Nouvelle information capitale à ajouter dans le kafkaïen dossier de la vente du fameux édifice cistercien de l’Yonne, l’abbaye de Pontigny ! La cession de ce domaine patrimonial et spirituel sera à l’ordre du jour de l’assemblée plénière de la Région BFC les 10 et 11 décembre prochains. L’un des trois candidats à ce rachat, la congrégation religieuse de la Fraternité Saint-Pierre, reste en pole position dans la course finale. D’autant que son offre d’achat est supérieure au prix de vente initial…

PONTIGNY : C’est un cap très important qui vient d’être franchi dans le dossier de la future acquisition du domaine de l’Abbaye de Pontigny. L’un des trois prétendants au rachat de ce site cistercien qui demeure pour les exégètes de la spiritualité la seconde des quatre infrastructures religieuses les plus importantes du globe ayant contribué au rayonnement de l’ordre de Saint-Benoît et de Cîteaux vient de corriger sa proposition financière. Une correction résolument portée à la hausse !

La congrégation religieuse de La Fraternité Saint-Pierre vient en effet d’élever son offre d’achat initiale, la fixant désormais à 2,1 millions d’euros. Sachant que le prix de vente est estimé à 1,8 million d’euros.

Une décision prise le 27 novembre dernier par l’ordre religieux. Présente dans une quarantaine de diocèses à l’échelle de l’Hexagone, la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) est une société cléricale de vie apostolique et de droit pontifical.

 

Un règlement financier immédiat et sans conditions…

 

Apparue en 1988, cette communauté de prêtres au service de l’Eglise travaille à une double mission : la formation et la sanctification des ecclésiastiques. La semaine dernière, l’un de ses représentants, l’abbé Benoît PAUL-JOSEPH, supérieur du district de France, a adressé à la présidente de l’exécutif régional Marie-Guite DUFAY une synthèse du projet de rachat émanant de la fraternité religieuse, agrémentée d’un courrier faisant mention de la hausse de l’offre financière.

Un message dans lequel il est clairement spécifié que la congrégation était tout à fait disposée à prendre à sa charge les 300 000 euros de travaux actuels effectués sur la toiture du bâtiment. Une réhabilitation de cette partie de l’ancien édifice monacal que la Région a lancé il y a quelques semaines avant la vente.

De nouveaux éléments instructifs qui permettront peut-être au Conseil régional d’adopter la meilleure des décisions pour la cession de ce bien intemporel. Surtout que la Fraternité Saint-Pierre se dit prête à payer la somme de 2,1 millions d’euros de manière immédiate et sans conditions !

Une offre plutôt alléchante qui devrait faire réfléchir à deux fois les conseillers régionaux avant que ces derniers ne livrent leurs verdicts !

Le dossier sera, précisons-le, abordé lors de l’assemblée plénière des 10 et 11 décembre prochains, dans l’hémicycle du boulevard de la Trémouille.

 

 

Retour au spirituel ou pur développement économique : le dilemme

 

Toutefois, la congrégation religieuse n’est pas la seule des candidates à se positionner dans cette affaire. Deux autres projets ont été déposés dans la corbeille des prétendants : celle d’une association nationale et surtout l’offre de l’entrepreneur François SCHNEIDER par le prisme de sa fondation.

Situé aux pieds des Vosges, le Centre d’Art Contemporain de Wattwiller est l’une des œuvres de ce mécène, fondateur d’un groupe agroalimentaire qui possède dans sa besace l’exploitation de la source naturelle locale. Il y propose à l’année des expositions et une programmation culturelle dans un cadre idyllique. Son intérêt pour l’Yonne ne date pas d’hier.

François SCHNEIDER s’était impliqué au début des années 90 dans le projet de développement du domaine golfique de Roncemay. Intéressé aujourd’hui par le rachat de l’abbaye de Pontigny, l’industriel aimerait y faire éclore un concept articulé autour de la terre. Via de la confection de pain et d’huiles essentielles, d’espaces d’exposition à vocation culturelle et même l’accueil d’une infrastructure hôtelière de grand standing.

 

Une cession qui provoque des remous dans la sphère politique…

 

L’un des principaux opposants à la privatisation de ce domaine patrimonial n’est autre que le président du groupe Rassemblement National Julien ODOUL. Celui-ci s’offusque de la vente de ce site culturel, religieux et historique majeur de Bourgogne Franche-Comté érigé en 1144.

