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Sécheresse dans l’Yonne : des millions d’euros pour sauver la trésorerie des agriculteurs

Sécheresse dans l’Yonne : des millions d’euros pour sauver la trésorerie des agriculteurs

Emma Miredin16 octobre 2026

Après un été marqué par la sécheresse et la canicule, les exploitations agricoles de l’Yonne tentent de retrouver un peu d’oxygène financier. L’État annonce de nouvelles mesures d’urgence. Prêts à taux zéro, aides directes, allègements fiscaux : derrière les millions d’euros, une priorité, permettre aux agriculteurs de préparer la prochaine campagne.

Dans les champs de l’Yonne, les conséquences de la sécheresse ne disparaissent pas avec les premières pluies d’automne. Récoltes amputées, prairies desséchées, réserves de fourrage déjà entamées… Pour de nombreux exploitants, la difficulté est désormais financière. Comment payer les charges, rembourser les emprunts et financer les prochaines cultures lorsque les recettes ne sont pas au rendez-vous ?

1,62 million d’euros pour 270 exploitations

C'est dans ce contexte que l'État renforce son plan d'urgence agricole. Dans l'Yonne, 1,62 million d'euros ont déjà été mobilisés pour près de 270 exploitations, notamment celles des agriculteurs récemment installés.

Mais l'enveloppe n'est pas épuisée. Quelque 709 000 euros restent disponibles. Un guichet de demande d'aide doit ouvrir la semaine prochaine.

Autre mesure : les exploitants pourront accéder à des prêts de trésorerie à taux zéro, jusqu'à 50 000 euros sur deux ans, l'État prenant en charge les intérêts dans les limites prévues. Un coup de pouce pour franchir un cap difficile, même si l'argent emprunté devra naturellement être remboursé.

Des impôts allégés, sans démarche à effectuer

Dans l'Yonne, 5,3 millions d'euros de dégrèvements de taxe foncière sur les propriétés non bâties ont également été accordés pour compenser les pertes de récolte.

Bonne nouvelle pour les bénéficiaires : ces réductions sont automatiques. Lorsque le propriétaire loue ses terres, il doit répercuter l'avantage fiscal à son fermier.

Les dispositifs concernant le gazole non routier et les engrais sont également prolongés ou assouplis pour faciliter l'accès aux aides.

Et pour les éleveurs ?

La situation reste particulièrement préoccupante pour ceux qui ont dû puiser prématurément dans leurs réserves de fourrage. Dès le 29 octobre, une commission départementale examinera les pertes en confrontant les données satellitaires aux réalités du terrain.

Pour le préfet Jean Salomon, l'enjeu est désormais de faire parvenir rapidement les aides aux exploitations concernées.

Car au-delà des annonces budgétaires, une question demeure : ces mesures suffiront-elles à compenser les conséquences économiques d'un été éprouvant ? Pour les agriculteurs icaunais, le véritable bilan se mesurera aussi à leur capacité à préparer 2027.

Emma Miredin

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