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La froidure d’un « petit matin d’hiver », comme le chantait si bien en souvenir de sa période scolaire Gérard LENORMAN en 1975, était bel et bien au rendez-vous de ce rassemblement protestataire devant les grilles du collège de Saint-Georges-sur-Baulche. C’est sur une toute autre musique, celle plus tendance de SOPRANO, qu’enseignants, parents d’élèves et leurs représentants ont interprété un air de révolte pour faire entendre leurs réclamations.

 

SAINT-GEORGES-SUR-BAULCHE : « Faut lutter » ! Dès les premières paroles de ce texte scandé par la quarantaine de manifestants – des professeurs, représentants de parents d’élèves et membres des familles venus soutenir ce rassemblement aux grilles du collège Jean Bertin malgré le mordant d’une température glaciale – le ton était donné !

Pas de place réservée à la poésie et aux souvenirs nostalgiques de la période scolaire : adaptée d’un morceau du répertoire de la star du rap SOPRANO (« Le Coach »), sa réécriture avait pour objectif de faire mouche par la virulence de ses propos et de son engagement à revendiquer contre le système éducatif.

Banderole déployée sur les grilles de l’enceinte pédagogique, morceaux de carton brandis à bout de bras soulignant les messages essentiels, haut-parleur brancher à quasi saturation pour porter la voix des organisateurs : rien ne manquait dans cette panoplie contestataire contre la dégradation des conditions d’études et de travail.  

« Nous dénonçons la perte de moyens qui a pour conséquence de provoquer la surcharge des classes ce qui risque de mettre en danger la scolarité des élèves présentant des signes de faiblesse et de fragilité… ».

 

 

Une politique de contraintes budgétaires au détriment de la qualité de l’enseignement…

 

En substance, la dotation horaire globalisée (DHG) est dans le viseur des protestataires. Insuffisante, voire décevante, elle n’est certainement pas à la hauteur des enjeux en matière de lutte contre le décrochage, paradoxalement l’une des priorités de la politique éducative de la gouvernance.

Oui mais voilà, sur le terrain, le son de cloche tinte différemment selon les manifestants, contrairement à la gesticulation médiatique autour de ce sujet.

« Nous sommes en total désaccord avec cette gestion approximative de l’éducation. Elle ne repose aujourd’hui que sur des contraintes budgétaires et une volonté d’optimisation et de rentabilité…. ».

Des principes qui sont contraires à la qualité de l’enseignement, et à l’intérêt des élèves et des familles.

Et la chanson de reprendre à l’unisson des quarante « choristes » en colère : « Faut entasser les ados pour ne pas dépenser, faut faire taffer les ados sans budget ».

Si la dotation d’heures actuelle est maintenue par l’académie, des problèmes surviendront en termes de capacité d’accueil de certaines classes. Sachant en outre que les calculs effectués ne prennent pas en compte les élèves de l’ULIS (unité localisée pour l’inclusion scolaire) prévu au nombre de huit dès l’an prochain, ainsi que des AESH (accompagnement des élèves en situation de handicap) qui les assistent.

 

 

Le retour des classes surchargées : le cauchemar des enseignants…

 

Autre problématique observée localement : celle qui est née de la fermeture du collège Bienvenu-Martin survenue à Auxerre en 2019 avec pour effet corollaire l’accueil d’élèves en situation de REP (Référentiel de l’éducation prioritaire) qui est largement dépassé.

On l’aura compris : les représentants élus des personnels enseignants au conseil d’administration du collège et les représentants des parents d’élèves craignent la hausse exponentielle des effectifs de ces classes, augmentation observée chaque année. Une tendance qui ne s’inversera pas à l’avenir. La récente ouverture d’une classe au sein de l’école primaire locale ainsi que la venue de plusieurs familles, installées sur la commune, le confirment. Le nombre d’élèves par classe ne peut que progresser et dépasser le seuil limite.

