

 

MIGENNES : Pénétrer dans un tel endroit ne peut raviver que de bons souvenirs. Même si le public, venu en nombre ce soir-là, ne devait pas assister à l’un des concerts inspirés qui ont fait le succès de l’établissement au fil des décennies. Comme quoi, le cabaret « L’Escale » sait aussi pratiquer l’art et la manière de la diversification, en privatisant son espace au bénéfice des entreprises du cru.

Si le lieu, mythique, aura connu les débuts de Johnny HALLYDAY, Jacques BREL, Charles TRENET, Juliette GRECO ou encore Charles AZNAVOUR depuis les confins des années 60 ; la programmation du jour se voulait être positionnée sur un tout autre registre, avec les retrouvailles du groupe immobilier, 123, et le public local. Un auditoire, fourni et attentif à la moindre explication de texte, sachant applaudir la présence scénique des « artistes » d’un soir.

Celles et ceux qui structurent, en y apportant savoir-faire et volontarisme dans leur engagement professionnel, l’une des plus belles réussites immobilières de notre territoire : le groupe 123 Immobilier.

 

 

Une cerise sur le gâteau pour le dixième anniversaire en 2013…

 

Excusez du peu, mais voilà une entité entrepreneuriale qui présente un excellent bilan de santé après deux terribles saisons vécues avec la COVID. Certes, il se sera écoulé un peu plus de vingt-quatre mois avant d’officialiser de manière festive et protocolaire l’ouverture de cette quatrième agence, rayonnant sur le middle Yonne.

Un point de détail qui n’altère que le calendrier, en fait. Car, pour le reste, tout semble bien huilé dans le mode opératoire de cette société qui célèbrera en 2023 son dixième anniversaire. Avec en guise de cadeau, façon cerise sur le gâteau, l’implantation pour le groupe d’un cinquième site, à l’ouest du département. Précisément à Aillant-sur-Tholon.

Solidement implanté dans la capitale de l’Yonne, avec deux points de vente, l’un ouvert rue de Paris, l’autre avenue Gambetta, le groupe 123 Immobilier n’en omet pas pour autant dans sa stratégie de conquête de parts de marché de montrer sa présence en périphérie des grandes villes – l’agence à APPOIGNY fonctionne sans relâche depuis 2015 – avant de se concentrer sur le bassin économique de Migennes et de ses environs.

Un choix qui convainc aujourd’hui encore les proches collaborateurs de Baptiste CHAPUIS, chef d’orchestre de cette formation en mode symphonique qui croît en effectif d’année en année, excédant désormais la vingtaine de professionnels.    

 

  

 

De la petite goutte d’eau à l’immensité de l’océan… 

 

Ainsi, Audrey, responsable de l’agence locale placée sous le feu des projecteurs, apportera son vibrant témoignage sur les orientations anticipées de Baptiste CHAPUIS et de son alter ego, Daniel DEVOS, lorsqu’ils décidèrent de créer une vitrine supplémentaire dans l’avenue principale de la cité cheminote.

Elle narrera avec moult détails le fameux « jour J », celui de l’ouverture de ce quatrième espace, un 02 janvier de l’an de grâce 2020 et des journées qui précédèrent où les collaborateurs devinrent des déménageurs pour agrémenter du mieux possible les bureaux avant d’accueillir leurs premiers clients.

« Souvenirs, souvenirs », comme le chantait si bien un Johnny encore juvénile sorti de l’âge tendre en 1961 !

« Nous sommes des acteurs dans la vie de celles et ceux que nous rencontrons, poursuivit la jeune femme plutôt prolixe dans ses propos, montrant ainsi sa fierté d’appartenir à une véritable famille professionnelle, nous sommes à l’image de celle renvoyée par les cheminots dont je suis issue familialement. D’ailleurs, n’oubliez jamais cette maxime que nous appliquons au sein de notre groupe : « Seuls, nous ne sommes que des gouttes d’eau, ensemble, nous formons un océan… ».

 

 

L’attractivité foncière de Migennes s’en trouve renforcée…

 

Puis, le « dernier bébé » de la maternité de Migennes – cela ne nous rajeunit pas ! -, Marine, autre collaboratrice du groupe 123, s’avança au pupitre pour y exprimer son ressenti façon enthousiasme débridé. Chargée commercialement du secteur de Brienon-sur-Armançon et de Saint-Florentin, la jeune femme aime parcourir les rues pour y distribuer des flyers, avec une pugnacité dont les agents immobiliers évoluant dans « Chasseurs d’appart » n’ont rien à envier !

Jouissant d’une longue expertise dans la vente de biens depuis une vingtaine d’années, Grégory a quitté, quant à lui, Auxerre pour relever le défi de la nouvelle agence de Migennes, en rejoignant Audrey et Marine. Il s’occupe de l’un des secteurs clés de ce bassin économique à fort potentiel : le Jovinien.

