Exit les vacances, place aux actions relationnelles sur le terrain ! Depuis la rentrée, la conseillère régionale de l’Yonne, Isabelle Poifol-Ferreira, essaie de ne pas trop regarder sur ses dépenses personnelles en matière de consommation énergétique (le carburant !) pour avaler les kilomètres sur son territoire de prédilection (le département de l’Yonne), en multipliant les rencontres utiles, auprès des élus de proximité que sont les maires des communes rurales.

Des dépenses énergétiques qui se justifient pleinement car l’objet de ces visites est en priorité de rappeler le rôle et le soutien de l’appareil institutionnel régional auprès des communes en recherche de financements, aujourd’hui vitaux à la réalisation de leurs projets, voire de leur fonctionnement…
Un Conseil régional qui peut aider les communes rurales
La crise est passée par là ! Les crises devraient-on dire. Et naturellement, les élus des petites localités de la campagne icaunaise peinent à trouver des fonds salvateurs pour boucler leurs budgets et entrevoir l’avenir ! Tiens, tiens, cela nous rappelle quelque chose, n’est-ce pas, à un tout autre échelon ?!
Ainsi, lundi en milieu de matinée, l’élue régionale déléguée à la culture – elle le fut jadis à l’Agglomération de l’Auxerrois et à la Ville d’Auxerre sous l’ère de Guy Férez – avait choisi de se poser deux heures durant dans la bourgade possédant des vestiges moyenâgeux, soit Druyes-les-Belles-Fontaines, afin d’y rencontrer le nouvel édile, Philippe Sigorini, successeur du regretté Jean-Michel Rigault, trop tôt disparu en août dernier. Une rencontre informelle mais concise sur les aides que peut allouer un Conseil régional qui dispose encore d’enveloppes substantielles intéressantes pouvant favoriser le développement de projets en territoires ruraux.
Certes, le maire de la commune n’était pas venu avec sa liste de courses, au préalable ! Mais, il a pu posément échanger avec l’élue icaunaise sur les différentes potentialités de financement, pouvant aider à terme des projets touristiques, culturels, économiques, de mise en sécurité des équipements communaux (allusion fut faite à ceux situés aux abords de la zone aquatique où la rivière Druyes prend ses sources au pied de la fameuse guinguette), mais également sur la mobilité, vaste sujet dont souffre bon nombre de communes rurales aujourd’hui et qui reste le premier frein de l’employabilité et de la formation des jeunes dans cet Hexagone en déliquescence de ce XXIème siècle ! Le volet énergie ne fut pas oublié, également.
Le refus de certains maires à cause de l’idéologie
Bref, pédagogue et à l’écoute, Isabelle Poifol-Ferreira aura durant cet entretien noirci les pages de son carnet en prenant de précieuses notes qu’elle saura faire fructifier dans l’intérêt commun lors de ses futurs échanges. Un entretien nourri et bien amené, loin des joutes verbales et politiciennes stériles habituelles qui occupent la sphère médiatique du moment !
Comme quoi, des rencontres informelles entre élus peuvent se traduire tout naturellement par des instants de grâce, où le citoyen est bel et bien au centre du jeu et non l’inverse ! Isabelle Poifol-Ferreira regrette toutefois que certains élus du cru ne lui facilitent pas la tâche dans cette mission « promotionnelle » d’une meilleure connaissance de la Région et de ses dispositifs financiers, parfois teintés de fonds européens. Certains maires, étiquetés d’un autre bord, refusent en effet catégoriquement ces rendez-vous informels qui pourraient cependant leur permettre de trouver les ressources financières à la réalisation de leurs projets ! Dans une démocratie telle que la nôtre qui se cherche et doit trouver des solutions pérennes, pourquoi autant d’hypocrisie ?!
Thierry BRET
