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Crescent MARAULT refuse d’accroître la pression fiscale sur l’Auxerrois et regrette la politisation du conflit des éboueurs

« Il occupe tous les canaux médiatiques depuis quelques jours : Crescent MARAULT, président-maire de l’Agglomération de l’Auxerrois, remet les pendules à l’heure en expliquant le rejet des revendications des grévistes. Il garantit pourtant aux usagers le retour à la normale de la collecte dès les premiers jours de la rentrée. Quoi qu’il arrive… ». « Il occupe tous les canaux médiatiques depuis quelques jours : Crescent MARAULT, président-maire de l’Agglomération de l’Auxerrois, remet les pendules à l’heure en expliquant le rejet des revendications des grévistes. Il garantit pourtant aux usagers le retour à la normale de la collecte dès les premiers jours de la rentrée. Quoi qu’il arrive… ». Crédit Photo : Thierry BRET (archives).

Halte aux supputations diverses et variées qui alimentent les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines, décrivant le long conflit social entamé par les éboueurs de l’Auxerrois le 07 juillet dernier. Elles n’ont plus raison d’être et deviennent de facto obsolètes à la lecture du préambule de ce communiqué de deux pages, reçu sur les boîtes mail des journalistes, en cette fin d’après-midi du 31 août ! Cette fois, c’est sûr : les choses ont le mérite d’être claires : aucune revendication des grévistes ne sera acceptée par le président-maire de l’Agglomération, Crescent MARAULT...

 

AUXERRE : Circulez, il n’y a plus rien à voir dans le long feuilleton estival qui oppose désormais depuis deux mois les autorités de la collectivité auxerroise aux grévistes du service public de collecte des déchets. La très longue note explicative du président-maire Crescent MARAULT – deux feuillets d’informations denses et détaillés où s’ajoutent également pléthore de données chiffrées – suffit pour refroidir définitivement les ardeurs velléitaires de celles et ceux qui pensaient in fine obtenir encore quelque chose au bout du compte.

En cela, la phrase introductive du premier paragraphe de ce communiqué, sorti tout droit de derrière les fagots avant la fameuse date butoir du 05 septembre synonyme de conseil des maires, et dont se fait écho depuis sa réception ce mercredi la presse régionale, est sans appel.

Tel un couperet qui tombe sur la tête d’un condamné : le président-maire va droit au but, sans circonvolution aucune, appuyant à la vitesse grand « V » sur l’accélérateur de la communication tous azimuts (interviews audiovisuelles en cascade), voie inhabituelle dans laquelle il a choisi délibérément de s’engager et de s’exprimer pour couper court aux rumeurs et surtout aux initiatives.

Un courrier dans lequel il confirme ce qu’il n’a jamais cessé de laisser entendre autour de lui depuis le début de la crise, qu’il ne s’engagerait pas à répondre favorablement aux revendications des grévistes.

 

Ne pas accroître la pression fiscale sur les administrés…

 

Motif de ce refus catégorique : des éléments financiers et organisationnels qui ne permettent pas de concéder quoi que soit aux éboueurs ayant choisi de ne pas travailler et d’appliquer le droit de grève.

Or, selon les écrits du maire, les cinq années qui se présentent devant nous vont nécessiter de la part de la collectivité de lourds investissements – la fourchette oscille entre 15 et 20 millions d’euros – pour pourvoir mieux répondre aux enjeux du tri et de la valorisation des déchets. Comme une mauvaise nouvelle ne tombe jamais seule dans la besace, la hausse de la taxe générale sur les activités polluantes – elle passera de 225 000 euros en 2017 à près d’un million d’euros par an dès 2026 – grèvera un peu plus le budget de la collectivité auxerroise. A cela, s’ajoutent à l’instar d’un inventaire à la Prévert d’autres besoins en investissements : l’amélioration de l’amplitude horaire des déchèteries, l’interdiction de circuler pour les véhicules fonctionnant au gasoil (horizon 2030), la collecte des déchets et les enjeux de l’économie circulaire.

En outre, Crescent MARAULT s’inquiète du déficit qui se traduirait par une très forte progression des impôts – une centaine d’euros par an pour une famille – s’il donnait raison aux grévistes. Précision complémentaire de l’intéressé : « Je ne souhaite pas accroître la pression fiscale sur nos concitoyens qui doivent faire face à une baisse de leur pouvoir d’achat… ».