Un lieu, qui rappelons-le, représente 9,5 hectares de surfaces foncières et près de 6 000 mètres carrés de bâtiment qui appartiennent à la Région depuis 2003.Il nécessite une enveloppe de 200 000 euros annuelle pour son entretien, chose que cette dernière ne souhaite plus en supporter les charges.

Le 06 novembre, accompagné de Jacques RICCIARDETTI, vice-président du groupe RN et conseiller régional du Doubs, l’élu de Sens a effectué le déplacement in situ à la suite d'une alerte informative émanant de Serge SCAPOL, président de l’Association de l’orgue de Pontigny.

Les deux élus du RN s’indignaient alors à l’idée de voter à la sauvette et en urgence un « projet non abouti puisque la Fondation Schneider n’avait toujours pas déterminé les partenaires hôteliers avec lesquels le projet serait peut-être réalisé… ».

Le vote, initialement programmé au 13 novembre, avait été retiré de l’ordre du jour de l’assemblée plénière. Et renvoyé à une future session. Celle qui se profile les 10 et 11 décembre prochains.

 

 

 

Roselyne BACHELOT invitée à s’exprimer sur ce dossier…

 

Il y a quelques jours encore, Julien ODOUL est remonté au créneau. En adressant une missive à la ministre de la Culture, Roselyne BACHELOT.

Dans cet écrit, il fait part de son inquiétude à sa correspondante sur les dangers qui pourraient survenir sur le domaine de Pontigny si la cession du bien devenait effective dans le cadre du projet hôtelier porté par la Fondation Schneider.

« Le domaine cherche aujourd’hui le projet qui pourra lui redonner vie et permettre à tous les Bourguignons et tous les Francs-Comtois de découvrir un site exceptionnel, tout à la fois par son passé cistercien et les flamboyantes « Décades », organisées pendant trente ans. L’absence de concertation avec les élus locaux ou les services de l’Etat, l’opacité entourant la sélection de la Fondation Schneider, la crise sanitaire et enfin la proximité dans quelques mois des élections régionales, ne permettent pas selon moi, d’identifier sereinement le projet le plus adapté… ».

En filigrane, l’élu RN d’ajouter dans son courrier que « le choix de ce rachat doit s’inscrire dans le long terme pour permettre une transmission respectueuse d’un patrimoine partagé avec les Bourguignons et Francs-Comtois mais aussi intimement lié avec une abbatiale construite au XIIème siècle… ».

Saisissant de manière officielle la ministre de la Culture dont il attend en retour la réponse, le porte-parole du groupe RN au Conseil régional exige également des garanties sérieuses pour que ce patrimoine reste accessible à tous.

Sans qu’il n’ait à subir des altérations architecturales et que souffle toujours l’esprit d’illustres personnages ayant fréquenté l’endroit tels que Adèle de Champagne, Paul Desjardins, André Gide, Roger Martin du Gard, Jean-Paul Sartre, Antoine de Saint-Exupéry, Gaston Bachelard ou encore André Malraux.

Dans l’Yonne, des voix se font également entendre et prennent position en faveur d’une réappropriation de ce domaine spirituel par la congrégation religieuse de la Fraternité Saint-Pierre. C’est le cas en particulier de l’ancien édile de Chevannes, Jacques CHANARD qui ne cache pas sa profonde désapprobation si le projet à vocation purement économique venait à l’emporter…

Thierry BRET

 

Une frange de ses attaches familiales est issue de notre territoire. Un territoire qu’il a déjà fréquenté à maintes reprises lors d’événementiels honorant l’un de nos produits de référence : le vin. Il n’en fallait pas davantage pour que l’animateur et journaliste sportif ne s’érige en qualité d’ambassadeur bénévole de l’Yonne pour porter haut l’étendard de notre contribution à la logistique des Jeux Olympiques de Paris, en tant que terre d’accueil…

AUXERRE : Figure emblématique de la sphère audiovisuelle, Nelson MONFORT soutient l’initiative « Yonne 2024 » portée par le Département et le Comité olympique et sportif départemental. Une démarche qui avance et qui fédère aujourd’hui bon nombre de structures, institutionnelles mais aussi issues du monde professionnel, toutes partenaires car aimant le sport.

Ces dernières sont désireuses d’apporter leurs encouragements et leurs soutiens à ce concept rassembleur où l’Yonne a la chance de devenir une véritable terre de jeux et d’accueil à l’été 2024. Lors de la réception de l’évènement le plus populaire de la planète en France.