Précisons que la prévision des effectifs est déjà évaluée vers la hausse lors de la future rentrée de septembre, aux alentours de 670 collégiens.

« Trente élèves dans une même classe paraît que c’est la normalité, surchargé veut dire normal, je ne comprends plus mes cours de français… ».

La chanson se poursuit avec ces couplets révélateurs du mal-être persistant qui affecte le milieu de l’Education nationale

A commencer par les enseignants eux-mêmes. Ils espèrent une progression de leurs effectifs.

« Logique, nous constatons une tendance accrue à la conversion des heures postes en heures supplémentaires. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Avec 7 % d’élèves en plus pour 6 % d’heures postes en plus et 19 % d’heures supplémentaires par rapport à l’année dernière… ».

 

 

Vers une classe supplémentaire accueillant les élèves de troisième ?

 

Or, cela nuit à la bonne fonctionnalité de certains collègues contraints à effectuer un complément de service sur un, voire plusieurs établissements alors que les besoins en heures sont bien présents au collège de Saint-Georges. Un état de fait qui impacte l’enseignement délivré aux élèves.

Quant à l’ouverture d’une classe supplémentaire sur le niveau de troisième, elle est souhaitée par les personnes protestataires. « Il faut que l’ensemble des disciplines puisse bénéficier de conditions pédagogiques convenables ».

Reste le demi-poste d’infirmière supplémentaire, déjà opérationnel au sein de l’établissement. Son maintien aurait pour avantage de proposer une ouverture maximale de l’infirmerie sur la semaine entière.

Si la direction de l’établissement n’a pas souhaité réagir à chaud à ce rassemblement, organisé jeudi, dans la rue, peut-être que Vincent AUBERT, le directeur académique des services de l’Education nationale sera plus enclin à répondre par l’affirmative à la demande d’entrevue des manifestants. La balle se trouve désormais dans le camp du DASEN de l’Yonne.

« A Saint-Georges, on se bat, à Saint-Georges, on se bat », conclut la chanson !

 

Thierry BRET

 

 

 


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Pas simple, l’exercice oratoire tel qu’il se présentait pour les six candidats en lice face au jury. Huit minutes, et pas une de mieux à prendre en guise de bonus de peur d’être crédité d’un zéro pour cette seule partie de l’épreuve. Les sélections auxerroises du 34ème concours d’éloquence, concocté par le Lions Club, traitait d’une réflexion capitale en cette année 2022 : « tout le monde veut que ça change mais personne ne veut changer »…

 

AUXERRE : Serait-ce un argument de campagne politique ? Histoire de tâter le pouls de nos concitoyens à un peu plus de deux mois des présidentielles ! Que nenni ! Extraite d’une citation de l’illustre Albert EINSTEIN, impétueux philosophe et homme d’esprit à ses moments perdus, la phrase servant de fil d’Ariane à ce défi oral intellectuel réservé aux jeunes pousses de moins de 21 ans, était, on ne peut plus raccord, avec l’actualité du moment.

« Tout le monde veut que ça change, mais personne ne veut changer ! ». Du pain béni ou presque pour les adorateurs de dissertations un tantinet philosophique, les férus de pensées et maximes littéraires et les adeptes de réflexions qui permettent de faire bouger les lignes ! Autant dire que les six jeunes candidats, aptes à être volontaires dans cette épreuve qui représente l’un des socles des actions culturelles menées depuis trois décennies par le club service du Lions, en ont eu pour leur argent !

Avec un tel sujet plus que contemporain, le jury était certain de trouver des perles rares parmi les arguments exposés par les orateurs. D’autant que le leitmotiv du mouvement international Lions n’est autre que le suivant : « devenez le changement que vous voulez voir dans le monde » ! Tout un programme, en vérité !

 

 

Huit minutes au chrono et pas une de plus !

