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Dans ce vaste pays constitué de hauts plateaux et situé dans la corne de l’Afrique, les antagonismes opposant d’ordinaire les communautés chrétiennes et musulmanes n’ont pas lieu d’être. Ce berceau de l’humanité abrite de nombreuses croyances qui y vivent en étroite osmose et parfaite harmonie. C’est le sens profond de cette foi partagée et de ce respect inébranlable en l’autre où se confondent altruisme et humilité qu’ont voulu traduire, au gré d’illustrations photographiques de très belle maîtrise et de textes emplis de lyrisme et de poésie vagabonde, les deux artistes Paola VIESI (photographie) et Elisabeth FOCH (rédactionnel) qui estampillent ce travail commun. Accueilli comme un symbole dans l’antre même de ce qui fut hier encore la pharmacie des pèlerins en quête de secours, consolation et espoir au cœur de l’actuel Centre hospitalier de Tonnerre jusqu’au 25 mars, ce voyage initiatique, fait de portraits et d’écrits, s’appréhende dans la grâce et la sérénité au cœur de l’ex-empire du Négus Hailé SELASSIE.  

TONNERRE : Accrochés à leurs cimaises, neuf portraits dévisagent les visiteurs qui pénètrent dans ce vaste espace dédié dorénavant aux expositions artistiques et culturelles. Si autrefois, cet endroit faisait fonction de pharmacie hospitalière pour panser les plaies des corps et soigner les blessures de l’âme des pèlerins, il n’en est plus rien aujourd’hui dans sa nouvelle configuration.

Pourtant, les œuvres dévoilées jusqu’à la fin du mois de mars possèdent de réelles réminiscences avec ce site chargé d’histoire. La piété de ces femmes et de ces hommes, venus d’un autre monde, celui de cette Afrique oubliée et méconnue de nos concitoyens, crée ce lien indéfectible entre ces différents univers. Les croyances de l’humanité, si souvent décriées dans notre société contemporaine et causes de multiples entraves belliqueuses de par la planète, trouvent ici un havre de paix pour s’y poser. Sans l’ombre d’un quelconque prosélytisme.

Les portraits de pèlerins chrétiens et musulmans en recherche de sagesse…

Prendre le soin de se plonger attentivement dans le regard de ces neuf personnages qui fixent l’objectif de Paola VIESI, qui a pourtant réalisé ses prises de vues à la dérobé et en toute discrétion, c’est aussi s’ouvrir vers le monde. Et l’inconnu. Celui de ces enfants et de ces femmes enrubannées de leurs pèlerines, de ces hommes à la fleur de l’âge qui recherchent à la lecture des textes sacrés les tréfonds de la vérité.

Moines, prêtres, nonnes, ermites, pèlerins…ces visages graves et concentrés sont en quête de leur Graal intérieur. Qu’ils soient orthodoxes, chrétiens ou musulmans. Une fois l’an, ces chercheurs de la paix intérieure cheminent le long des routes par n’importe quel moyen de locomotion pour se rendre vers deux lieux de culte. A LALIBELA où ils y célébreront « Ledet ». Ou vers le mausolée de Sheikh Hussein afin d’y vivre le « Dhû l’Hijja ».

Paola VIESI et Elisabeth FOCH ont eu la chance de pouvoir s’immerger sur une longue période dans ce pays authentique aux 280 dialectes. De cette expérience unique, les deux artistes en ont tiré un ouvrage publié aux éditions Actes Sud.

« A travers nos écrits et visuels, explique Elisabeth FOCH, ce livre explique le cheminement de ces deux pèlerinages essentiels en terre éthiopienne. Au contact de ces femmes et de ces hommes pieux qui accomplissent ce double rituel selon leurs croyances. Celles-ci leur permettent de survivre dans un environnement complexe, parfois hostile, malmené par les chaos de l’histoire. La rencontre avec les éléments (la terre, les cendres qui possèdent des vertus curatives, les animaux…) procure à ces personnes une foi inéluctable leur donnant accès à une autre dimension par la transe ou par le jeûne ».

Fascinée par l’Afrique, la photographe romaine Paola VIESI a troqué son parcours professionnel vécu dans les ressources humaines pour développer ses qualités artistiques spécialiste des clichés inattendus.

« L’Afrique est à l’origine de l’art contemporain qui a changé le point de vue sur le classicisme, concède-t-elle, depuis 2002, mon objectif est de montrer les valeurs de ce continent, en collaboration avec l’UNESCO… ».

Une terre originelle source de spiritualité…

Cela s’est concrétisé par la découverte d’une trentaine de pays dont l’Ethiopie où elle s’est installée durant une décade. Sa rencontre avec la journaliste Elisabeth FOCH fut déterminante sur la construction de ce projet aujourd’hui abouti.