L’idée d’endosser ce rôle d’ambassadeur de notre territoire a donc séduit le journaliste vedette de France Télévisions, grand connaisseur des J.O. Détenteur depuis novembre 2019 du label « Terre de jeux », notre département s’est vu confié à l’automne un véritable challenge par les organisateurs des Jeux de Paris (olympiques et paralympiques) : servir de centres de préparation pour les athlètes.

 

Sept sites Icaunais sélectionnés par le comité d’organisation…

 

Conséquence, sept sites ont été retenus selon un cahier des charges précis pour répondre aux besoins de l’équipe organisatrice. Il s’agit de l’Entente Sportive du Florentinois pour l’athlétisme olympique et paralympique, du Rugby Club Auxerrois pour le rugby, du club Sens Volley 89 pour le volley-ball, de la Sentinelle de Brienon-sur-Armançon pour le tir à l’arc olympique et paralympique, du Tennis-Club de Sens pour le tennis, de l’AJ Auxerre pour le football et de la Patriote Sénonaise pour le tir sportif olympique et paralympique.

Ces structures mettront à disposition d’athlètes du monde entier leurs centres d’entraînement et de formation avant les épreuves de l’été 2024.

Quant au Comité départemental olympique et sportif de l’Yonne, présidé par Patrice HENNEQUIN, il prévoit en concertation avec le Conseil départemental de réunir tous les acteurs de ce projet, à savoir les EPCI et les communes, dès que les conditions sanitaires l’autoriseront.

L’objectif sera alors de fédérer l’ensemble des partenaires autour d’un programme d’actions ouvert au domaine culturel et aux axes touristiques. Un projet qui devrait courir jusqu’en 2027. Bien au-delà des trente-troisièmes jeux d’été de Paris.

Thierry BRET

 

Dix pour cent des start-ups françaises sont fondées par des femmes. Seulement, 7 % des levées de fond leur viennent en aide. Un paradoxe que souhaite inverser l’un des principaux opérateurs de télécommunication dans le monde : ORANGE. Il ne reste plus que quelques heures, soit jusqu’au 15 novembre à minuit, pour déposer sa candidature au programme « #Femmes Entrepreneuses » permettant de bénéficier d’un  soutien synonyme de succès…

 

DIJON (Côte d’Or) : Ambitieux programme que celui-ci. Non seulement, il s’articule autour d’un axe collaboratif mettant en exergue la force de l’ancrage territorial et la présence d’un grand groupe à ses côtés ; mais en outre, il offre son lot de conseils personnalisés et de formations adéquates pour devenir la meilleure entrepreneuse qu’il soit !

C’est le principe fondamental de ce soutien inconditionnel à l’entrepreneuriat au féminin développé depuis trois saisons par l’un des acteurs majeurs des télécommunications, ORANGE. Un positionnement né de la volonté de l’une de ses dirigeantes, Fabienne DULAC, directrice exécutive d’Orange France.

Plus de 220 cheffes d’entreprises ont déjà profité de ce programme au niveau de l’Hexagone. Des créatrices qui ont choisi de mettre en avant leur savoir-faire dans la technique pure à 44 %, la RSE à hauteur de 20 % ou l’art de vivre pour 27 % d’entre elles.

Cette année, huit entrepreneuses de Bourgogne-Franche-Comté ont rejoint le programme. Elles ont été accompagnées par des coaches qui les ont aidées à résoudre leur problématique, constituer leur business « modèle » ou s’initier à la pratique de la cyber-sécurité.

Cent nouvelles entrepreneuses seront choisies pour intégrer la troisième promotion de ce programme pédagogique. Les sessions débuteront dès janvier 2021 sur la base de rencontres physiques et virtuelles, et la connaissance des besoins.

 

En savoir plus :

La date limite de candidature est fixée au dimanche 15 novembre 2020 minuit.

Le programme étant sur-mesure, chacune des candidates au programme peut se rapprocher du contact de sa région pour en savoir plus sur son contenu.

Plus d’informations sur : https://startup.orange.com//fr/start-up/femmesentrepreneuses-saison-3-une-nouvelle-impulsion-du-programme-dedie-aux-creatrices-de-start-up/

 

Le contexte de cette dixième rencontre du championnat de Ligue 2 n’est pas ordinaire en soi. Opposée ce samedi à la formation picarde d’Amiens, ex-pensionnaire de Ligue 1 la saison dernière, l’AJ Auxerre n’aura pas la tâche facile. Evoluant à huis clos. Un environnement très spécial et perturbant pour les joueurs qui attriste déjà le coach Jean-Marc FURLAN…

AUXERRE : L’entraîneur de l’AJA fait grise mine. Le regard, un peu perdu dans le vague, interrogateur. Lui qui affiche le plus souvent un large sourire lorsqu’il débute ses rendez-vous réguliers avec la presse ne semble pas être dans son assiette. Une pensée l’obsède. C’est ce premier match à huis clos qu’il va vivre aux côtés de ses protégés lors de la réception de l’équipe amiénoise.

