La passe de quatre pour le maire bâtisseur ? Guy FEREZ exhorte son électorat à sanctionner « l’amateurisme »…

« Une allocution plus succincte que d’ordinaire mais riche en enseignements sur les orientations du candidat-président de l’Agglo et de la Ville d’Auxerre à quelques heures du premier tour du scrutin : Guy FEREZ a brossé une synthèse précise de ses choix, ses désirs, ses stratégies, ses coups de boutoir. Donnant la primeur au rajeunissement et à l’expérience pour ce qui pourrait être en cas de réussite le quatrième mandat… ». « Une allocution plus succincte que d’ordinaire mais riche en enseignements sur les orientations du candidat-président de l’Agglo et de la Ville d’Auxerre à quelques heures du premier tour du scrutin : Guy FEREZ a brossé une synthèse précise de ses choix, ses désirs, ses stratégies, ses coups de boutoir. Donnant la primeur au rajeunissement et à l’expérience pour ce qui pourrait être en cas de réussite le quatrième mandat… ». Crédit photos : Thierry BRET.

Ecourtée pour laisser la place par écran cathodique au président Emmanuel MACRON qui intervenait à vingt heures, la prise de parole de Guy FEREZ candidat à sa propre succession n’en demeura pas moins dense et énergique. Face à un auditoire bien garni (plus de quatre cents personnes) qui avait bravé leur peur du coronavirus, le maire-président de l’Agglo fit un exercice oratoire de synthèse sans aucune note où il énonça toutefois plusieurs de ses grands chantiers à mener pour le bien-vivre à Auxerre. En conspuant l’ignorance et l’amateurisme de ses adversaires qu’il ne daigna point nommer…

AUXERRE : La pendule et la sécurité. Deux aspects essentiels qui sont à retenir au point de vue de la logistique de cet ultime rendez-vous avec les électeurs, vécu ce jeudi soir.

Pas un supporter de l’édile auxerrois n’aura pu échapper à la sagacité et aux contrôles sanitaires mis en place à l’entrée de la salle VAULABELLE qui accueillait ce tour de piste d’avant scrutin. Le coronavirus n’était pas invité à y rentrer. Par conséquent, et dans un esprit bon enfant, chacune et chacun des sympathisants se prêta volontiers au jeu du nettoyage des mains réglementaire. Avec discipline et bonhomie.   

La montre était elle aussi partie prenante de ces futurs échanges entre les orateurs et le public. En maître de cérémonie avisé pour garantir la vérification temporelle de l’exercice : Marc  PICOT (directeur du cabinet du maire) positionné aux avant-postes de la tribune. Il devait le répéter à maintes reprises à qui voulait l’entendre : les allocutions seront raccourcies pour suivre l’intervention télévisée du chef de l’Etat devant s’exprimer à 20 heures tapantes sur les mesures à prendre pour juguler la propagation invasive du virus inquiétant.

Directrice de l’école des Rosoirs et colistière de l’équipe « Un nouvel équilibre », Sophie FEVRE eut le privilège d’ouvrir le bal afin d’expliquer les motivations de son engagement. Elle insista lourdement sur le fait que « d’égrener des rêves utopiques auprès des Auxerrois sans les avoir budgétés au préalable ne constituaient pas les bases d’un programme pérenne et sérieux… ».

 

 

 

Placer la jeunesse et l’intelligence en orbite…

 

Puis, nimbé par la lumière de projecteurs blafards, arrive sur la scène un Guy FEREZ prenant possession du pupitre comme à son habitude. Pas de notes, et une maîtrise mémorielle qui lui permet de débiter le flux de ses pensées avec aisance…

D’abord, il remercie. Puis congratule ses colistiers. Ses fidèles, aussi. Ainsi que toutes ces voix anonymes qui apporteront leurs suffrages. Se faisant le prêcheur d’une grande fraternité où « les uns vivent avec les autres dans le respect et l’altruisme qui correspond à la règle d’or de son engagement dans la vie politique… ».

Viennent ensuite les espérances. Liées au renouveau incarné par ce printemps. Toutefois, elles ne dépendent pas de lui, tout seul. Le maire d’Auxerre s’en remet aux autres pour qu’il représente ce nouvel équilibre dont il est l’ardent défenseur. Une alchimie que puise son creuset d’idées et de dynamisme via la jeunesse qui l’accompagne dans l’aventure. Il faut aussi de l’audace. « Nous en aurons besoin demain et après-demain, clame-t-il haut et fort.

