Aller au contenu principal

Pas de répit pour les arnaques et la hausse des prix !

7 octobre 2018

« L’été sera chaud, l’été sera chaud, dans les t-shirts, dans les maillots, de la Côte d’Azur à Saint-Malo… » ! La ritournelle entêtante du regretté Eric CHARDEN revient à la surface de ces morceaux populaires les plus programmés sur les ondes radiophoniques à chaque été depuis 1978.

Sauf que cette fois-ci, on pourrait presque plagier la célèbre chanson en y ajoutant le couplet suivant : « l’été sera chaud…surtout pour les porte-monnaie et les comptes en banque des Français qui vont flirter avec le rouge vermillon côté dépenses frisant avec l’interdiction bancaire à la rentrée » !

Tant l’inflation est omniprésente autour de nous, invitée surprise et très désagréable de cette France qui vibre pourtant depuis une semaine déjà au rythme des vacances estivales. Le sacro-saint baromètre psychologique et vital de nos concitoyens, excédés et usés après une saison emplie de très bonnes nouvelles !

 

 

L’été de « porcelaine » des Français qui n’en peuvent plus de l’inflation galopante…

 

Une inflation galopante et incontrôlable qui prend ses sources entre les retombées de la crise sanitaire qui n’en finit pas de perdurer et de se rappeler à notre bon souvenir – « on a retrouvé la septième vague de COVID dans l’Hexagone et non la septième compagnie dans le film ! » -, le conflit à l’est de l’Europe qui a bon dos pour nous faire avaler les pilules de plus en plus indigestes de l’illogisme – tout le monde sait pertinemment que la moutarde se fabrique entre Kiev et le Donbass ! -, les prix des carburants et des énergies qui tutoient les sommets galactiques de la hausse des prix faisant flamber les profits et les dividendes des producteurs et de leurs affidés, depuis ceux de l’OPEP jusqu’aux distributeurs et autres intermédiaires en tête. Sans oublier l’Etat, qui au passage pratique la taxation au prix fort, de sa propre fiscalité sur l’ensemble de ces produits, considérés non pas comme de première nécessité pour le commun des mortels !

Il est vrai que tous les Français roulent à l’électrique – c’est bien connu ! -  et se déplacent lors de leurs trajets personnels/professionnels à vélo ou via les transports collectifs leur offrant le cadencement le plus approprié et le moins cher possible !

Quelle blague ! Dans quel état d’esprit, les Français abordent cet été de « porcelaine » - clin d’œil à un autre faiseur de tubes estival lui aussi trop tôt disparu, Mort SHUMAN ! – avec cette invitée surprise dans leurs bagages ?

Cette inflation si insolente et malheureusement implacable qui va les accompagner à la moindre excursion venue, au camping ou à l’hôtel, dans leurs locations, sur la plage ou dans le premier estaminet venu où ils auront envie de se poser pour y boire un verre ?

 

 

 

Les plages privées : entre prix prohibitifs et domaine public !

 

Il faut mieux en rire plutôt que d’en pleurer ! La « vulgaire » chaise-longue, posée sur le tapis de sable chaud de la plage bondée de garnements hurleurs et de férus du Tour de France, faisant brailler leur radio presque sous vos oreilles, peut vous coûter entre 20 à 30 euros selon des tranches horaires, réduites à la baisse, du côté de la Méditerranée !

La prestation se banalise à l’ensemble des plages françaises – tiens, tiens, il ne faut pas oublier que l’accès libre et GRATUIT aux plages est on ne peut plus limpide à la lecture du texte de loi datant de novembre 2015 qui rappelle à cet effet que le littoral appartient au domaine public et doit rester accessible à la libre circulation ! Donc, point de plages privées avec leurs vendeurs de prestations exorbitantes !

En outre, pour couronner le tout, on agrémente cela de l’indispensable parasol afin de se protéger le derme des brûlures pernicieuses de l’astre diurne et hop, vous ajoutez dans l’escarcelle du plagiste, dix à vingt euros supplémentaires selon là-aussi des spécificités horaires qui ne peuvent excéder une matinée ! On aimerait le référent officiel des barèmes tarifaires appliqués, peut-être à la tête du client ?

 

 

Trop « chères » vacances familiales…

 

C’est aussi sans compter sur les boissons rafraîchissantes et salvatrices, les en-cas servant de collation pour faire passer la petite faim qui vous tenaille l’estomac, l’ambre solaire dont on doit impérativement s’enduire le corps – si, si, même sous l’onéreux parasol puisque les UV détruisent tout sur leur passage comme les enzymes gloutons des produits lessiviels ! -, les glaces (de 8 à 15 euros le cornet empli de ses multiples boules de produits industriels, insipides au goût et beaucoup trop sucrées ! -), et voilà qu’une simple journée de farniente, amplement méritée, et peut-être vécue en famille (aïe, aïe, aïe si la famille est nombreuse !), peut très vite virer au cauchemar pour les finances si l’on tombe tête-bêche dans les pièges et autres arnaques à touristes dont certains professionnels de France, comme d’ailleurs, sont très friands durant la période des cigales. L’objectif étant de faire cracher au bassinet les pauvres consommateurs que nous sommes tous, dont certains sont déjà à la limite de l’apoplexie côté endettement !

Cela n’empêchera pas 21 millions de nos compatriotes de partir en juillet sur leurs lieux de villégiature – ils seront 24 millions à le faire au mois d’août -, et de profiter comme il se doit de ce qui reste l’une des meilleures périodes conviviales de l’année.

Même avec des budgets en berne – Elisabeth BORNE prophétise déjà des lendemains difficiles dès l’automne avec la flambée des tarifs gaziers et de l’énergie -, les Français tenteront tant bien que mal d’oublier leur quotidien proche de la morosité.

En évitant, espérons-le, les pièges de la spéculation malveillante de certains professionnels plus doués pour les arnaques que la vente et en consommant sans doute au rabais, dans bon nombre des cas, se serrant d’un cran supplémentaire la ceinture…

 

Thierry BRET

 

 

Partager :