 

 

Il restait ensuite à François BOUCHER, président de la Communauté de communes et édile de Migennes de conclure la série de discours, en apportant sa touche personnelle sur cet évènement indissociable de l’attractivité foncière de la ville et son regard de « commerçant » puisque sa propre vitrine est installée juste en face de l’agence : « je peux ainsi surveiller celles et ceux qui travaillent, plaisantera-t-il !

Un clin d’œil amusé adressé à Baptiste CHAPUIS qui donne d’ores et déjà rendez-vous à ses clients et aux observateurs de la vie économique à l’année prochaine avec l’ouverture déjà attendu du futur site de l’Aillantais.

 

Thierry BRET

 

 

 

 


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4900 kilomètres aller/retour pour rejoindre à moto, depuis le Sénonais, (et en revenir aussi !), la cité blanche au pays bleu, plus communément dénommée, Lisboa (Lisbonne) ! Ce fut récemment notre objectif commun, avec « Gégé » et « Oliv », plus particulièrement pour célébrer le cinquantenaire de nos amitiés familiales ! 1972 : une autre France, celle d'une autre époque !

 

LISBONNE : Cette semaine passée chez nos voisins et amis de ces pays ibériques, dont bon nombre d'icaunaises et d'icaunais sont originaires (on pense notamment à la ville de Fafe au nord de Porto) fut des plus intéressantes. En effet, lorsque désormais l'on traverse la France, par ses chemins de traverse, on peut y observer, avec autant d'incrédulité que de réalisme la quasi- disparition de moult commerces villageois ou citadins.

Adieu bistrots, auberges de bord de route, et autres. Tout y est bien souvent fermé à tout jamais, ou encore à vendre. L'Yonne et la Nièvre n'échappant pas à cette terrible et actuelle spirale de déshumanisation.

Seules demeurent bien souvent  ces zones commerciales aux entrées d'agglomération, sans âme aucune, avec ces sortes d'usines alimentaires liées à des chaînes d'inspiration américaines. C'est triste, mais c'est ainsi.

 

 

L’accueil si sympathique dans les estaminets…

 

Rien de tout  cela chez nos voisins, chez lesquels demeurent encore nombre de commerces locaux. Dans vingt ans, sera-ce encore le cas ? Trop tôt pour le dire, mais  aujourd'hui en 2022, cela existe encore, alors une fois franchies les Pyrénées, sachons en profiter !

Force est de reconnaître aussi, que bien souvent ces estaminets - et leurs toilettes ! - y sont d'une propreté irréprochable et que l'accueil y est plutôt gentil ! Les chaînes d'infos n'y règnent pas en maîtresse absolue, et du coup, les gens discutent entre eux. C'est bête, mais il fallait y penser !

 

 

Il y a toujours des clients même en rase campagne…

 

Le café y est plutôt bon, et avec l'apéritif, olives, fromages ou rondelles de saucisson y sont aimablement  servies. Au nord de Porto, dans un petit hameau cerné de vignes, tandis que nous nous arrêtons dans un petit café, où nous commandons trois verres de « vinho verde », histoire de se désaltérer de cette route sous 35 degrés, il nous fut apporté une carafe de vin bien frais, du pain, du fromage ainsi que des olives. Le tout pour 4 euros ! Oui, vous avez bien lu. Du coup, il y a toujours des clients dans ces établissements, même en rase campagne.

 

 

Une appréciable liberté qui n’est pas normée comme en France…

 

Ce petit geste de service fait plaisir à la clientèle. Il est pratiqué aussi en Italie, bien souvent. Mais, nos bistrotières et bistrotiers hexagonaux, eux, l'ont totalement oublié. Cela n'obère pourtant pas le chiffre d'affaires, peut-on penser. Au contraire, on peut songer que cela pourrait générer un retour - ou une venue nouvelle - de certains clients.

Peut-être existe-t-il encore dans ces deux pays que sont l’Espagne et le Portugal, une forme d'appréciable liberté qui chez nous, devient  chaque jour, plus strictement normée.

 

 

Des 200 000 bistrots des années 60, il doit n'en demeurer qu'environ 28 000 à ce jour. Ce symbole de la France heureuse est en train de disparaître. Point besoin de les « muséifier » pour les bobos parisiens ! Il faut juste les faire vivre pour ce qu'ils sont, ces chouettes lieux de vie et de convivialité !

A charge aussi pour ces professionnels de s'adapter parfois, en regardant ailleurs - pas très loin d'ailleurs !- ce qui se fait de bien !

En la matière......gracias et obrigado à nos voisins, qui en demeurant fidèles à certains fondamentaux, contribuent à une certaine forme de pérennité commerciale.

 

Gauthier PAJONA

 

 

 

 


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