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Pascal HENRIAT décomplexé avant les échéances de 2026 : l'élu d’Auxerre reprend sa liberté d’agir et de penser

« Démissionnaire de ses mandats de « grand argentier » de l’Agglomération de l’Auxerrois et de la Ville d’Auxerre il y a quelques semaines, le conseiller départemental Pascal HENRIAT (MoDem) conserve sa position politique lui permettant d’être libre et indépendant dans ses décisions. Un arbitrage tactique qui n’est pas pour lui déplaire d’autant qu’il brosse le portrait-robot du futur édile de 2026. Un portrait qui correspond idéalement au sien ! ».  « Démissionnaire de ses mandats de « grand argentier » de l’Agglomération de l’Auxerrois et de la Ville d’Auxerre il y a quelques semaines, le conseiller départemental Pascal HENRIAT (MoDem) conserve sa position politique lui permettant d’être libre et indépendant dans ses décisions. Un arbitrage tactique qui n’est pas pour lui déplaire d’autant qu’il brosse le portrait-robot du futur édile de 2026. Un portrait qui correspond idéalement au sien ! ». Crédit Photos : Thierry BRET.

Est-il un féru de la fameuse chanson popularisée en 1981 par le regretté Hervé CRISTIANI ? « Il est libre, Max » ! On peut se le demander après l’analyse de sa posture politique actuelle. En décidant de couper avec fracas le cordon ombilical qui le reliait à ses mandats de « grand argentier » de l’Agglomération de l’Auxerrois et de la Ville d’Auxerre, tout en conservant ses fonctions d’élu, Pascal HENRIAT a repris son indépendance. Une autonomie utile pour se projeter vers l’avenir avec en point d’orgue une certaine échéance municipale, prévue en 2026…

 

AUXERRE: Il le dit lui-même sans ambages : auparavant, il avait des complexes à assumer ses responsabilités, désormais, il ne les a plus ! Pur « produit » intellectuel à l’estampille de la maison Jean-Pierre SOISSON, voilà le président départemental du MoDem de l’Yonne placé de nouveau sous le feu nourri des projecteurs médiatiques, depuis sa tonitruante annonce survenue il y a quelques semaines signifiant, non pas son retrait de la chose politique – on le sent d’ailleurs totalement revigoré l’élu auxerrois ! – mais de ses fonctions régaliennes d’adjoint aux finances de l’Agglomération de l’Auxerrois et de la Ville d’Auxerre.

Un « tremblement de terre » de force 6 ou 7 sur l’échelle sismique de la vie politique icaunaise qui n’a pas l’heur de le perturber, outre mesure : Pascal HENRIAT revendique et assume ses actes, surtout quand il n’est plus en phase concrète ni en harmonie intellectuelle avec la gouvernance actuelle.

Et ses choix d’augmenter, à titre d’exemple, la taxe foncière sur l’Auxerrois ou de procéder à des investissements superfétatoires qui, d’après lui, ne se justifient pas, sinon de grever durablement les budgets des entités institutionnelles dont il assurait jusque-là les finances.

Le garçon s’offre donc le luxe de reprendre sa destinée en main, tout en conservant ses prérogatives d’élu au sein des deux assemblées où il prendra toujours la parole mais avec un regard de plus en plus critique et tranché sur la vie de l’intercommunalité et du conseil municipal.

 

L’élu du futur devra être un maire de proximité…

 

Un désaccord profond que ne réfute pas le nouvel homme libre de l’Auxerrois. Cela se savait dans les coursives, le torchon brûlait depuis un moment déjà entre Crescent MARAULT, le maire-président et sa personne. Oublié la vice-présidence de l’Agglo, évaporé le poste d’adjoint aux finances, le soldat HENRIAT redevient donc un homme de base dans cette armée institutionnelle, prêt à livrer une partie d’échec politique qui pourrait bien désormais le faire travailler uniquement pour lui-même !

Il le dit d’abord à demi-mot – « pour l’avenir, il faudra un homme de transition qui possède l’expérience nécessaire au service de la ville… » -, puis, avec davantage de certitudes (« pour le prochain mandat, à partir de 2026, le maire élu devra refaire de l’argent, ce sera une nécessité afin de pouvoir désendetter la ville avec des emprunts et de la fiscalité… »). Avant de se lâcher un peu plus au fil de ses analyses, « l’élu auxerrois de 2026 devra être avant toute chose un édile de proximité, qui ait de l’empathie avec ses concitoyens, et qui propose une réelle vision pour l’avenir ».

Toute ressemblance avec l’orateur du jour ne serait-elle donc que fortuite ?!

Allez, allez, on pousse le bouchon du questionnement un peu plus loin, histoire de corroborer ces dires : « il est possible que je prenne tous ces éléments en considération, à condition de travailler avec une équipe qui se serait formée autour d’un véritable esprit d’ouverture politique pour mieux préserver l’intérêt des concitoyens… ».   

Puis, prudent et réaliste, Pascal HENRIAT le dit tout de go, histoire de jeter le trouble sur ses réelles intentions : « mais de tout cela, je n’en fais pas un dogme ! ».