« Je me suis vraiment immergée dans ce pays en imaginant le contexte de ce que j’avais lu dans la Bible, explique-t-elle, l’Afrique offre réellement la possibilité de comprendre les origines de l’homme. Cela m’a toujours attirée de découvrir ces hauts lieux où la spiritualité surgit de l’élément physique… ».

Zone tampon entre les cultures arabes et chrétiennes, le pays est un trait d’union important au plan religieux. « Je le considère comme l’Himalaya de l’Afrique pour ses aspects spirituels, lâche l’écrivaine. Mon premier séjour fut programmé en 1976. J’y suis retourné depuis à maintes reprises et toujours avec la même envie personnelle… ».

Cette quête initiatique vécue dans ces lointaines contrées aura même redonné un sens à sa propre existence. Comme les pèlerins qui, dotés de leur foi viscérale, vivent leurs quêtes dans le pouvoir de protection et de guérison sur une terre criblée de symboles. Et bénie des dieux ?

La Saint-Valentin, fête des amoureux, se marie-t-elle avec les saveurs sucrées et la texture onctueuse du chocolat ? Peut-elle être le prétexte à l’organisation d’un événementiel unique à Auxerre qui permettra aux adorateurs de la fève de cacao travaillée sous toutes ses variantes de se réunir dans le cadre d’une découverte insolite de nouveaux produits ? C’est l’enjeu de ce premier rendez-vous concocté par les équipes de marketing et de communication d’AUXERREXPO avec la création de ce salon parrainé par quelques pointures de la discipline chocolatière…

AUXERRE : Invitation à l’éveil des sens et des papilles, mais aussi à la découverte d’un produit mythique universellement reconnu et apprécié, ce rendez-vous alléchant pour les épicuriens et autres gourmands en tout genre pourrait s’avérer être une belle réussite pour ses organisateurs.

Articulée autour de la présence physique d’une trentaine d’exposants (confiseurs, artisans chocolatiers, fabricant de nougat mais aussi créateurs de bijoux, fleuristes et producteurs de champagne et de vins…), cette manifestation ne se destine pas uniquement aux aficionados du petit carré de pur cacao à 90 % ou de succulentes ganaches fondant en bouche.

Des références de la filière présentes à Auxerre

On l’aura compris en mixant le chocolat à la traditionnelle fête des amoureux les concepteurs de l’évènement souhaitaient allier symboliquement Cupidon aux maîtres de la chocolaterie, fervents défenseurs des arts de vivre et de cette suavité tranquille du bien-être qu’ils représentent, et qui se décline entre parfaits connaisseurs.

Conçue avec l’œil avisé de l’un des fleurons de ce métier artisanal, Sébastien METOYER, cette première à Auxerre où curieusement aucun salon du chocolat n’aura été proposé par le passé, réunira des valeurs sûres de la corporation : l’ancien champion du monde de pâtisserie Mickaël AZOUZ, titré en 1989 et Guy ROUX, rien à voir avec le célébrissime entraîneur de football, lui-même titulaire du titre de champion de France de pâtisserie 2004 et vice-champion du monde dès l’année suivante.

Outre les causeries instructives sur les origines de ce noble produit dont raffolaient tant les pairs du royaume de France à l’époque où il fut introduit, un défilé de mode occupera le temps de plusieurs représentations les points essentiels de ce rendez-vous. La nouvelle Miss Yonne 2017, Anoushka BALAJ et les naïades qui l’accompagneront sur scène, exposeront leurs jolis minois dans des parures intégralement conçues par des orfèvres en la matière selon les codes vestimentaires empruntés aux robes de soirée version chocolatée.

Le concours du meilleur gâteau au chocolat désignera l’amateur de pâtisserie qui aura su mettre l’eau à la bouche et retenir l’intérêt d’un jury composé de professionnels avertis, découvreurs de nouveaux talents.

D’accès gratuit, ce premier Salon du chocolat débutera ce vendredi à 14 heures. Il durera tout le week-end de 10 à 19 heures et laissera d’excellents souvenirs au palais et pour l’odorat à tous ces amoureux qui auront célébré la Saint-Valentin un peu en avance…et de façon goûteuse.

Depuis quarante-huit heures, le complexe municipal d’Auxerre accueille les répétitions d’artistes de haut vol qui émerveilleront ce week-end un public avide de curiosité et enthousiaste à l’idée de découvrir des talents hors du commun. Destinée aux plus jeunes sans pour autant rebuter les adultes, cette immersion onirique dans le monde des saltimbanques et de la chanson inspirée du cabaret provoquera fou rire, admiration et son lot d’émotions…

AUXERRE : Accompagné au piano par Alexis DUBROCA, le maître de cérémonie de ce double événement culturel (vendredi 02 février et samedi 03 février), Jean-Michel FOURNEREAU régalera les spectateurs de son timbre de voix d’exception en interprétant les grands standards du cabaret. Une irrésistible plongée vers les sources de la chanson, qui sera teintée de nostalgie mais aussi de joie communicante inhérente à l’esprit du music-hall.

