Oser dans la vie : l’encouragement de « Maman AFRICA » (Joséphine GUIDY WANDJA) aux femmes de tous les pays

« « Je ne peux pas dire que je suis née pour être mathématicien. J’ai suivi un chemin qui m’a conduit aux mathématiques… ». En parcourant les étapes de son existence, la professeure de mathématiques Joséphine GUINDY WANDJA ne délivre qu’un seul message au public féminin : oser tout dans votre vie ! ». « « Je ne peux pas dire que je suis née pour être mathématicien. J’ai suivi un chemin qui m’a conduit aux mathématiques… ». En parcourant les étapes de son existence, la professeure de mathématiques Joséphine GUINDY WANDJA ne délivre qu’un seul message au public féminin : oser tout dans votre vie ! ». Crédit Photos : Thierry BRET.

Le sourire est éclatant. La pensée, lumineuse. Mais au-delà d’une apparente timidité se dévoile au fur et à mesure de l’intervention une énergie sans faille. Une volonté farouche de s’affirmer en tant que femme. A la tête bien remplie et transmissible à l’envie pour les projets. Première ressortissante africaine agrégée et docteur d’Etat en mathématiques, Joséphine GUIDY WANDJA se sent auxerroise d’adoption. Un honneur dont elle nous gratifie et qu’elle a partagé  lors de sa causerie consacrée à la place de la femme dans le processus démocratique…

 

AUXERRE : Ne jamais baisser les bras. Faire abstraction de tous les obstacles qui se présentent à vous, en sachant les surmonter, les contourner et avancer. Sans cesse. Etre son propre décideur dans cette existence en regardant la ligne d’horizon.

Plus qu’un grand bol d’air frais, les paroles de la mathématicienne ivoirienne résonneront encore longtemps sous la voûte séculaire de l’abbaye Saint-Germain, lieu d’accueil de cette conférence débat, comme autant de bonnes vibrations dont il faut s’inspirer. Une prise de parole à multi-voix qui a été proposée par la Maison des Jumelages, de la Francophonie et des Echanges internationaux.

Quel personnage charismatique que Joséphine GUIDY WANDJA ! Inciter les autres à aller de l’avant est l’un de ses combats essentiels qu’elle mène aux quatre coins du globe. Sa cible privilégiée ? Les jeunes filles en les encourageant à oser poursuivre des études, surtout si elles sont d’ordre scientifiques.

Le matin même de la visite de la présidente d’honneur de l’association internationale Lune d’Afrique que les Icaunais connaissent bien (son bastion originel est implanté en terre auxerroise depuis 2015 avec le journaliste Dieusmonde TADE aux manettes), l’émérite scientifique s’immergeait au sein du lycée Jacques Amyot pour y discuter avec des élèves. De passionnants échanges où l’on abordera la diversité, les études, l’envie de réussite, la libération de la femme.

Cette femme qui, inexorablement, a un rôle à jouer dans le lent processus démocratique qui se développe depuis les années 1990 sur le Continent noir. Renvoyant les tabous et les réfractaires de tout bord dans l’abysse des oubliettes.

Alors quand l’oratrice évoque son désir très palpable de relever les défis, même les plus complexes, on la croit volontiers. L’assistance, dans une écoute quasi religieuse (sans doute le cadre exceptionnel de cette ancienne abbaye), aussi.

 

  

Le rôle sommaire des femmes en Afrique : cela pourrait changer…

 

Illustre personnalité en Afrique dont on peine à croire le degré de popularité qui l’accompagne, Joséphine GUIDY WANDJA retracera dans un long exposé didactique les étapes successives qui ont amené ce continent sous le joug colonialiste à un processus démocratique s’inspirant des modèles fournis par les anciens pays colonisateurs. Principalement, la France et la Grande-Bretagne. Avec ses attraits et naturellement, son corollaire négatif, ses défauts.

Continent souvent larvé de guerres ethniques à répétition, l’Afrique mettra beaucoup de temps à trouver sa voie de sortie démocratique. La gent féminine y joue encore un rôle trop sommaire. Hormis certains états qui ont accompli de réels progrès en la matière.

C’est le cas du Rwanda où le Parlement est composé de 60 % de femmes ! Mais aussi de l’Afrique du Sud qui une fois éradiqué l’apartheid a misé sur la parité pour renouveler ses instances politiques. Le Libéria, le Malawi et la République centrafricaine ont offert à la nation des femmes présidentes. L’Ethiopie fera de même. Djibouti, le Nigeria, le Lesotho ou Cap-Vert ont emboîté le pas à ces pays pour garnir les colonnes de leurs parlements respectifs de femmes, prenant des initiatives. Le temps de la discrimination intellectuelle où la femme était mise de côté au nom du seul principe qu’elle était femme semble révolu. Même si beaucoup d’entre elles ne savent encore ni lire ni écrire dans certaines contrées.

 

 

Une candidate naturelle à l’obtention d’un prix Nobel…

 

Au-delà de la pure représentativité politique, les femmes africaines ont essaimé parmi les instances internationales. Au sein de l’ONU, la secrétaire générale n’est-elle pas une ressortissante du Nigeria, de l’UNESCO. Dans les milieux scientifiques, leur présence se confirme. Peut-être que pour couronner le tout, et faire un véritable exemple pour la cause africaine, il aurait été judicieux à Stockholm de proposer lors d’une attribution de Prix Nobel le titre à cette sémillante porte-étendard de la féminité ?

L’infatigable globe-trotter de l’amélioration de la condition féminine put dans un second temps s’entretenir avec deux débateurs de l’Yonne : Claire DUCHET, coordinatrice régionale de l’association FETE (Femmes Egalité Emploi) et chargée de mission Egalité dans l’Yonne et la coordinatrice-juriste Noémie CHARPY, du CIDFF de l’Yonne, le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles dont la responsable Simone PARIS était dans la salle.  Présidente de la Maison des Jumelages, de la Francophonie et des Echanges internationaux, Marité CATHERIN animera les échanges avec un public où l’on aperçut bon nombre de ténors de la politique auxerroise. Dont plusieurs femmes engagées !

 

 

En savoir plus :

Joséphine GUIDY WANDJA a adoubé récemment son compatriote Patrick KROU à la tête de la promotion et de la communication du « Choco Vins Festival International 2022 ». Une manifestation qui se déroulera dans le cadre de Lune d’Afrique à Auxerre…

En Côte d’Ivoire, l’agrégée et docteur d’Etat du 3ème cycle de mathématiques est affectueusement appelée « Maman Africa »…

 

Thierry BRET

 

 

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