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Fustigeant le jacobinisme, Hervé MORIN (NC) plaide pour une vision participative et horizontale de la gouvernance

« La France souffre d’un modèle démocratique qui doit être révisé. Partant de ce postulat, et s’appuyant sur l’esprit d’ouverture et la participation dans les échanges, le président du Nouveau Centre a posé les premiers jalons fonctionnels de son club de réflexion, « Territoires ! ». Entamant une longue explication de texte sur sa vision personnelle de la gouvernance de l’Etat. Ne croyant pas à l’élection d’une « divinité » providentielle élue pour cinq ans à la tête du pays, l’ancien ministre de la Défense réclame le renforcement du pouvoir parlementaire et celui des élus de proximité à la prise des décisions sociétales de notre pays… Hervé MORIN a été accueilli par le président du Département, Patrick GENDRAUD, et Mahfoud AOMAR, président de l’Association des maires de France de l’Yonne ». « La France souffre d’un modèle démocratique qui doit être révisé. Partant de ce postulat, et s’appuyant sur l’esprit d’ouverture et la participation dans les échanges, le président du Nouveau Centre a posé les premiers jalons fonctionnels de son club de réflexion, « Territoires ! ». Entamant une longue explication de texte sur sa vision personnelle de la gouvernance de l’Etat. Ne croyant pas à l’élection d’une « divinité » providentielle élue pour cinq ans à la tête du pays, l’ancien ministre de la Défense réclame le renforcement du pouvoir parlementaire et celui des élus de proximité à la prise des décisions sociétales de notre pays… Hervé MORIN a été accueilli par le président du Département, Patrick GENDRAUD, et Mahfoud AOMAR, président de l’Association des maires de France de l’Yonne ». Crédit Photos : Thierry BRET.

Haro contre la monarchie républicaine et l’idée saugrenue que tout doit être orchestré dans l’Hexagone par un homme providentiel ! Partisan de la concertation et de l’horizontalité dans la manière d’aborder la gouvernance de l’Etat, le président du Nouveau Centre a expliqué il y a quelques jours lors de sa venue dans l’Yonne, avec moult exemples, les dysfonctionnements perpétuels engrangés par l’esprit jacobin sur notre territoire. En énumérant ses effets désastreux pour les citoyens. Une façon de pratiquer la politique aujourd’hui révolue et qui ne fait plus recette aux yeux des Français, ni aux siens ! Dévoilant les contours de sa structure associative, « Territoires ! », dont le développement dans l’Yonne est assuré par Jean-Philippe BAILLY, l’ancien ministre de la Défense place la territorialité et les élus de proximité sur un piédestal…  

CHABLIS : Fin tacticien, le président de la Région normande ? A plus d’un titre, en vérité. Observateur de la société française depuis tant d’années, Hervé MORIN a réussi avec l’aisance d’un orateur aguerri qu’il est devenu au fil du temps un exercice de prise de parole participatif ne manquant ni d’originalité ni de pertinence intellectuelle.

Debout et micro en main, face à un public majoritairement composé d’élus et d’institutionnels, le président du Nouveau Centre s’est livré à une démonstration oratoire de longue haleine, non dénuée d’humour. On l’aura compris lorsqu’il évoquera par exemple que le mouvement En Marche s’inscrivait, lui-aussi, dans une initiative participative et horizontale en matière de choix de gouvernance.

« Cela a bien démarré, expliqua le tribun goguenard, surtout durant la campagne électorale. Mais, l’ennui, c’est que cet état de fait n’a pas duré longtemps ! ».

Surfant sur la conjoncture sociétale du moment et à quelques mois d’importantes échéances européennes, le leader du Nouveau Centre s’est donc lancé depuis peu dans une grande campagne promotionnelle à travers l’Hexagone.

Rendre le pouvoir aux exécutifs locaux et régionaux…

L’objectif est simple : dévoiler auprès des citoyens les contours de son nouvel outil associatif, créé en mars 2018, baptisé sobrement « Territoires ! ». Tout un symbole pour cet ardent défenseur de la ruralité et de la proximité.

« L’idée, concède-t-il, est de bâtir un corpus de réflexions issues de la contribution citoyenne favorable à notre pays afin de l’extirper définitivement du jacobinisme, facteur d’inefficacité chronique. Il est grand temps que la France se mette au diapason d’une société définie par la co-construction des idées… ».

Se faisant le chantre du modèle girondin, système situé à l’inverse de la concentration des pouvoirs placés dans la seule et unique capitale, Hervé MORIN redonne ainsi ses lettres de noblesse aux élus locaux.

« L’Etat doit assurer ses fonctions régaliennes et définir les grandes stratégies de la défense ou de la politique étrangère, persiste-t-il, mais les politiques dites de proximité ne peuvent plus échapper aux élus du terrain, qu’ils soient membres des blocs communaux, départementaux et régionaux ».