 

Un effort annuel d’1,5 million d’euros au profit des 1 100 agents de la collectivité…

 

Mais, ce n’est pas tout, côté argumentations, pour rejeter en bloc les revendications des grévistes. Le président-maire souligne dans un autre alinéa de cette lettre que le « statut des agents de la collecte est déjà plus favorable que celui des autres agents techniques de la collectivité ».

Pour corroborer ses écrits, il cite un exemple : celui de la rémunération médiane d’un agent de la collecte, comprise entre 1 800 et 2 000 euros net par mois, primes annuelles incluses. Ce qui représente environ 1 200 euros net de plus sur une année que les autres salariés des services techniques.

Pédagogue car il s’explique ensuite avec des détails précis, l’élu de la droite et du centre droit rappelle que depuis l’été 2020 la collectivité qu’il préside n’a eu de cesse d’harmoniser les conditions de rémunération des 1 100 agents. Tout cela en concertation et en accord avec les organisations syndicales et les représentants du personnel : soit in fine un effort annuel équivalent à 1,5 million d’euros consenti par l’agglomération auxerroise. Des mesures prises en 2020 pour une durée de trois ans et qui s’appliquent à l’alignement des régimes indemnitaires, l’avancement des grades, l’augmentation des points d’indice, le forfait mobilité durable ou encore l’indemnité télétravail.

« En parallèle, écrit Crescent MARAULT, plus d’un million d’euros ont été consentis en 2021 pour équiper les services en matériel moderne, contre à peine 270 000 euros en 2019… ».

 

 

"Pas de sous-effectifs dans le service contrairement à ce qui a été dit…"

 

 

Cultivant le sens du détail, le président-maire de l’Auxerrois en remet par ailleurs une nouvelle couche épistolaire, façon « ripolinage » sans nuance, sur les agents de la collecte des déchets et leurs avantages. Ainsi, 79 % des personnes affectées à ce service sont sur un grade d’avancement contre seulement 62 % dans les autres services techniques.     

Quant à l’organisation du temps de travail, elle leur permet de bénéficier de 8,5 jours de RTT de plus que les autres agents de la collectivité. Reste la pénibilité du travail, qu’en est-il exactement ?

Réponse de l’auteur de la missive : « un ripeur peut partir à la retraite cinq ans plus tôt que les autres agents », et ce à partir de 17 ans d’ancienneté.

Enfin, Crescent MARAULT jette un pavé dans la marre, évoquant les effectifs.  « Contrairement à ce qui a été répété par les grévistes au cours de l’été, les agents de la collecte des déchets ne sont pas en sous-effectifs. Alors qu’il faut 39 équivalents temps plein (ETP) pour assurer onze tournées quotidiennes avec trois agents par camion, le budget de la collecte des déchets représente l’équivalent de 44 ETP hors encadrement… ».

 

La reprise de la collecte normale est garantie aux premiers jours de la rentrée…

 

Se voulant toutefois rassurant auprès des habitants de l’Auxerrois impactés par cette grève qui persiste depuis le 07 juillet, Crescent MARAULT leur garantit un service de collecte normale, comprenant aussi le tri sélectif, mis en œuvre dès les premiers jours de la rentrée. Avec en substance cette petite remarque qui n’est en rien anodine en soi, en guise de conclusion, « quoi qu’il arrive » ! Dont acte !

Enfin, regrettant la politisation et la manipulation politique de ce conflit social par certains – Crescent MARAULT omet bien évidemment de citer les noms de ces « agitateurs » ! –, il déplore aussi les difficultés engendrées par cette crise pour les citoyens et la dureté du dialogue social.

Ultime facette de ce communiqué, le président-maire conclut qu’il maintient bien à la date initialement prévue, soit le lundi 05 septembre, le conseil des maires à Auxerre où l’ensemble des édiles de l’agglomération sera convié.

« Ils auront entre leurs mains les éléments financiers et humains nécessaires à la réflexion et à la prise de décision ». Un dossier qui est encore loin d’être achevé…

 

Thierry BRET

 

 

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