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Trop longues vacances scolaires : il faut les raboter !

7 octobre 2018

La question des rythmes scolaires avait tellement plombé le quinquennat de François HOLLANDE qu'on pensait le sujet éloigné des débats pour un moment encore. Dix ans après son prédécesseur, deux semaines après la sortie épique d'Edouard PHILIPPE sur le même sujet, l’actuel Président de la République Emmanuel MACRON s'est pourtant lui aussi emparé du dossier, lors de son récent déplacement à Marseille.

Le chef de l'Etat a en tête le modèle d'outre-Rhin. « Comment font les Allemands pour avoir du sport l'après-midi ? Parce qu'ils ont un temps scolaire qui est réparti différemment dans l'année ».

Si en France, l’Allemagne est citée en exemple, cette dernière s’interroge sur son propre modèle ! Prudence donc et laissons du temps pour l’instant, comme à Marseille, qui envisage une diversité locale. Laissons aux éducateurs et aux parents, le soin de réfléchir au projet. La décentralisation des décisions et du pouvoir n’a jamais été l’apanage de « l’Educ nat » (Education nationale pour les initiés) !

 

 

Dès avril, des classes quasi désertes !

 

En terminale, alors que la majorité des élèves ont déjà leur bac en poche, les classes sont désertées. Invité sur France 2 le jeudi 22 juin, l’ex-ministre de l’Education nationale Pap NDIAYE avait alors évoqué le problème de la reconquête du mois de juin. Il a reconnu que la situation actuelle ne convenait pas, et qu’il fallait trouver une solution pérenne pour faire revenir les élèves en classe, alors que la plupart d’entre eux étaient déjà en possession de leur précieux sésame dès la mi-avril, avec leurs épreuves de spécialité.

On aurait pu s’en douter. Il suffit de connaître un peu les jeunes, d’identifier le bon sens (à quoi cela pourrait servir de retourner en classe, diplôme en poche), très loin du paradigme de l’ENA !

Plusieurs pistes étaient envisagées par le ministre sorti ces jours-ci du gouvernement, en particulier celle de subordonner l’admission sur « Parcoursup » à une assiduité au mois de juin. Mais aussi celle de décaler à plus tard le passage des épreuves de mars…Une évidence, en somme !

 

 

Ne pas mettre la charrue avant les bœufs…

 

Les ministres de l’Education nationale veulent marquer l’histoire de l’enseignement en laissant leur nom à une réforme. Ils veulent graver sur le marbre un texte, une loi qui deviendra la référence historique. Très souvent, hélas, ceux qui ont cédé à cette tentation, sont devenus des références de contestation et parfois de mouvements sociaux importants avec des manifestations dans la rue.

Le Président des Français a dit que de toute façon, concernant les rythmes scolaires « aucun changement n’est prévu pour la prochaine rentrée ». Pourtant, dans les soupentes du gouvernement, une mission est déjà en cours avec à la clé des réformes concrètes qui pourraient voir le jour dès la prochaine rentrée…

 

 

Un petit tour et puis s’en va pour le ministre de l’Education nationale…

 

On parle de raccourcir les vacances de la Toussaint. On trouve que celles de février arrivent beaucoup trop tôt dans le calendrier, deux mois à peine après Noël. Quant à  celles de la période estivale, deux mois, c’est nettement trop long…

Cerise sur le gâteau, et c’est le cas de le dire, le ministre déchu voulait passer la durée du déjeuner à une heure et trente minutes. Une pause obligatoire pour que les élèves puissent avoir le temps de se reposer. Un principe qui pose néanmoins un sérieux problème car la pause déjeuner est actuellement la plage horaire durant laquelle les professeurs prodiguent des cours de soutien aux élèves.

N’est pas ministre qui veut et on a vu le résultat après un galop d’essai d’une année !

 

Jean-Paul ALLOU et Thierry BRET

 

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