Il s’adresse aux adhérents de la CPME : la sécurité est la priorité absolue pour Olivier TRICON

« Il est sorti de son silence et prend la plume pour s’adresser à ses adhérents : Olivier TRICON, président de la CPME de l’Yonne, s’est fendu d’une longue lettre où il analyse le contexte économique actuel. Le syndicat patronal a obtenu une indemnisation de 1 250 euros. La somme sera versée aux indépendants, commerçants et artisans… ». « Il est sorti de son silence et prend la plume pour s’adresser à ses adhérents : Olivier TRICON, président de la CPME de l’Yonne, s’est fendu d’une longue lettre où il analyse le contexte économique actuel. Le syndicat patronal a obtenu une indemnisation de 1 250 euros. La somme sera versée aux indépendants, commerçants et artisans… ». Crédit photo : Thierry BRET (archive).

Silencieux depuis plusieurs semaines, le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises de l’Yonne (CPME) s’est accordé du temps. Un espace nécessaire pour mûrir sa réflexion avant de prendre la plume et de s’adresser à ses adhérents par lettre interposée. Voici les morceaux choisis de ce message qui vient du cœur et qui exprime ce désir fou de reprendre le sens de l’existence là où on l’avait laissée avant le début de cette pandémie, digne du pire des scénarii de films de science-fiction de seconde zone…

AUXERRE : Hormis une opération solidaire qui lui aura permis de montrer le bout de son nez lors d’une distribution de solutions hydro-alcooliques concoctée avec le concours de la FFB et du restaurant « BBY » il y a quelques semaines, on n’était depuis sans nouvelle du charismatique responsable de la CPME de l’Yonne.

Suspendu aux décisions gouvernementales et à l’évolution de l’épidémie qui ne cesse de se propager dans l’Hexagone, le chef d’entreprise à la tête d’un domaine viticole à Chablis s’est enfin décidé à rompre le silence. De la manière la plus directe qu’il soit, c’est-à-dire scripturale.

Il vient en effet de transmettre un long courrier à ses adhérents afin de les réconforter et de les saluer face aux épreuves qu’ils traversent. Et surtout qui les empêchent de se voir et de travailler ensemble.

« Dans ce contexte compliqué, écrit-il, comment réagir alors que beaucoup de chefs d’entreprise ont dit à leurs collaborateurs qu’ils pouvaient travailler de chez eux avec leur téléphone et leur ordinateur tandis que d’autres seraient en chômage partiel… ».

Rester positif tout en s’assurant de la sécurité inconditionnelle de ses collaborateurs et sans perdre de vue que l’entreprise doit rester prospère est devenu un problème kafkaïen quasi insurmontable.

« C’est là tout le paradoxe, poursuit Olivier TRICON, être confiné pour se protéger de toutes les personnes qui nous entourent au quotidien tout en continuant le travail pour faire fonctionner l’économie relève de la magie ! Même si tout doit être mis en œuvre en termes de barrière sanitaire… ».

Le président du syndicat patronal des TPE et PME pense que s’il y a un bénéfice à cette crise, « ce serait celui de la prise de conscience de nos concitoyens à l’égard de ces entreprises qui produisent des biens indispensables à leur consommation, créent de la richesse et de la valeur, sans omettre l’emploi… ».

Bref : sans l’engagement et l’audace de ces personnes, l’engrenage vertueux de l’économie s’arrêterait immédiatement. Comme c’est le cas, du moins partiellement  en France, depuis la mi-mars.

 

Une indemnisation de 1 250 euros aux indépendants, commerçants et artisans…

 

Réagissant aux prises de position de son président national, François ASSELIN, le chef de file de la CPME de l’Yonne rappelle que ce dernier défend auprès du gouvernement une vision du travail basée sur la sécurité des collaborateurs, des entrepreneurs et des entreprises, personne morale.

« Oui, expose-t-il, la sécurité est une priorité absolue. Nous voulons faire travailler nos salariés mais en étant sûr que nous ne mettons pas en péril leur santé et pas au prix de charges supplémentaires disproportionnées pour nos entreprises… ».

La situation est, on ne peut plus claire. Quant à la sécurisation des dirigeants, il souligne que les instances nationales de la CPME souhaitent que soit reconnue une obligation de moyen, et non de résultat en matière de santé et de sécurité.

 

 

« Notre syndicat a réfléchi à l’indemnisation des chefs d’entreprise. Nous avons obtenu une somme de 1 250 euros qui vont être versés aux indépendants, commerçants et artisans, hors charges sociales et fiscales… ».

Toutefois, Olivier TRICON précise qu’il est aussi indispensable de travailler à la protection de la personne morale.

« Nous nous battons aujourd’hui pour que des outils soient mis à la disposition des entrepreneurs afin de les aider à surmonter la crise. Nos revendications portent également sur l’annulation des charges sociales et fiscales… ».

Un axe stratégique plus favorable qu’un simple report qui favoriserait le retour opérationnel des entreprises dans de bonnes conditions.

« Je vous conseille aussi d’utiliser toutes les opportunités possibles pour maintenir la trésorerie, ajoute-t-il en faisant allusion aux aides consenties par l’Etat, la Région, les réseaux bancaires, BPI France, etc. ».

Toutefois, le président de la CPME insiste auprès de son lectorat : « Si j’ai une demande à vous faire, et vous savez que c’est assez rare de ma part, c’est celle de payer vos factures afin de ne pas mettre en difficulté vos fournisseurs… ».

 

Des liens étroits noués au niveau local…

 

Au plan départemental, la CPME travaille de concert avec les différentes institutions ayant attrait à l’économie. Ainsi, elle fait entendre sa voix auprès de l’URSSAF, la DIRECCTE, la préfecture, la Région, les communes.

« Cette concertation se fait en lien avec des spécialistes qui nous accompagnent : experts comptables, avocats, assureurs, les chambres consulaires. Le but étant de vous écouter, de vous informer et de vous accompagner dans toutes vos démarches… ».

Une fois sortie de ses épreuves, Olivier TRICON qui aura l’immense plaisir à retrouver tous ses adhérents, espère un monde entrepreneurial plus solidaire et  plus fort après tant d’adversités. Un désir à partager par tous…

 

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