L’Aile ou la Cuisse : la Brasserie de la Gare à Sens, du fait maison pour séduire tous les palais !

« Implantée juste en face de l’accès ferroviaire fréquenté par plus de 4 000 Sénonais se rendant quotidiennement à Paris, la « Brasserie de la Gare » demeure une table authentique et exquise de la place. Du fait maison et un rapport qualité/prix des plus corrects… ». « Implantée juste en face de l’accès ferroviaire fréquenté par plus de 4 000 Sénonais se rendant quotidiennement à Paris, la « Brasserie de la Gare » demeure une table authentique et exquise de la place. Du fait maison et un rapport qualité/prix des plus corrects… ». Crédit Photos : Gauthier PAJONA.

D'ordinaire, par un beau jour printanier, assis en terrasse, tout en admirant les jolis massifs plantés par les jardiniers municipaux sénonais (sincère bravo à leur  professionnalisme !) en sirotant un verre, on peut entendre par vent d'ouest les annonces en provenance de la gare de Sens : « le train TER numéro 891485.... » sauf que, ce jour-là, point de terrasse, car, comme l'eût dit mon grand-père maternel, il pleuvait comme « une vache qui pisse ! ».

 

SENS : Poussons la porte de cet établissement emblématique du parvis ferroviaire.  Au plafond, subsistent encore moult ballons colorés, souvenir de l'an 1, dignement fêté la veille, semble-t-il !
Après une trop longue période de fermeture, Fred, l'homme des nuits bigarrées de « La Fonderie » de Soucy, en binôme avec Sabine, sa souriante sœur, a rouvert cette belle antre gourmande, qui dans un lointain passé fit hôtel 24/24 ou presque ! Leur credo a de suite fonctionné : de bons produits, bien cuisinés, assortis d'une dose certaine de convivialité. Des racines familiales aveyronnaises peuvent en attester !
Aux fourneaux, « bon sang ne saurait mentir », le jeune cuisinier Benjamin DUCASSOU boucher à l'origine s'applique et se régale à satisfaire la clientèle aussi ! Séquence nostalgie des eighties, lorsque l'établissement était tenu par le couple MASSOLOT, d'anciens bouchers de Malakoff (Hauts-de-Seine). De bon matin, ça ripaillait sec, avec les gars du proche abattoir, entre terrine de pied de porc et tête de veau. Au service, il y avait un « p'tit jeune », qui plus tard, fit sa place dans le coin : Francis BLANCHE ! Bon mais ça, c'était avant, revenons à...2022 !

 

 

Un nectar des temps passés à redécouvrir le « Lillet »…


L'ardoise du jour (plat du jour à 13 euros et une formule à 16 euros) est plutôt alléchante. Prenons le temps de la réflexion, en dégustant un délicieux apéritif : un verre de « Lillet » rosé édulcoré de « Schweppes-agrume », accompagné de petits fours (rare et délicate attention, pas vrai !).

Le « Lillet », nectar bordelais des temps passés, faillit disparaître, et dut sa renaissance, voici quelques années à Olivier MARTIN, orfèvre mondialement connu en matière de spiritueux. Il visita plus de cent pays de par le monde, toujours en quête de belles raretés. Pour le « Lillet », ce fut moins lointain !

Arrivent alors au comptoir,  « M. Extincteur » et Jean-Pierre, le bricoleur rigolard natif de Gron. Ils commandent deux « jaunes » à l'unisson, que le patron leur sert avec quelques frites maisons !

 

Un œuf à la coque truffé servi avec un zeste d’élégance…


Mon assiette d'œuf à la coque truffé arrive alors. Elle est très bien dressée, non sans une certaine élégance, avec ses petites mouillettes, mais aussi une salade bien assaisonnée. J'accompagne ce plat d'un « Vézelay blanc » du domaine Yves et Delphine DUPONT de Saint-Père-sous-Vézelay. Un vin que votre serviteur vous recommande !

Pendant ce temps, arrive tout trempé, un cyclotouriste, soulagé de se mettre à l'abri ! En sirotant son verre de « Chablis », il me raconte arriver de la jolie commune de Condrieu (quel vin !) après plusieurs étapes. Bon appétit, jeune homme !

 

 

Le fait maison est en vedette dans  l’établissement…

 


Pour suivre, c'est un désormais classique de notre cuisine poissonnière : un « fish and chips », ici joliment présenté. La cuisson nette du poisson, les délicieuses frites faites maison, vous savez avec de vraies patates, si, si ! Et une sauce tartare onctueuse. C'est délicieux. Ce plat, je l'ai dégusté moult fois antan, de par le monde, mais mon premier, ce fut à l'occasion d'un voyage scolaire en Angleterre en 1975. Le poisson était alors servi sur du papier journal, avec une belle rasade de vinaigre !
Les clients arrivent en force ce midi-là. Sitôt débarrassées, les tables sont redressées pour accueillir de nouveaux convives ! A la table d'à côté, quelqu'un explique à ses compères que ses visites chez l'orthophoniste l'aide à mieux s'exprimer, comme quoi…

 

 

Les plaisirs d’un bon déjeuner rassérénant…  



L'assiette de trois fromages arrive à bonne température (bravo ! C'est plutôt rare) et bien choisis : cantal, soumaintrain bien affiné pour terminer par un comté. Je me suis alors laissé tenter par un « Irancy » du vigneron Benoît CANTIN,  bonne pioche !

En dessert, la tarte au citron revisitée ne me laisse pas un souvenir impérissable : la meringue est trop sucrée, et il manque ce parfum d'agrume de l'appareil citronné. Nous la revisiterons une fois prochaine, mieux citronnée, espérons-le !

Dehors, il pleut et il vente. Quel temps ! Décidément, rien de tel qu'un bon déjeuner rassérénant !
Bravo à nos jeunes aubergistes du XXIe siècle ! Pour sûr, leurs glorieux prédécesseurs du siècle passé auraient des raisons bien légitimes d'être fiers de ces courageux.

 



En savoir plus :

 

Les - : les serviettes en papier mériteraient une qualité un brin supérieure svp !

Les + : le cadre est chaleureux, on s'y sent à l'aise ! Le bon rapport qualité-prix, avec de la bonne cuisine. Quant aux toilettes, elles sont très propres.

La Brasserie de la Gare

3 Place François Mitterrand

89100 SENS

Tel : 06.31.47.29.06.

 

Gauthier PAJONA

 

 

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