 

Issus de classes de terminale pour quatre d’entre eux et de première (le reliquat) du groupe scolaire Saint-Joseph-la-Salle, les valeureux postulants à la qualification de la finale de zone (celle-ci se déroulera le 02 mars à Auxerre) devaient vaincre leur trac avant de se lancer dans leur plaidoirie. Nous l’avons dit : huit minutes chrono au compteur, en y mettant la forme (pas de théâtralité excessive dans la gestuelle) et la manière (c’est-à-dire avec des arguties personnelles recherchées devant tenir la route pour convaincre le jury).

Ce dernier était composé d’Isabelle POISSON, responsable du CDI de l’établissement, de Béatrice LEGAT, double présidente du Lions Rives de l’Yonne et de la Zone, Pascaline CHAROY, représentant le Lions Auxerre Phoenix et son président Amine LAMRANI, Me Jean-Yves JOURDAIN, avocat au barreau d’Auxerre et votre serviteur.

In fine, il y eut du bon et du moins bon dans la présentation de ce travail qui requiert la parfaite maîtrise de soi dans sa prise de parole. Une fois les affres du stress évacuées, il fallait se lancer dans l’arène pour ces courageux lycéens, volontaristes jusqu’au bout des ongles, afin de tenir sur la longueur de ce travail oral si spécifique, déstabilisateur ô possible si il arrivait par mégarde de perdre le fil conducteur de sa pensée !

 

 

« Le changement, c’est maintenant » : la phrase de François HOLLANDE analysée !

 

Certains s’en référaient scrupuleusement à la lecture trop insistante de leur copie posée sur un pupitre. D’autres, non ! Faisant dérouler le fil de cette pelote de laine pleine de neurones avec facilité devant un jury parfois agréablement surpris.

Quant aux arguments avancés sur ces fameux changements (pas nécessairement politiques) mais que les Français ont en horreur car trop arc-boutés sur leurs habitudes et certitudes, ils s’égrenèrent par strates successives avec de l’assurance et de l’éclectisme.

On notera même pour la boutade l’exemple choisi par l’une des intervenantes autour de la formule célébrissime de François HOLLANDE, « Le changement, c’est maintenant » et des conséquences qui en advinrent. Sourires garantis du côté des membres du jury !

A ce petit jeu-là, deux candidates se sont extirpées du lot avec maestria et sans l’ombre d’un doute. Il s’agit de Lina MAHHA et de Manon BAILLAT qui toutes deux ont passé le cap des qualifications leur permettant de défendre les couleurs respectives du Lions Auxerre Phoenix et celui d’Auxerre Rives de l’Yonne le mercredi 02 mars. Elles y retrouveront lors de cette joute verbale à l’identique le candidat sélectionné par le troisième club Lions de l’Yonne, celui de Sens.

 

Thierry BRET

 


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Lutter contre les freins à l’emploi et accompagner les personnes en recherche d’un travail est le principe fondamental de ce cycle formatif d’un trimestre qui accueille une douzaine de stagiaires à la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne. Sous l’astucieux vocable de « DIGIT’ELLES », clin d’œil référentiel à la maîtrise du digital indispensable pour retrouver le chemin de la vie active, la chambre consulaire a reçu la visite de la sous-préfète d’Auxerre, Dominique YANI, ce vendredi.

 

AUXERRE : Depuis le 16 décembre, une douzaine de jeunes femmes sont immergées dans un cycle pédagogique intense à la CCI de l’Yonne. Nom de code de ce parcours : « DIGIT’ELLES » !

S’adressant à un public exclusivement féminin, ce dispositif de trois mois n’a d’autres objectifs que de remobiliser et réinstaurer la confiance en soi de ses bénéficiaires. Soit un total de 329 heures de cours théoriques à suivre au centre de formation du vénérable organisme.

Soixante-dix heures de ce copieux programme étant destinées à l’incursion en territoire entrepreneurial pour mieux humer et s’imprégner des tendances actuelles, côté professionnel.

Composé de découvertes numériques, mais aussi de communication et de bureautique, ce stage va permettre à 70 % de ses suiveuses d’accrocher un emploi à leur escarcelle dès son terme. Sachant que les 100 % de ses participantes auront pu peaufiner du mieux possible leur projet professionnel pour y parvenir.

