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Guy PARIS (AMIDON 89) : « En 2018, nous serons tous mobilisés pour assurer la pérennité de la structure… »

« Avec un taux de retour vers l’emploi de 70 %, l’association AMIDON 89 a enregistré d’excellents résultats lors de l’exercice 2017. Pour son président, Guy PARIS, « en 2017, ça n’a pas cassé, ça a finalement passé ! ». La structure a accueilli, par ailleurs, sa nouvelle directrice, Mathlida de ALMEIDA, qui a pris les rênes de cet outil qui accompagne par la voie de l’insertion trente-cinq personnes vers le travail… ». « Avec un taux de retour vers l’emploi de 70 %, l’association AMIDON 89 a enregistré d’excellents résultats lors de l’exercice 2017. Pour son président, Guy PARIS, « en 2017, ça n’a pas cassé, ça a finalement passé ! ». La structure a accueilli, par ailleurs, sa nouvelle directrice, Mathlida de ALMEIDA, qui a pris les rênes de cet outil qui accompagne par la voie de l’insertion trente-cinq personnes vers le travail… ». Crédit Photo : Thierry BRET.

Les budgets prévisionnels, validés lors du dernier Conseil d'administration de l’association, affichent des résultats annuels excédentaires de l’ordre de 20 000 euros par an. Un chiffre probablement revu à la baisse en raison d’une réduction de 12 % de la subvention FSE, signifiée il y a peu, aux responsables de l’entité icaunaise. Profitant de la récente assemblée générale, le président Guy PARIS a analysé le bilan de l’exercice écoulé avant de se projeter sur les perspectives de développement 2018/2019. Pérenniser le nombre de sorties vers l’emploi et valoriser la formation afin de répondre aux besoins de la situation professionnelle constituent plus que jamais le socle inaltérable d’un outil qui a accompagné 35 salariés sur le chemin de l’insertion cette année…Interview.

AUXERRE : Quels sont les premiers enseignements que vous dégagez de l’année écoulée ?

De prime abord, je dois rappeler que la nouvelle gouvernance de l'association a été installée fin 2016. Elle a su assumer totalement ce premier exercice 2017. Il n'est pas dans mes intentions de culpabiliser les acteurs précédents, mais avec un compte de résultat en déficit de 61 568 euros fin 2016 et des fonds associatifs réduits à néant, les perspectives de redressement étaient sombres. Les fondateurs de cet atelier d'Insertion avaient eu une idée remarquable en créant ce concept : apporter du service aux uns et permettre un retour ou un démarrage dans l'emploi pour d'autres. On est en plein dans ces belles valeurs de l'économie sociale et solidaire. Et toute la motivation, la détermination de l'équipe qui m'a accompagnée dans ce challenge reposait, et repose toujours, sur cette utilité sociale de permettre à des personnes d'avoir un emploi, une reconnaissance dans la société et de construire ou reconstruire un projet de vie. En clair, 2017 fut une année de transition. Nous avons dû apprendre, en commettant sûrement des erreurs, mais avec un engagement remarquable, à nos côtés, de professionnels, d'élus, de décideurs, de l’État (l'UT89 de la DIRRECTE), du Département, de la Communauté d'Agglomération, de la Fédération des Foyers Ruraux et de l'accompagnement DLA, de Bourgogne Active et de nos partenaires financiers, de l'OAH…

Nous avons gagné une première manche avec un retour à l'équilibre budgétaire, un développement de l'activité, et une nouvelle dynamique.

« L’arrivée de Mathilda de ALMEIDA est une providence : elle incarne cette bouffée de jeunesse dont nous avions besoin… »

Néanmoins, AMIDON 89  a vécu des périodes délicates au cours de ces douze derniers mois. Avec de surcroît le départ en retraite de la responsable originelle de l’association…

Effectivement. C'est toujours un moment délicat que la passation de relais dans un contexte de dégradation de l'activité et des résultats financiers. Les conditions optimales pour faciliter ce passage n'ont pas été au rendez-vous. Une période d'intérim a été assurée tout particulièrement par Evelyne PETIT que je tiens à remercier très chaleureusement pour sa disponibilité et ses compétences. Ainsi, plusieurs mesures réglementaires qui étaient absentes au sein de cette association, ont été mises en place : mutuelle obligatoire avec participation de l’employeur, délégués du personnel, instance de sécurité et conditions de travail, entretiens annuels,  visites médicales, etc. Par souci d'économie, le contrat avec le cabinet d'expertise comptable n'a pas été reconduit. La comptabilité est revenue à Isabelle MEIRONE, trésorière-adjointe. L'exercice fut difficile en particulier sur le suivi de la facturation clients et la récupération des données…

Et c’est ensuite, à l’automne 2017, que rentre en scène et dans le jeu votre nouvelle directrice Mathilda de ALMEIDA. Une nomination qui va s’accompagner de nombreux changements dans le mode fonctionnel de votre organisme…

L’arrivée de notre nouvelle directrice correspond à une bouffée de jeunesse, de dynamisme, de créativité, d'envie de réussir dans ce nouveau job pour lequel elle met toutes ses compétences. Sa fibre associative et sa bonne humeur font plaisir à voir ! Cette jeune femme a effectué ses études supérieures à l'IUT et à l'IFAG à Auxerre, prouvant que la qualité de l'enseignement supérieur dans notre ville n’est pas usurpée. Sa venue a coïncidé avec une kyrielle de nouveautés. Un logo, plus en phase avec notre dynamisme, a été offert par le professionnel Thomas MICHAL.  De nouveaux supports de communication sont apparus. Ainsi que de nouvelles offres de prestations et de services. Avant la mise en exergue d’un mode managérial novateur.

