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Philippe FREMEAUX (Alternatives économiques) : « La gauche doit reconquérir les classes populaires sans les trahir… »

« Accueilli par Hervé COUTEILLE, l’un des responsables du Cercle Condorcet à Auxerre (à gauche), l’éditorialiste et journaliste Philippe FREMEAUX a brossé une analyse pertinente de la physionomie politique actuelle. Passant sous les fourches caudines grâce à ses commentaires avisés l’ensemble des acteurs de la classe politique. En espérant, en guise de conclusion, un sursaut et une reconquête vers son électorat populaire de la gauche qui a encore un rôle à jouer à l’avenir dans l’affrontement traditionnel contre la droite… ». « Accueilli par Hervé COUTEILLE, l’un des responsables du Cercle Condorcet à Auxerre (à gauche), l’éditorialiste et journaliste Philippe FREMEAUX a brossé une analyse pertinente de la physionomie politique actuelle. Passant sous les fourches caudines grâce à ses commentaires avisés l’ensemble des acteurs de la classe politique. En espérant, en guise de conclusion, un sursaut et une reconquête vers son électorat populaire de la gauche qui a encore un rôle à jouer à l’avenir dans l’affrontement traditionnel contre la droite… ». Crédit Photos : Thierry BRET.

Impulser une nouvelle vigueur au traditionnel clivage entre la droite et la gauche n’a rien d’utopique pour l’éditorialiste qui a eu l’opportunité d’expliquer sa vision de la politique lors d’une conférence déclinée par le Cercle Condorcet à Auxerre. Rappelant que le véritable socle de l’adhésion au projet d’Emmanuel MACRON ne dépassait pas les 18 %, le journaliste d’Alternatives économiques affirme que les forces de gauche peuvent encore jouer un rôle primordial dans le pays à condition de repartir à la reconquête de son électorat naturel, y compris celui des classes moyennes, et en laissant au vestiaire, cette fois-ci, le volet de la trahison idéologique…

AUXERRE : « Il faut casser définitivement la dynamique inégalitaire qui sévit dans ce pays depuis si longtemps ! ». Débateur hors pair, fin exégète de la vie politique et économique depuis plusieurs décades, Philippe FREMEAUX, figure emblématique de l’intelligentsia de la presse nationale, a fait étape dans l’Yonne il y a peu, à l’occasion de la publication de son dernier ouvrage. Un opus sobrement intitulé : « Après Macron », paru en début d’année aux éditions du Petit Matin.

Abordant tour à tour la laïcité et les communautarismes qui clivent notre société, évoquant le poids de la transition écologique qui ne peut se comparer à un quelconque supplément d’âme destiné aux bobos dans le vent, Philippe FREMEAUX s’est présenté au public icaunais en fervent défenseur de la cause environnementale, base indispensable à l’amélioration de la qualité de vie des classes populaires.

2022 déjà dans le viseur pour anticiper l’après MACRON…

Fustigeant le Front national et ses 35 % d’électeurs, puisés pour une large part parmi cette frange de la population oubliée par les socialistes depuis François MITTERRAND, l’orateur a concentré l’essentiel de ses propos sur la reconstruction de la gauche, après l’ère Emmanuel MACRON.

« Emmanuel MACRON, c’est François HOLLANDE qui sait enfin prendre des décisions moins l’ISF !, plaisante notre confrère en déroulant ses explications analytiques sur le comportement stratégique du chef de l’Etat, l’homme s’est lancé beaucoup de défis. Si ceux-ci ne sont pas relevés, l’enjeu est de reconstruire la gauche pour assurer l’alternance lors des prochaines échéances électorales présidentielles… ».

Chacun fourbit déjà ses armes pour 2022, date butoir si loin et si proche à la fois.

« La crainte serait de subir une alternance liée à une droite radicalisée, poursuit l’homme de lettres, on ne peut bâtir réellement un après MACRON que si certaines conditions sont enfin réunies pour la gauche. Il faut surtout les faire partager à un maximum d’acteurs… Quand MACRON fait l’éloge du premier de cordée, la gauche doit dire qu’elle incarne une égalité véritable des possibles via le logement, la santé et la défense des retraites, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui… ».

Une gauche incapable de mettre en place un programme socio-démocrate

Constatant avec amertume que la gauche n’a pas su aborder le nécessaire virage inspiré par les idéaux socio-démocratiques, Philippe FREMEAUX a le sentiment que 1983 fut une année charnière quand François MITTERAND a trahi les siens.

« La gauche a été incapable de porter cette vision nécessaire du progrès, en essayant d’éradiquer réellement le chômage de masse. L’accompagnement économique n’a pas suivi tandis que la construction européenne a été instrumentalisée. De là, est apparue la puissante progression du Front national… ».