Le cycle accueille des personnes inscrites à Pôle Emploi, ainsi que les bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés. Bref, des femmes ayant l’envie de bien faire et de booster leur quête d’un job en accumulant de nouvelles expériences didactiques enrichissantes.

 

 

Des personnes motivées et déterminées pour relever les défis…

 

Vendredi, le groupe a reçu la visite de la sous-préfète d’Auxerre et secrétaire générale de la préfecture Dominique YANI. Celle-ci a été accueillie par le président de la CCI de l’Yonne Thierry CADEVILLE. Signalons également la présence à leurs côtés de Marc LEPRETRE, délégué régional d’OPCO-EP, l’organisation paritaire administrée par des représentants des employeurs (U2P, CPME ou fédérations de branche) et des représentants de salariés (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, CGT-FO). Les correspondants de Pôle Emploi et de la Direction départementale de l’Emploi, du Travail, des Solidarités et de la Protection des Populations de l’Yonne (DDETSPP) assistaient à cette rencontre.

Dominique YANI s’est félicitée de la mise en place de ce processus pédagogique, en phase avec les objectifs de l’Etat de lutter contre les freins à l’emploi.

« Ces douze personnes sont motivées et ont montré lors de nos échanges toute leur détermination pour relever ces nouveaux défis, devait-elle déclarer par le canal des réseaux sociaux.

Quant à Thierry CADEVILLE, il a insisté sur l’importance pour les entreprises de trouver des ressources assurant des fonctions tertiaires, formées, polyvalentes et rapidement opérationnelles.

Ce dont ont le plus besoin aujourd’hui les entrepreneurs de l’industrie, de l’artisanat, du commerce et des services de notre territoire !

 

Thierry BRET

 


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D’ordinaire, dans la salle où est accueillie la manifestation, on y célèbre des hyménées. Pourtant, les trois personnes qui attendent patiemment avant d’être citées par les orateurs du jour ne viennent pas convoler en justes noces ! Ou, plutôt si ! Avec un dispositif novateur qui va leur permettre de se marier au triptyque articulé autour de l’emploi, la formation et l’accompagnement. Le PEC, acronyme de Parcours Emploi Compétence. Presque un « oui » qui fut prononcé pour la vie !

 

AVALLON : Serait-ce un clin d’œil pérenne par rapport à la célébration de l’évènement de ce jour ? Une amusante manière de rappeler que le PEC (Parcours Emploi Compétence) peut emmener durablement les personnes avides d’insertion sociale vers une très longue carrière ? En tout cas, le lieu de la médiatisation de la signature des trois contrats PEC sur l’Avallonnais n’a pas pu être choisi par hasard. Tant la symbolique est forte !

En effet, c’est bien la salle des mariages de l’hôtel de ville d’Avallon qui a été retenue par ses organisateurs pour poser les jalons de la nouvelle existence qui débute pour les bénéficiaires de ce dispositif. Des jeunes gens recrutés dans le secteur périscolaire.

Le premier de ces heureux lauréats, jeune « marié » avec le PEC, se prénomme Guy. Inscrit à la Mission Locale depuis le 02 mars 2021, après l’obtention d’un bac pro commerce, il a rejoint le DAQ, le Dispositif Amont de la Qualification. Son objectif intégré un projet le menant vers les milieux du sport. Un projet validé puisqu’il est depuis au CPJEPS (Certificat professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) avec l’IRFA (Institut Régional de Formation des Adultes) de Bourgogne Franche-Comté. Suite à des stages, ses formateurs ont cru en lui, exprimant un retour positif. Sa certification a finalement été validée en décembre de l’année dernière.

