Ils ne veulent plus être les oubliés du plan de relance : les syndicats de l’éducation réclament plus de considération

« Les professionnels de l’Education nationale désirent plus en termes de considération et de réelles avancées pour résoudre le monceau de problèmes qu’ils dénoncent depuis tant d’années… ». « Les professionnels de l’Education nationale désirent plus en termes de considération et de réelles avancées pour résoudre le monceau de problèmes qu’ils dénoncent depuis tant d’années… ». Crédit Photos : Thierry BRET.

Ils vont remettre le couvert d’ici quelques jours. Au titre de l’intersyndicale. Parce qu’il est nécessaire d’unir ses voix pour se faire entendre. Parce qu’il existe aussi d’autres combats dans ce monde inégalitaire au niveau du travail. Force Ouvrière, Sud Education, CGT Education et la FSU sont plus que jamais unis comme les cinq doigts de la main pour porter leurs messages. De plus en plus fort…

 

AUXERRE : Même s’ils ont obtenu audience auprès du DASEN, le directeur académique de l’Education nationale sur le département Vincent AUBERT, les professionnels de ce secteur d’activité se sentent de plus en plus exclus de la réalité économique.

La récente journée de mobilisation ayant fédéré une quarantaine de participants dans les rues de Sens, légèrement plus à Auxerre (environ 70 manifestants) l’atteste.

Le ras le bol se généralise dans les soupentes de ce corps de l’Etat qui se sent lésé à chaque rentrée. Pour eux, les effets du quoi qu’il en coûte sont dérisoires, voire insignifiants tant les enseignants et les personnels évoluant dans ce giron corporatiste voient leurs prérogatives fondre comme neige au soleil d’une année à l’autre.

L’épisode douloureux de la COVID n’aura fait qu’aggraver les choses. Dans tous les degrés de l’enseignement. Sans omettre le supérieur qui aura été grandement pénalisé par les mesures successives du confinement.

Le « toujours moins » appliqué à l’Education nationale depuis des années devient une rhétorique insupportable pour les syndicats ad hoc. Entre les suppressions de postes, la réforme du bac qui aura fait exploser les lycées ou l’orientation confuse des élèves, les enseignants ne savent plus à quels saints se vouer si tant est qu’il existe encore un bon dieu !

A cours de moyens, les profs veulent plus. Pour le bien-être de leurs jeunes apprenants, au nom du code déontologique qu’ils défendent. Tout simplement.

 

 

En savoir plus :

Le cortège n’a pu emprunter comme initialement prévu la rue du Temple pour rejoindre le centre-ville d’Auxerre. Un détour de plusieurs centaines de mètres synonyme de remise en forme avant les autres échéances revendicatives !

 

Thierry BRET

 

 

 

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