De l’espoir à la réalité : de jeunes migrants vivent une fabuleuse aventure les menant vers la vie active…

« Avoir un regard différent sur les migrants et les aider à se fondre parmi la société par le prisme de l’insertion professionnelle, c’est tout l’enjeu du programme « HOPE » porté par de nombreux acteurs institutionnels et entrepreneuriaux des filières artisanales et industrielles. A l’instar de l’AFPA Migennes, de Synergie et de tant d’autres encore dans l’Yonne… ». « Avoir un regard différent sur les migrants et les aider à se fondre parmi la société par le prisme de l’insertion professionnelle, c’est tout l’enjeu du programme « HOPE » porté par de nombreux acteurs institutionnels et entrepreneuriaux des filières artisanales et industrielles. A l’instar de l’AFPA Migennes, de Synergie et de tant d’autres encore dans l’Yonne… ». Crédit photos : SYNERGIE.

L’histoire est belle. Faite de rencontres fructueuses, elle se compose de moments intenses au plan émotionnel. Car, à l’issue de ce parcours pédagogique si riche et abouti, les participants y trouvent leur compte. En rejoignant le milieu de l’intérim. Débutée en novembre, cette initiation à la vie professionnelle se terminera le 25 mai. Grâce à l’altruisme solidaire de plusieurs entreprises de l’Yonne, partenaires indéfectibles de ce projet…

AUXERRE : Le programme se nomme « HOPE ». « Espoir » en anglais. Mais, c’est aussi un acronyme qui signifie Hébergement Orientation Parcours vers l’Emploi. Porté par SYNERGIE, l’un des acteurs du travail temporaire.

Ouvert aux migrants, demandeurs d’asile, réfugiés et protégés subsidiaires (des personnes qui courent un risque dans leur pays), il offre une diversité didactique optimisant les facteurs de réussite à l’insertion sociale.

Dans l’Yonne, ce copieux menu a été enclenché le 25 novembre. A l’instar de ce qui a été décidé à l’échelon régional. Durant huit mois, cet accompagnement vers les métiers du bâtiment, de l’automobile et de l’industrie s’applique sans relâche aux 127 réfugiés sélectionnés sur le territoire.

Ils sont une douzaine à en bénéficier sur notre seul département. Parmi les partenaires institutionnels : Pôle Emploi, la Direction régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale, l’Office français de l’immigration et de l’intégration ou encore l’AFPA.

Les entreprises ne sont pas absentes de cette initiative louable et solidaire. Plusieurs d’entre elles, positionnées sur le segment de l’industrie cautionnent cette déclinaison intelligente de ce parcours de formation. C’est le cas de FRUEHAUF, AD METAL, FIMM, ANTHALYS, TPMS, CONIMAST ou encore PRATEC.

 

Le CAP soudeur qualification visée à l’AFPA Migennes…

 

En janvier, à la date du 22, stagiaires et entrepreneurs ont pu se présenter et échanger lors d’une rencontre conçue sous la forme d’un job dating. Une réussite, manifestement, selon les premiers retours. Ce fut une belle opportunité de casser les codes habituels autour des migrants, et de vivre une grande leçon de vie.

Si les stagiaires ont déjà vécu une période d’immersion en entreprise, ils y retourneront du 20 au 30 avril avec un réel enthousiasme. Notamment pour y mettre en pratique ce qu’ils ont appris autour du métier de la soudure durant ces heures d’apprentissage motivantes.

En effet, au terme des quatre cents premières heures de cours consacrées à la compréhension grammaticale du français, les apprenants ont poursuivi par une formation qualifiante d’un métier. L’objectif in fine étant l’obtention d’un CAP (Certificat de compétence professionnel) reconnu par le ministère du Travail.

Le 25 mai, le bilan final de cette opération sera donné dans les locaux de l’AFPA de Migennes. Sans doute, devrait-il être positif. Et annonciateur d’une poursuite de ce programme…

 

 

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