 

Un véritable tremplin qui mène à l’emploi…

 

Le second des candidats, Yvan, qui fréquente la Mission Locale de l’Avallonnais depuis mai 2019, a obtenu un BEP systèmes numériques. Après l’arrêt de son apprentissage au sein d’un club de football, le garçon s’oriente, avec les recommandations de sa conseillère, vers le même cursus que Guy. Les phases de tests procurant de la satisfaction à ses formateurs, sa certification a également été validée.

Quant à la jeune demoiselle, Maureen, inscrite à la Mission locale depuis le début de janvier 2022, elle a décroché un bac pro service aux personnes et aux territoires en 2019. Titulaire en parallèle d’un diplôme d’aide-soignante obtenu en juin 2021, la Ville d'Avallon lui a proposé un contrat PEC dans le secteur du périscolaire. Venant d'obtenir un emploi en qualité d’aide-soignante, la jeune fille quittera d’ici peu le PEC. Elle aura donc profité à bon escient de ce tremplin salvateur pour avoir un emploi durable !

Précisons que les deux premiers contrats ont été conclus sur une période de huit mois, avec une durée hebdomadaire de 20 heures, payées au SMIC. Le troisième « mariage » aura eu une durée de six mois payés au SMIC.

 

Une formation rétribuée à 80 % du SMIC…


A qui s’adresse précisément ce dispositif ? Très simple : à tout employeur du secteur non-marchand, sélectionné par le service public de l’emploi, en fonction de sa capacité à proposer un parcours insérant et qui s’engage à accompagner le jeune de moins de 26 ans.

L’aide à l’insertion professionnelle s’élève à 65 % du SMIC. Elle est portée à 80 % du SMIC pour le recrutement d’une personne résidente d’un quartier prioritaire de la politique de la ville ou d’une zone de revitalisation rurale, comme c’est le cas à Avallon.

Enfin, il faut savoir que le contrat de travail doit remplir les critères suivants :
être un CDD ou un CDI, avoir une durée minimale de six mois renouvelables dans la limite de 24 mois et enfin avoir un minimum hebdomadaire de 20 heures.

 

 

 

Une philosophie reposant sur le triptyque emploi-formation-accompagnement…

 

Obtenir in fine un emploi permettant de développer des compétences transférables, un accès facilité à la formation et un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi, avec pour objectif l’inclusion durable dans l’emploi des personnes les plus éloignées du marché du travail justifient la mise en exergue de ce schéma innovant.

Dans le cadre du parcours emploi compétences, les employeurs peuvent bénéficier d’une aide mensuelle à l’insertion professionnelle versée par l’État d’un montant de 30 % du SMIC horaire brut.

Depuis le début de 2021 jusqu’à fin décembre, ce sont 213 contrats PEC  jeunes qui ont été ainsi prescrits dans le département de l’Yonne (pour une cible de 251) et 620 contrats PEC au total pour une cible à 638 (PEC jeunes et PEC hors jeunes). Sachant que les potentiels prescripteurs sont Pôle Emploi, Cap Emploi, la Mission Locale et le Conseil Départemental. Une indéniable réussite, donc, pour ces « mariages » avec l’emploi qui ne sont pas de raison…

 

En savoir plus :

 

Ont assisté à cette cérémonie nuptiale entre les bénéficiaires du dispositif et le PEC :

Cécile RACKETTE, sous-préfète de l’arrondissement d’Avallon,

Jamilah HABSAOUI, édile d’Avallon et présidente de la Mission Locale,

Johanna SOILLY, conseillère en évolution professionnelle de la Mission Locale Référente Pôle Entreprise Emploi Garantie Jeunes,

Radouan GSSIR, directeur de la Mission Locale Tonnerre/Avallon.