 

 

Curieusement, Guy FEREZ s’épanche. Un peu plus que de coutume. Pas sur son sort, non, mais sur l’image et le bilan qu’il pourrait laisser un peu plus tard. Une fois l’heure du retrait en politique venu. « Le plus loin possible, plaisante-t-il afin de rassurer ses troupes.

« Je ne veux pas être enfermé dans la nostalgie et le regret, confie-t-il, je veux simplement être un passeur : celui d’une nouvelle génération intelligente, brillante, qui œuvre au service de notre ville… ».    

Du petit lait à siroter voluptueusement pour les composantes trentenaires et quadragénaires de la liste. N’est-ce pas Mathieu DEBAIN ? N’est-ce pas Mani CAMBEFORT ? N’est-ce pas celles  et ceux  qui pourraient se révéler dans le futur mandat en cas de victoire ?

 

 

  

Le refus de l’amateurisme et de l’ignorance

 

Quant aux adversaires dont il prendra le soin de ne pas les nommer même s’il les a étrillés, l’édile en place se dit stupéfait, « voire estomaqué par trop de voix qui portent les stigmates de l’amateurisme et de l’ignorance ».

Puis, décochant une nouvelle flèche, « ce sont des voix suffisantes qui ont du mal à cacher leurs insuffisances ».

Appelant à opposer le front de l’expérience et des compétences à celui de l’amateurisme, Guy FEREZ insista ensuite sur la vision nécessaire que se doit de posséder un prétendant au précieux sésame municipal dans la future gouvernance.

Rejetant l’idée de répertorier l’ensemble du programme, l’orateur ponctua de quelques exemples bien saillants ses faits d’arme pour le prochain mandat.

« Demain, je veux conduire au même rythme les projets et le renouvellement urbain de nos quartiers, qu’il s’agisse des Rosoirs, de Sainte-Geneviève ou du cœur de ville. J’y tiens ! Au nom de l’unité de la ville, il est stupéfiant de penser que nous souhaiterions dresser tel quartier contre un autre ou telle catégorie de la population à une autre ! ».

Alors, oui, il le réaffirmera tout de go : il construira le nouveau parking de Saint-Vigile, il aménagera l’Arquebuse et la place des Cordeliers. En bâtisseur dont il se définit.

« Je ferai ce qui a été annoncé, car nous sommes des élus bâtisseurs ! Nous avons besoin de logements sociaux, et bien nous les érigerons ! Je m’insurge aussi quand on dit que je ne favorise pas l’investissement privé… ».

Preuve à l’appui avec les quarante nouveaux logements qui seront bientôt disponibles en centre-ville.

 

 

 

 

Le volet économique ne fut pas oublié de ce discours. « Quelle ignorance de dire que le dynamisme n’est pas au rendez-vous alors que l’Agglomération de l’Auxerrois englobe 18 % des habitants de notre territoire et qu’elle est porteuse de 30 % des emplois ! ».

Se rapprocher de l’Ile-de-France pour y développer des axes de travail autour du développement économique figure déjà dans les coursives depuis deux ans. Grâce à une symbiose maîtrisée avec l’intervention de Nicolas SORET (président du PETR Nord) et de l’Etat.

Quant à la finalisation du contournement sud de la ville, il intègre les futurs projets du programme, en étant d’ores et déjà budgété.

« Je pourrai évoquer la culture, la solidarité à l’égard de celles et ceux qui sont dans la précarité, le commerce, l’accessibilité aux personnes âgées et en situation de handicap, le tourisme, l’écologie…Mais au-delà de la servitude qui existe à assumer la gouvernance d’une ville (et je l’assume pleinement), ce que je sais, c’est que j’ai en moi la ferme volonté de poursuivre le chemin et d’inciter les Auxerrois à ne pas prendre le risque d’une période aventureuse en empruntant une autre voie… ».

En terme clair, et pour résumé, dans un environnement anxiogène, serait-il convenable de se dispenser de repères faits de compétences et de solidité pour Auxerre ?

La réponse sera dans les urnes dès le premier tour ce dimanche…

 

 

 

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