Par le passé, ce metteur en scène connu des Auxerrois (c’est lui qui était aux manettes de deux références théâtrales jouées dans l’Yonne, « West Side Music » et « Léon et Léonie » où le scénographe dévoilait ainsi ses diverses facettes artistiques) avait déjà suscité le respect. Et démontré le sens profond de son professionnalisme.

Là, il augure un tout autre univers fait de poésie, de hardiesse, d’humour et de suspens. Un mélange des styles propre à accaparer durablement l’intérêt de ce public qui n’aura d’yeux que pour les performances de Kris KREMO, une légende du jonglage, entré dans le livre des records (le fameux « GUINESS BOOK ») avec son numéro de boîtes à cigares. Une prestation si insolite qu’elle devait inspirer toute une génération de jongleurs.

Mais, on pourra aussi se délecter grâce au numéro féérique de l’artiste local, Marc BRILLANT. Oscillant entre cirque et danse avec la complicité unique de son partenaire de métal, la Roue Cyr, la magie s’invitera sur scène dans un laps de temps indéfini pour le plaisir de tous.

Se succèderont ensuite Jeanne EDEN qui proposera un numéro vibrant de sangles aériennes, Doble MANDOBME avec ses anneaux  indomptés où se mélangeront illusion, jonglage et clownerie. Et pour couronner le tout : un trio de jongleurs, celui des « Objets Volants », qui dépasse les limites du cirque en tutoyant le monde des arts plastiques et celui des mathématiques.

AUXERRE : Profitant du spectacle « Un caillou dans la botte », de jeunes enfants de l’Yonne ont eu l’opportunité ce samedi 27 janvier de découvrir l’envers du décor du théâtre municipal d’Auxerre.

L’association « Lire et Faire Lire » proposait à ces têtes blondes une visite insolite, au travers des contes des lecteurs de la structure où de curieux aventuriers accèdent au monde du spectacle vivant et tous ses secrets.

A l’écoute de ces textes originaux, chaque espace, chaque recoin est devenu le temps de cette immersion étrange une surprise, une rencontre, une belle image ou un poème.

Ce fut une expérience très enrichissante pour ces jeunes enfants initiés à la pratique de la lecture et à la découverte onirique de textes merveilleux…

Dans le cadre du Festival Art Danse Improvisation, la scène du théâtre municipal d’Auxerre accueille « Podium », un spectacle particulièrement réjouissant et insolite en soirée de ce jeudi 25 janvier…

AUXERRE : C’est une véritable invitation à participer à une expérience unique de transe collective, un exercice du genre nouveau qui nous est proposé ce jeudi soir dans l’univers artistique du théâtre d’Auxerre.

En conviant la Compagnie ANDROPHYNE à s’exprimer dans l’environ culturel municipal de la capitale de l’Yonne, les organisateurs du festival Art Danse Improvisation invitent les spectateurs à une plongée dans l’histoire de cet art tel qu’il a été perçu à la fin des années soixante-dix.

« Podium » prend ses sources d’inspiration directement auprès de ces matches d’improvisation qui ont envahi la planète à cette époque. Ce concept tient plutôt du happening survolté sur fond de musique live.

Deux équipes de danseurs-compétiteurs se présentent à nous sur un ring. Rivales, elles s’affrontent lors de thèmes aussi farfelus qu’enthousiasmants tels que « Fame, avec un handicap », « Je nage bien mais je coule souvent », « Les premiers pas de Bambi » ou encore « Les derniers pas de NOUREEV ». On l’aura compris : les notions humoristiques du premier degré planent au-dessus de la mise en scène.

Pendant ce temps-là, un maître de cérémonie qui fait office de meneur de jeu essaie tant bien que mal d’ordonner les choses dans ce charivari aussi codifié que surprenant. Spectacle interactif, le public est lui aussi invité, non pas à rejoindre le devant de la scène mais à exprimer son ressenti à la fin de chaque reprise par un vote interposé.

Ce regard amusé sur la société du spectacle et l’univers chorégraphique se découvre avec intérêt. Pour patienter jusqu’à ce rendez-vous collectif original, la Compagnie ANDROPHYNE recommande de parcourir son site multimédia sur la toile. On y découvre des bandes annonces particulièrement réjouissantes qui caractérisent cet état d’esprit dans lequel seront plongés quelques heures plus tard les spectateurs de cette représentation pour le moins inattendue…

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