Et l’homme politique de pousser sa pensée profonde, un peu plus loin des rivages habituels, en suggérant qu’il y ait un nouveau modèle à inventer en France. Un pays spécifique où on ne cesse de doublonner les castes administratives et institutionnelles tel des strates incompressibles.

Un peu plus tard, Hervé MORIN s’interroge sur le poids des intercommunalités. « Il existe des endroits où les départements n’ont plus leur place, ajoute-t-il, je citerai pour exemple les Bouches du Rhône. Aujourd’hui, on bâtit un modèle XXL partout, sans tenir compte des services publics qui y sont assurés. Parfois, pour se rendre à la mairie, il est nécessaire d’effectuer une quinzaine de kilomètres. Certaines intercom accueillent jusqu’à 150 communes ! Cela nous échappe complètement. Je ne comprends pas ces nouveaux modèles que les technocrates nous définissent. Les Français recherchent de la proximité. Pas cet éloignement qui nous coupe des réalités du quotidien, des services publics et crée ce sentiment d’isolement ! ».

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Reprendre la main sur la gestion de l’emploi et de la formation…

Parlant de l’emploi, le président du Conseil régional de Normandie martèle qu’il est impératif de revoir le système. « Aujourd’hui, constate-t-il, les régions gèrent la formation des demandeurs d’emplois à hauteur de 80 %. L’Etat, via les services assurés par Pôle emploi de 15 à 20 %. Avec un mode opératoire peu efficace et qui se concentre sur l’enchaînement de réunions interminables. En ma qualité de représentant d’une région, je n’ai même pas la main sur le recrutement. Alors que les élus de proximité sont en contact direct avec les entrepreneurs, tout en connaissant leurs besoins… ».

Le volet de l’agriculture est tout aussi nébuleux. Gérés par les régions, les professionnels reçoivent leurs aides et subventions de l’Etat avec des retards considérables du fait de la complexité et de la lenteur administratives.

« On demande aux agriculteurs de transformer leurs méthodes de production en optant pour les filières bio et raisonnée. Grâce à des financements qui peuvent parfois attendre deux ans ! Ce qui est impensable. Quant au rôle précis joué à l’heure actuelle par la DIRECCTE qui avait autrefois les appétences économiques que l’on sait, il s’est depuis opacifié. Entraînant du doublonnage par le biais de réunions qui justifient leur existence… ».

Faire le choix entre l’Etat et le territoire, mais pas l’un et l’autre !

Défendre les idées d’une décentralisation locale passe nécessairement par une meilleure maîtrise de la politique du logement, en France. Aujourd’hui, il manque à minima un million de logements dans l’hexagone.

« Comment voulez-vous que cela fonctionne raisonnablement, questionne Hervé MORIN, quand la politique du logement est décidée depuis Paris ? Les problématiques d’un territoire à l’autre ne sont pas similaires. Là-aussi, il est souhaitable que les élus de proximité puissent avoir la main sur la stratégie à suivre. Surtout pour enrayer l’exode vécu par les zones rurales... ».

Puis, tour à tour, l’orateur aborda des sujets prégnants de l’actualité à l’instar de la désertification médicale ou de la gestion du handicap, peu mobilisateur dans notre pays.

« Pour créer un foyer destiné à accueillir de jeunes autistes dans la région que je préside, fait-il remarquer, j’ai combattu entre cinq et dix ans pour obtenir toutes les autorisations que des centaines de famille attendaient. Cela n’est plus permis dans la France actuelle. Je demande donc plus de libertés locales pour créer, innover et expérimenter… ».

 Etre capable d’inventer de nouveaux paradigmes économiques…

 Poursuivant sur le volet de l’économie, Hervé MORIN a provoqué la consternation parmi son auditoire. Lorsqu’il a relaté sa mésaventure vécue auprès de la gouvernance étatique pour soutenir le plan de modernisation des marins pêcheurs de sa contrée.

« La Région s’est engagée aux côtés de ces professionnels en totale déshérence, narre-t-il, en bâtissant un modèle leur permettant autour d’un fonds d’investissement de devenir propriétaires de leurs nouveaux bateaux (un projet global évalué à 5 millions d’euros étalé sur plusieurs années). Or, l’Etat nous a expliqué que ce montage financier n’était pas envisageable car cela était contraire aux principes européens et que de surcroît, il ne s’était jamais appliqué ! Après une perte de temps estimée à dix-huit mois, en palabres et conciliabules divers, le commissaire européen a finalement validé le projet ! ».

En résumé, et avant que ne soit expliquer le principe fonctionnel du club « Territoires ! » (lire l’article correspondant), la double question de fond que le dirigeant politique du Nouveau Centre a voulu distiller auprès de l’assistance était donc la suivante : « Pourquoi ne peut-on pas faire en France ce que l’on veut même si on est un peuple compliqué et quelles sont les institutions légitimes qui peuvent régler l’ensemble de ces problèmes de société ? ».

Peut-être que le mode participatif des clubs « Territoires ! » qui émergent aux quatre coins de notre nation apportera au fils des prochaines semaines des éléments de réponse concrets…

 

 

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