Une circonstance imposée par la crise épidémiologique qui repart de plus belle dans l’Hexagone et contraint le milieu footballistique à s’adapter tant bien que mal. Difficile d’envisager, il est vrai, une telle rencontre sans la présence du public. Et pourtant…

Sa perception de ce stade de l’Abbé Deschamps vidée de sa substantifique moelle (ses supporters) l’attriste au plus haut point. Surtout que la vision de ces gradins silencieux aura nécessairement un impact sur le moral de l’équipe.

« Les sportifs de haut niveau ne sont pas habitués à cela, explique-t-il, c’est très important pour eux d’évoluer devant leur public… ».

D’autant que la progression actuelle du club confère à l’optimisme. Après son large succès face à la modeste formation de Chambly (4-0) et ce nul arraché avec les tripes sur la pelouse de Rodez (2-2), Auxerre a l’opportunité de poursuivre sur sa lancée, en espérant un troisième match sans défaite. La victoire, et les Bourguignons qui occupent la 9ème place du classement pourraient être très vite propulsés aux avant-postes de ce championnat âpre et complexe, au pied du podium. Retrouvant ainsi dans son proche voisinage de réels prétendants au titre et à l’accession : Le Havre, Clermont Foot, Toulouse ou le FC Sochaux. Tous des suiveurs légitimes des deux équipes qui caracolent largement en tête, le Paris FC et l’ESTAC Troyes.

 

Attention danger face à Amiens et sa défense imperméable…

 

En l’absence du « douzième homme », ce public qui peut parfois transcender, voire sublimer les joueurs en état de grâce, Jean-Marc FURLAN sait qu’il aura fort à faire en face de lui. L’adversaire possède plusieurs atouts dans sa besace. A commencer par son expérience récente de la division supérieure, ce qui reste toujours un plus au niveau de la dynamique en vue de la remontée.

Les Picards offrent le particularisme de posséder la meilleure défense de la compétition. Avec peu de buts encaissés au terme des dix premières rencontres. L’équipe de Romain POYET est très athlétique, imperméable défensivement. Peu de chance de l’avis du coach de l’AJA qu’il y ait une avalanche de buts au terme de la partie. Surtout que parmi ses lettres de noblesse, Amiens peut également s’enorgueillir de posséder le jeu de tête le plus abouti de Ligue 2 !

Bref : un vrai casse-tête chinois sur le plan technico-tactique qui permettra à Jean-Marc FURLAN de jauger les forces et les compétences de ces ouailles durant cette rencontre à l’enjeu évident.

Le coach attend de ses garçons de l’envie, de l’audace, de l’ambition. Tout en demeurant dans la continuité du jeu proposé jusqu’alors.

« Il est difficile de trouver d’autres alternatives tant au plan défensif qu’offensif en l’état, affirme le stratège auxerrois, même s’il peut y avoir des choix… ». Une tactique qui trouve son fondement dans le besoin de repères accordés aux joueurs.

D’ailleurs, Jean-Marc FURLAN qualifie sa formation d’impliquée et de consciencieuse, autour de ses leaders naturels (quatre ou cinq cadres) qui renvoient une bonne mentalité au reste du groupe.

 

L’utilité du mercato d’hiver, créateur de business…

 

Reste le mercato d’hiver. Si près et encore trop loin pour certains clubs qui croient y trouver un joker providentiel. Ce qui n’est pas le cas de l’ancien défenseur bordelais.

Son avis sur le sujet comporte une part de vérité vraie !

« Le mercato d’hiver a été institué pour créer des emplois et faire vivre tout un aéropage de personnes autour. Chaque joueur peut induire dans son sillage de vingt à trente emplois ! ».

Bref, c’est un procédé qui alimente allègrement le côté business du football. Un processus économique aux antipodes des préoccupations majeures de nombreux entraîneurs qui essaient d’intégrer dans leur base un ou deux nouveaux éléments pour étoffer leur équipe.

« D’ailleurs, ajoute Jean-Marc FURLAN à l’attention des journalistes présents à la conférence de presse, citez-moi combien de fois le mercato d’hiver a été réellement profitable pour un club ? Cela a dû dépanner un club sur dix ou quinze au grand maximum ! ». Dont acte !