« Une association ne peut pas se soustraire à réaliser des investissements pour progresser… »

Seule ombre au tableau face à ce regain de jouvence, la sempiternelle question concernant les ateliers de Chablis et Saint-Florentin qui, dans le constat financier, montrent un déficit pouvant fragiliser la totalité de l'association. Quelle est votre position à ce sujet ?

C’est simple : le Conseil d'administration persiste à vouloir maintenir ces deux ateliers.  A Chablis, du fait de l'implication de la Ville qui nous apporte un soutien logistique fort et des perspectives de développement, il n’est pas question de baisser les bras. Pour Saint-Florentin, avec un propriétaire de nos locaux qui investit et innove pour nous (en outre, une encadrante aux compétences reconnues est à la tête de la structure), il est exclu de sortir du jeu. Conséquence, le modèle économique est donc repensé en globalité avec des entraides opérationnelles et fonctionnelles. Et une bonne adéquation dispensée avec le service livraison.

A l’instar des entreprises, une association ne peut se soustraire à réaliser des investissements si elle veut continuer à progresser. En ce sens, 2017 fut riche en démarches pour obtenir des financements ?

Oui, il nous fallait renouveler notre parc de machines, pour désencombrer les locaux et offrir un cadre de travail de qualité pour l'accompagnatrice professionnelle, Stéphanie. Je précise, par ailleurs puisque j’en fais allusion, que nos bons résultats en sorties positives lui reviennent largement. Le trésorier, Alain BERNIER, quant à lui, a beaucoup œuvré dans ce domaine logistique avec sa pugnacité et ses connaissances des réseaux. Nous venons de recevoir nos nouvelles machines. Signalons, et avec le concours de l’Office Auxerrois de l’Habitat et de sa direction, que le remplacement de l’adoucisseur d’eau contribue à optimiser un service de qualité. D'autres travaux viennent de se réaliser en 2018 et vont se poursuivre…

AMIDON 89 intègre-t-elle les potentialités offertes par le numérique pour se développer ?

L'informatisation et l'accès Internet sur nos trois sites de production permettent des échanges en temps réel et facilitent la transmission d'informations. La modernisation des modes de fonctionnement des ateliers et cette convergence opérationnelle entre les trois entités valorisent le travail tant sur le plan quantitatif que qualitatif. D’ailleurs, le développement par le nombre de clients s'effectue à un rythme bien supérieur à nos objectifs. Cela efface nos craintes sur la pertinence d'un service de repassage dans les modes de vie actuelle. Le développement de l'activité était l'objectif prioritaire fixé à la nouvelle directrice : d’ores et déjà, il est largement dépassé.

Bien sûr, au-delà de toutes ces considérations, l’objectif essentiel est le retour à l’emploi…

C’est exact ! Notre taux de sortie traduit notre dynamisme puisqu’il est de 70 % !

« 80 % des personnes interrogées ne nous connaissent pas ! Il nous faut changer notre image… »

Un commentaire sur la situation comptable de la structure. Comment s’est soldé l’exercice 2017 ?

Sur un résultat excédentaire de 18 779 euros ! Autant dire que ce bilan est très positif. Il salue la complémentarité et le travail de toutes nos équipes, et le soutien que nous recevons de la part de tous les administrateurs et les élus de Saint-Florentin et de Chablis, ainsi que les partenaires institutionnels (élus et techniciens), privés et prestataires. Une maxime de Nelson MANDELA me vient souvent à l’esprit : « je ne perds jamais, soit je gagne, soit j'apprends ». Nous avons appris et nous avons gagné une première manche en 2017 !

Serez-vous toujours aussi ambitieux à l’avenir ?

Honnêtement, je réponds par l’affirmative. 2018 s'annonce bien. Même si nous avons toujours une trésorerie fragile. Cependant, nos marges de manœuvres sont grandes pour moderniser nos ateliers, poursuivre notre développement, trouver de nouvelles pistes de formation et de service avec dès maintenant, la couture ; peut-être aussi une petite dose de blanchisserie. Vous savez, un atelier d'insertion par l'activité économique ne doit pas être hors sol. Il doit avoir une organisation et une gestion humaine et financière remarquable. Nous préparons les salariés en insertion à un futur contexte professionnel exigeant. La montée en compétences doit se faire en souplesse mais avec fermeté. Quant à la réussite des personnes dans leur futur métier, elle repose sur l'apprentissage du savoir-faire et du savoir-être. Enfin nous devons être encore plus ambitieux, sur le plan service en assurant une continuité d'ouverture des ateliers tout au long de l'année (plus de fermeture en été). Un autre impératif sera de retravailler notre image et notre stratégie sur le plan marketing : 80 % des personnes que nous avons sondés lors d’une enquête d’opinion ne nous connaissent pas ! Il nous faudra aussi veiller et vérifier régulièrement le degré de satisfaction de nos clients. Nous allons donc continuer à apprendre et nous gagnerons tous ensemble car nos salariés qui sont dans cette belle démarche de retour à l'emploi le méritent…

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