Ne siégeant désormais ni dans l’opposition, ni aux côtés de la majorité, Pascal HENRIAT occupe donc un positionnement pour le moins original dans le paysage auxerrois et pas aussi inconfortable qu’il n’y paraît aux premiers abords. Un peu centriste comme son maître à penser du MoDem, François BAYROU !

Il se considère tel un indépendant. Donnant ainsi sa voix sur certains dossiers, présentés par la majorité. Comme rejetant les propositions qui ne correspondraient pas à son éthique politique.

« Je m’autorise le droit de vigilance et d’alerte sur des thèmes qui s’ils étaient appliqués, iraient à l’encontre des intérêts des Auxerrois et des habitants de ce bassin. Soucieux des deniers publics, je vais m’arroger le rôle de vérificateur du fait de ma longue expérience exercée aux finances… ».

Des paroles en conformité avec ses récentes prises de position où le conseiller départemental de l’Yonne clamait haut et fort qu’il fallait diminuer les investissements sur l’Auxerrois, et dans sa capitale où les ratios d’endettement viraient vers le rouge vermillon !

 

 

42 % de propriétaires contribuent au bonheur de 58 % de locataires !

 

Sur les motivations exactes qu’ils l’ont poussées à jeter l’éponge de manière définitive et à abandonner  ses deux mandats tout en se désolidarisant de la gouvernance, Pascal HENRIAT n’est pas tendre dans ses commentaires vis-à-vis de l’équipe en place. Il a la dent dure, façon « Aiguille d’Etretat » sur les problématiques de gouvernance et financières ! Les deux causes qui ont précipité son retrait.

« Le roi est seul et décide tout seul ! ». Bing, une première flèche décochée par l’élu à la fameuse casquette. On dirait du Shakespeare ! « D’ailleurs, renchérit-il, les élus n’existent pas et sont placés devant les faits accomplis ! ». Boum, là, c’est franchement Robin des Bois !

Peu avare dans les formules caustiques et ironiques, Pascal HENRIAT envoie ses « SCUD » comme s’il égrenait un chapelet !

« On est entrés dans une véritable aventure financière avec beaucoup de dépenses parce que l’Agglo a trop investi. Avec des hausses d’impôts à la clé, alors que le nouveau maire d’Auxerre avait promis qu’il n’y en aurait pas durant sa mandature… le maire a donc trahi ses promesses de campagne ! ».

Sur la taxe foncière, l’ex-argentier de l’Auxerrois ne s’en remet toujours pas. Les propriétaires ne vont donc pas être à la noce en 2024 avec des augmentations de près de 8 % dans la périphérie de la capitale de l’Yonne et de 15 % dans Auxerre intra-muros ! Les propriétaires représentent tout de même 42 % des habitants de cette zone. C’est eux qui financeront pour le compte des locataires ! Dans un vrai esprit de péréquation ?!

 

 

Des ratios d’endettements alarmistes !

 

Une progression haussière pour faire face, il est vrai, à l’inflation à deux chiffres imputable à une conjoncture internationale et macro-économique que personne n’a su prédire en 2022 ! On ne peut quand même pas tout mettre sur le dos de la gouvernance locale, que diable !

En revanche, Pascal HENRIAT tire à boulet en rouge sur le trop plein d’investissements de la Ville, soit une somme de 32 millions d’euros injectés dans une multitude de projets alors que le budget total ne s’élève qu’à 60 millions d’euros.

« Ce n’est pas tenable, à court terme ! Dans le mandat précédent – celui où Pascal HENRIAT était déjà aux manettes des finances sous l’ère de Guy FEREZ – le budget consacré aux investissements n’excédait pas les douze millions d’euros... ».

Oui mais, les mauvaises langues diront en substance que cela n’empêchera pas le patron du MoDem de l’Yonne de rendre aussi son tablier au maire socialiste de la ville en fin de mandat ! Autre temps, mêmes effets !

S’inquiétant de la période de désendettement de la ville, celui qui eut à gérer les finances d’Auxerre durant neuf ans estime qu’il faudra des années supplémentaires à la collectivité afin de pouvoir s’acquitter de ses dettes. Le nombre d’années était de sept en 2020 au début de la nouvelle mandature. Il est de onze ans en 2023. Les projections de 2025 l’évaluent à 13,5 années. Péremptoire, l’élu indépendant d’insister qu’à partir de 15 ans pour se désendetter, c’est la mise sous tutelle de la collectivité !

« Les ratios sont alarmistes et encore, tout n’est pas provisionné, ajoute-t-il en faisant allusion au projet de la déviation sud d’Auxerre.

Surnommant l’actuel maire-président de l’Auxerrois, « l’homme du passif », Pascal HENRIAT rappelle qu’une collectivité telle que celle d’Auxerre doit se gérer en « bon père de famille ».

Surtout pour éviter de figurer un jour sur le podium des villes de Bourgogne Franche-Comté où les hausses d’impôts vont battre tous les records ! Un mauvais signe adressé à leur développement et à leur attractivité !

Qu’à cela ne tienne, Pascal HENRIAT, bien dans ses baskets et libre comme l’air au niveau de son mental, intègre désormais le peloton des potentiels prétendants à la succession de Crescent MARAULT en 2026. L’élu du MoDem a donc vaincu ses complexes…et veut le faire savoir ! Sera-t-il entendu ?

 

Thierry BRET

 

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