Thierry BRET

 

 

 

Le travail de la photographe/plasticienne d’origine serbe se dévoile dans toute son intimité pour nous rappeler en notre âme et conscience la beauté esthétique du corps humain. Qu’il s’agisse de la fascination qu’elle éprouve pour les pieds –elle n’est pas la seule, d’autres s’y sont également essayés ! – ou la poitrine, vision incitatrice en pleine campagne de dépistage du cancer du sein…

AUXERRE: Rayonnante, épanouie, bien dans sa tête et dans son corps, Silvana VUCIC occupe le haut de l’affiche de l’actualité culturelle en ce premier mois automnal. Sa soif de créativité est inépuisable ; elle qui a su bonifier la longue période de confinement pour peaufiner avec minutie les quatre rendez-vous qui lui permettent de renouer aujourd’hui avec la vie publique.

Que ce soit à la Médiathèque de Saint-Florentin, à la galerie ART LAB de Tonnerre, à l’Abbaye Saint-Germain à Auxerre et même, une fois n’est pas coutume, au centre hospitalier auxerrois : tous lui ont ouvert leurs portes pour l’accueillir au détour d’une exposition.

La jeune femme posséderait-elle un don d’ubiquité ou un hologramme pour parvenir à ce quadruple exploit ? Que nenni, assure-t-elle, elle a juste profité de toutes les opportunités d’accueil qui se présentaient à elle pour concrétiser avec abnégation et travail ces différents engagements.

Partant de sa source d’inspiration préférée, le corps humain dans toute sa splendeur, l’artiste se focalise par le prisme de son appareil photo sur la poitrine, celle de ses congénères, et surtout nous fournit une interprétation onirique de sa fascination pour les pieds.  

 

Vingt-sept nuances de Silvana accrochées aux cimaises florentinoises…

 

« Prends ton pied », car telle est l’appellation de l’évènement accueilli jusqu’au 31 octobre à la Médiathèque de Saint-Florentin, est avant tout un clin d’œil humoristique à cette partie des membres inférieurs nous offrant la possibilité de nous tenir debout et de nous mouvoir.

Cinq années de shooting auront été nécessaires pour recueillir les prises de vues les plus expressives et originales donnant naissance à cette exposition. Celle-ci met en lumière vingt-sept œuvres où le pied, nu ou chaussé, prend une toute autre dimension à nos yeux. Sensuel et original…

 

 

Ici, le cadrage, la lumière, la couleur mais aussi les souvenirs et les ressentis apparaissent comme autant d’axiomes ayant concouru à la sélection de l’œuvre. Pour autant, la créatrice ne sombre pas dans le fétichisme le plus abscons concernant son sujet. D’autres, à la renommée internationale, s’y sont déjà allègrement engouffrés, faisant parfois la une des médias !

L’exposition est amenée à bouger ; la piste de son itinérance vers la capitale de l’Hexagone s’étudie avec le plus grand des sérieux.

 

Œuvrer en faveur de la campagne d'Octobre Rose…

 

C’est un tout autre registre corporel qui est abordé au centre hospitalier d’Auxerre, dans les secteurs de l’imagerie, de la gynécologie et de l’oncologie.

Là, dans cet univers où l’art ne pénètre jamais, et ce jusqu’au 31 octobre pour faire écho à la campagne d’Octobre Rose, Silvana VUCIC y présente une fresque de plus de huit mètres carrés comprenant une soixantaine d’œuvres.

Ce sont des clichés de poitrines anonymes afin d’éveiller les consciences à la prévention de la pathologie.

Ses autoportraits « jusqu’à l’intimité » se découvrent également à la galerie d’art de Tonnerre, ART LAB, avec un travail visuel qui avait déjà été exposé à la Maison du Coulangeois l’hiver dernier.

Enfin, c’est avec le collectif d’artistes MOUV’ART que la prolifique créatrice icaunaise retrouvera le public auxerrois dans l’enceinte patrimoniale de l’abbaye Saint-Germain pour « Mise en Boîtes ».

Mais, au-delà de cette quadruple confrontation avec le public, 2021 se profile déjà très vite parmi ses projets.

Avec, sans doute dévoilée au printemps selon les circonstances, une exposition qui sera consacrée à la nouvelle discipline qui titille les neurones créatifs de la « Belle » : l’auto body painting. Une manière artistique de se peindre le corps afin d’en faire ressortir toutes les subtilités de l’imaginaire. Et de se fondre dans l’autre dimension que nous propose Silvana…

 

 

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