 

Thierry BRET

 


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Etre soi-même, c’est quand on se sent bien ! Et se sentir bien, c’est quand on est entouré par un environnement qui reflète la profondeur de son âme…Telle est la philosophie de travail de cette épicurienne de la décoration et de l’architecture d’intérieur, la « très british » Hannah Elizabeth PURSSELL. A la tête de sa structure « Interior, Design & Creation », la gracieuse sujette de Sa Majesté magnifie comme par enchantement tout ce qu’elle touche. Intéressantes perspectives décoratives pour le CIFA de l’Yonne…

 

AUXERRE : On n’est plus à une nouveauté près quand on se rend au CIFA, le Centre interprofessionnel de formation par l’apprentissage d’Auxerre. Si ce n’est pas dans l’assiette en dégustant un succulent menu concocté par les futurs maîtres-queues du pôle restauration, c’est dans l’approche visuelle et ergonomique du site que les surprises se présentent en cascade.

Les visiteurs ont très certainement remarqué la présence d’engins de chantier qui s’activent depuis plusieurs semaines dès le portail d’entrée franchi. Les façades du bâtiment assurant l’accueil du millier d’élèves et des formateurs se transforment. Elles seront agrémentées d’ici peu d’une très belle « dentelle mécanique » du plus bel effet. A l’image du parement insolite qui orne les restaurants d’application du lieu, le « Com’des Chefs » et son corollaire en version brasserie, ouvert depuis peu.

 

 

Mais que l’on ne s’y trompe pas ! Ces travaux ne concernent pas uniquement les extérieurs. Dedans, cela bouge aussi ! La salle des formateurs est repensée afin d’apporter les conditions optimales à l’équipe pédagogique pour qu’elle puisse exercer son savoir-faire.       

Le sas d’accueil vit sa bénéfique cure de jouvence décorative. Quant aux bureaux administratifs, ils effectuent leur nécessaire mue afin de recevoir dans d’excellentes conditions les collaborateurs. Des travaux décoratifs où intervient l’égérie du bon goût et de la personnalisation des lieux, la talentueuse Hannah Elizabeth PURSSELL.

 

 

Un savoir-faire qui s’est ressourcé au Japon…

 

Créative, la ressortissante anglaise qui maîtrise parfaitement la langue de Molière depuis son installation en Bourgogne, du côté de Précy-sous-Thil en Côte d’Or, déborde d’imaginaire. C’est elle qui a totalement retravaillé l’intérieur de l’hôtel auxerrois, Le Normandie. Lui conférant ce petit aspect si cosy et le choix de ses coloris, un tantinet britannique. Un ravissement pour la propriétaire des lieux, Sylvie RAMISSE.

C’est elle aussi qui a apporté cette touche d’intimité et de raffinement au Spa du Clos à Chablis. Une bénédiction pour Noémie VIGNAUD qui en assure l’exploitation. De multiples voyages au détour de pays qui l’ont inspiré à l’image du Japon et cette passion enivrante pour sublimer l’existant en lui conférant une nouvelle jeunesse font de cette professionnelle du design d’intérieur une référence qui exporte son savoir-faire au-delà de sa terre d’adoption bourguignonne.

 

 

Au sein du CIFA, on lui doit l’agencement décoratif du restaurant d’application, un bijou de gourmandise visuelle, de l’espace dégustation des vins et de l’univers brasserie. Il suffit d’admirer le moindre drapé de ce plafond éclairé par ses jeux de lumière discrets et l’on croirait voire apparaître de petites vaguelettes.

Le « Com’des Chefs » méritait du fait de la succulence de ses mets un tel écrin de beauté. Hannah Elizabeth PURSSELL le lui a donné. « Let it be » (ainsi soit-il) comme le chantèrent si bien les BEATLES !

 

En savoir plus :

Au-delà de ces lignes, il ne faut pas omettre l'excellent travail assuré par Sébastien BELLOLI et son cabinet, UBIK Architectures. Depuis bientôt quatre ans, ces derniers accompagnent le CIFA de l'Yonne dans une profonde mutation archirecturale. 

Tous les projets de rénovation extérieurs et intérieurs ont été conçus par leurs soins. Attestant l'investissement quotidien et passionné dont fait preuve cette entreprise depuis plusieurs années sur l'Auxerrois et au-delà...
 

Thierry BRET

 

 


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