Le joli tour de force musical de France Bleu Auxerre, concocté deux soirs de suite avec la complicité de la Ville de MONETEAU ayant mis à disposition son infrastructure scénique du SKENET’EAU, restera à jamais gravé dans les annales du média radiophonique de l’Yonne. La venue de Florent PAGNY, le mardi 15 novembre, et celle, le lendemain, de CALOGERO, auront comblé les heureux bénéficiaires de places gagnées lors d’un quizz, leur donnant accès à l’impossible : être aux premières loges d’un concert privé et gracieux ! Les auditeurs de la fréquence FM qui ne cesse d’accroître ses parts de marché dans le landerneau de l’audiovisuel régional, se souviendront longtemps de ce double évènement à l’exceptionnelle qualité…

MONETEAU : Une série de questions portant sur la station icaunaise et les carrières de deux des chanteurs les plus populaires du moment aura servi de trame initiale à un jeu proposé par l’antenne radiophonique la plus écoutée du département. Avec une seule contrainte : répondre à ce questionnaire de la manière la plus rapide possible via le multimédia pour prétendre glaner une invitation aux deux soirées « Direct Live », conçues par notre confrère.

Florent PAGNY : un moment phare de ce programme

Les places étant limitées et rares, les auditeurs de la structure radiophonique de la Maison de la Radio durent compter sur leur bonne étoile pour espérer obtenir le précieux accessit leur donnant la possibilité de suivre les prestations réussies de deux artistes que l’on ne présente plus.

Originaire de Châtenoy le Royal, en périphérie de Chalon sur Saône, Florent PAGNY coule aujourd’hui des jours heureux et exotiques en Patagonie, la province la plus méridionale de l’Argentine, où il prend le temps de se ressourcer dans son hacienda au beau milieu d’un cheptel largement pourvu. Mais, il n’en a pas quitté pour autant le show-business et sa créativité reste intacte. Preuve à l’appui, l’auteur de « Si tu veux m’essayer » a présenté plusieurs extraits de son nouvel opus, « Le Présent d’abord », paru cette année, avec la classe qu’on lui connaît...

Le concert de l’ancien leader des CHARTS, CALOGERO, sera précédé le lendemain, par l’excellente prestation de la jeune GERVAISE, artiste de l’Yonne à la renommée grandissante qui au détour de quatre titres, extraits de son nouvel EP (il sera publié en février 2018 et prétexte à un récital donné au même endroit le 24 de ce mois hivernal), et de ses textes corrosifs, entre tendresse et cynisme, plantera le décor. La jeune femme remplira avec virtuosité sa mission de première partie tout en dévoilant des capacités d’interprète de très bon aloi.

La puissance des textes au service de la musique avec CALOGERO

Que dire de la prestation de CALOGERO, accompagné de trois de ses musiciens ayant collaboré avec lui sur la conception du septième album « Liberté Chérie », certifié disque de platine quelques jours après sa sortie et numéro un des ventes en France et en Belgique.

Le bassiste-compositeur et interprète déroula tranquille un set au rythme endiablé et articulé pour l’essentiel de larges extraits de ce nouveau CD enregistré dans les mythiques studios londoniens d’Abbey Road (les Beatles et la crème des groupes anglo-saxons des années 1960/1970) : « Voler de nuit » en hommage au poète/pilote Antoine de Saint-Exupéry, « 1987 » une évocation de ses débuts avec son groupe fétiche de l’époque, « Julie » emplie d’émotion ou encore le tube qui inonde la sphère audiovisuelle depuis la rentrée, « Je joue de la musique » où l’artiste s’appliquera à démontrer ses talents de musicien hors normes à la basse.

A l’unisson, le public conquis du SKENET’EAU reprendra un peu plus tard, et a cappella, la supplique plaintive du précédent hit de 2014, « Un jour au mauvais endroit », et la fameuse phrase si revendicative, « plus jamais ça ! », conférant un supplément d’âme incroyable à cette soirée.

Le texte évoque l’assassinat d’un jeune homme originaire d’Echirolles en banlieue de Grenoble (ville dont est natif le chanteur), tué sauvagement pour un malheureux regard adressé à son futur bourreau, croisé par inadvertance dans la rue…

« Fondamental » où « CALO » exprime le meilleur de lui-même aux claviers et l’inusable « En apesanteur », titres devant être interprétés par deux fois, clôtureront en guise de rappel un tour de chant exemplaire en vertus artistiques, certes un tantinet trop court (une petite heure), mais d’une rare intensité émotionnelle, magnifié par l’excellence acoustique d’un lieu qui mérite amplement l’accueil de spectacles de cet augure…

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