Seule la période de gouvernance incarnée par Lionel JOSPIN trouve grâce aux yeux du conférencier. « C’est l’un des rares à avoir fait ce qu’il avait annoncé ! Son discours séduisait les classes moyennes et populaires avec du réalisme macro-économique, mis en œuvre autour d’une réforme audacieuse qui se traduisait par l’adoption des 35 heures… ».

Sévère sur la politique appliquée par François HOLLANDE (« il a tenté de reproduire MITTERRAND en moins bien »), le journaliste reste catégorique dans son jugement : « Il a dit qu’il avait réussi au terme de son quinquennat : en vérité, ce fut un bide, avec cette politique de falot… François HOLLANDE est resté prisonnier de son logiciel qu’il a appris durant ses études ! ».

Critiquant l’ancien pensionnaire de l’Elysée pour son manque de discernement sur le devenir de l’Europe, l’orateur s’interroge sur l’absence d’un nouveau programme orienté vers l’emploi des jeunes qui n’a jamais vu le jour.

Quant à Benoît HAMON, malheureux candidat à la dernière présidentielle avec ses 6 % de suffrages, « il possédait une vision trop pessimiste de la société pour convaincre les classes populaires ». Même si le revenu universel et les vraies attentes sociales (santé, retraite, éducation…) que ce dernier avait mis en exergue durant sa campagne auraient pu séduire l’opinion.

La République en marche, parti peu structuré mais très hégémonique

Quant au président actuel, il a bénéficié du terreau nécessaire favorisant son accession au pouvoir suprême. La volonté du « dégagisme » parmi la classe politique, la convergence affirmée de cesser les querelles de comptoir entre la gauche et la droite, sont autant d’arguments ayant parachevé le succès du jeune prodige de 39 ans au palais de l’Elysée. Toutefois, dubitatif, Philippe FREMEAUX questionne l’assistance sur les alternatives possibles à l’instant « t ».

« C’est clair, précise-t-il goguenard, on ne sait pas où vont les socialistes : si rénovation il y a, c’est hors les murs ! Quant aux écologistes, ils ont totalement disparu du paysage de l’Assemblée nationale : il plane une incertitude sur leur positionnement. A droite, la physionomie n’est guère enviable : divisée, laminée, elle se cherche un leader charismatique mais ne le trouve pas. Le Front national traverse une crise identitaire importante avec la perte de crédibilité de sa dirigeante qui aura manqué totalement son rendez-vous avec les Français au soir d’un certain débat télévisé. Quant à la France insoumise, certes, le mouvement dispose d’un leader au charisme évident mais il s’est isolé en cultivant son rôle de premier opposant en permanence. Tout cela profite à Emmanuel MACRON qui a choisi d’occuper une position centriste avec LREM, jeune mouvement qui est peu structuré mais très hégémonique… ».

Alors, cette victoire de mai 2017 est-elle réellement un concours de circonstance ? « Oui, affirme Philippe FREMEAUX, objectivement, le futur président de la République a été pris au dépourvu car il ne s’y attendait pas. Ce n’est ni un orateur ni une personne empruntée d’une réelle aura. Mais, il a su incarner au bon moment la promesse d’un changement radical populaire qui ne voulait pas de l’extrême droite ni de Benoît Hamon ni de la France insoumise et encore moins des Républicains… Bref : c’est un ralliement avec des composantes de la droite modérée et une gauche réaliste qui ont conduit le jeune candidat à la tête de l’Etat… ».

Captant une belle prise de guerre dans le camp des écologistes (Nicolas HULOT), caressant dans le bon sens du poil les partisans de la suppression de l’ISF, séduisant le patronat avec une réelle volonté d’accélérer enfin les processus de la relance économique, éradiquant du paysage, en partie, la taxe d’habitation en saupoudrant de justice sociale et en balayant les conservatismes, Emmanuel MACRON a su redonner de l’espoir à la nation toute entière au lendemain de son élection. Sachant que celles et ceux qui lui ont accordé sa voix ne souhaitent pas son échec, au risque de conforter au pouvoir la droite radicalisée ou les extrêmes.

Louables intentions, mais pour combien de temps ?

Certains corporatismes comme les cheminots et les syndicats d’ouvriers, mais aussi les professionnels de santé ou des milieux agricoles, pourraient très vite perturber la ligne actuelle de la politique gouvernementale. Eu égard à l’actualité sociale.

« Tous ceux qui espéraient davantage de libération démocratique de la part du macronisme sont déçus !, assène Philippe FREMEAUX.  

Le chemin conduisant à la réélection de l’actuel président sera soit parsemé d’embûches soit à vivre comme un véritable parcours du combattant…

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