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Violences conjugales : le pire plutôt que le meilleur...

7 octobre 2018

C’est affligeant pour le genre humain. Des chiffres ordinaires qui noircissent un simple communiqué de presse émanant du ministère de l’Intérieur publiés ce vendredi et qui engendrent nécessairement la colère, le nauséabond, le désaveu, le dégoût pour celles et ceux qu’ils les lisent en bout de course.

Il y a péril en la demeure pour sauver l’homme de cet enfer irréversible vers lequel il s’enfonce de jour en jour et qui révèle une fois de plus dans toute sa splendeur son ineptie galopante et son incroyable médiocrité.

Des fois que l’on aurait oublié ses vices, son intolérance, ses aspérités, son bellicisme ; bref, son immense connerie à l’état pur et…brut ! Et l’on prétend par croyances interposées que nous sommes faits à l’image de notre Créateur ?! Foutaises que cela ! Ou alors il y a eu depuis Adam et Eve bon nombre de déviances demeurées incontrôlables jusqu’ici qui nous ont modernisées et rendues totalement abrutis !

 

 

 

Le pire de la vie à deux après avoir rejeté le meilleur…

 

 

Une fois encore, au cours de la seule année 2021, la gent féminine aura payé un très lourd tribut son partage d’existence au quotidien aux côtés de ces hommes, époux, maris, compagnons, concubins, conjoints, amants… qui prétendent les aimer, les choyer – elles qui sont parfois la mère de leurs enfants - et qui leur en ont fait voir des vertes et des pas mûres. Tous les jours que Dieu fait.

Avec en guise de cadeaux de fête des mères, d’anniversaire ou à la Noël, des « gnons » qui pleuvent sans cesse sur tout le corps sans que la personne battue puisse se défendre ; les marques de des coups de poings aux couleurs sanguinolentes qui apparaissent ensuite sur leurs visages et que le maquillage ne peut même plus cacher. L’horreur absolue de la vie conjugale, pour le pire après en avoir surtout rejeté aux oubliettes le meilleur…

Mais, au-delà des violences physiques qui tombent comme des averses orageuses et cinglantes soutenues en période estivale sans que l’on sache comment les éviter et dont on ignore les origines, il y a malheureusement encore plus grave. La perte de la vie.

 

 

 

Cet individualisme aveugle qui fait le lit de notre société…

 

 

Au cours des douze mois de l’année 2021, elles sont cent-vingt-deux femmes à être passées de vie à trépas, victimes de ces fameuses « violences conjugales ». Celles dont on ose encore trop prononcer le terme, par tabou, par crainte, par pudeur, par ignorance, par le rejet des connaissances inhérentes à cet individualisme aveuglant dont nous sommes si friands aujourd’hui dans notre société où règne pourtant la prédominance inéluctable des sacro-saints réseaux sociaux devant nous rapprocher façon « peace et love » !

« Vivons heureux, vivons cachés » affirme l’adage ! Surtout quand cela vire au vinaigre dans le voisinage ou à l’étage du dessus en mode collectif et que l’on rehausse le son du téléviseur volontairement pour ne pas entendre les coups tombés sur la peau et les os d’une femme en danger de mort…N’appellerait-on pas cela de la pure lâcheté ?

 

 

Sortir de l’omerta qui se cache derrière les violences conjugales…

 

Que dire aussi de certains représentants des forces de l’ordre un tantinet blasé, dans leurs commissariats, qui ne prennent même plus le temps de remplir les mains courantes des plaignantes qui en sont à subir leur cinquième « trempe » de la semaine ?

Que dire de la justice qui classe parfois sans suite et sous le sceau d’un profond laxisme les actes de voyou de ces maris irrespectueux et colériques qui renouvelleront leurs gestes de haine envers leurs conjointes dans les jours à venir ?

Que reste-t-il à ces femmes battues et humiliées dans leur chair, de toutes les générations et de toutes les conditions sociales, pour se faire entendre réellement auprès des autres ? Pour que les auteurs de ces actes impardonnables soient enfin punis lourdement après avoir été présentés devant la justice ?

Briser la loi du silence est donc devenu impératif après la publication de telles statistiques alarmantes. Sortir de cette omerta qui prévaut autour de ces violences conjugales qui ne représentent au bout du compte que quelques lignes de plus dans les rubriques sociétales et faits divers des journaux quand cela vire au drame.

 

 

Les enfants, victimes collatérales des conflits de couple…

 

En l’espace d’un an, la hausse des féminicides s’est élevée à 20 % dans l’Hexagone par rapport aux années antérieures ! Des femmes qui ont été assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint, selon les cas.

Comble d’ironie, sur ces 122 victimes, trois seulement bénéficiaient de dispositifs de protection connus des forces de l’ordre. Des données chiffrées qui n’auront pas manqué d’interpeller la ministre déléguée en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Isabelle ROME.

Cette dernière constatant avec effroi la progression inexorable de ces actes meurtriers depuis cinq ans sur les femmes de France. Des actes qui puisent leurs sources dans le refus de la séparation, la jalousie et les disputes…

Comme souvent, lorsqu’il y a conflit, y compris au sein de la cellule familiale, les dégâts collatéraux peuvent s’avérer très importants. Cent-cinq enfants sont devenus orphelins de père ou de mère, voire des deux parents en 2021, à la suite de ces morts violentes survenues au sein du couple.

Plus triste encore, douze innocents, mineurs, ont quant à eux été tués dans le cadre d’un conflit de couple où peuvent être également victimes les hommes, et cela s’est encore vérifié l’année dernière en très faible proportion, il est vrai.

Toutefois, au vu de ces faits navrants, si la « femme est l’avenir de l’homme » comme le chantait fort bien Jean FERRAT en s’inspirant d’un poème de Louis ARAGON, il n’est pas aussi sûr que l’inverse soit vrai dans la réalité. Surtout pour certaines d’entre elles qui ont à souffrir dans le silence et au quotidien de leurs frasques…

 

Thierry BRET

 

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