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Noël sous COVID : les Français ont les boules !

7 octobre 2018

Quel dommage que l’impétueux Pierre DESPROGES ne soit plus de ce monde pour nous livrer l’une de ses maximes désopilantes qui résumerait en une phrase la cocasserie ubuesque de la situation à placer sous le sapin !

Façon « Noël sous COVID, Pâques sous acide ! ». Tellement nos concitoyens en ont fichtre marre de ce coronavirus à géométrie multiple dans ses ramifications, coupable de toutes les nuisances sociétales et économiques que nous traversons depuis bientôt vingt-quatre mois.

Voilà qu’arrive la période bénie de la trêve des confiseurs, avec en guise de points d’orgue les sacro-saintes fêtes de la Nativité et du Nouvel An – soupapes garanties pour se changer les idées, prendre du bon temps et se ressourcer en faisant bombance autour d’une table garnie de foie gras (n’en déplaise au maire de Lyon !) -, que voilà les flonflons de la fête qui se ternissent comme une éclipse solaire avant même que celle-ci ne démarre.

Certes, la situation actuelle, au niveau des contraintes obligatoires à respecter pour lutter contre la propagation de la pandémie, semble un peu moins catastrophique que celle vécue l’an passé.

Quoique les récents cris d’orfraies et les rodomontades à grand renfort de messages alarmistes de quelques spécialistes qui passent beaucoup de temps à nourrir d’hypothèses les plus extrêmes les plateaux des chaînes en boucle indiquent clairement que janvier sera le mois de tous les dangers.

Peut-être pas, avec la virulence actuelle de cette énième mouture du virus qui mute et se transforme à qui mieux mieux selon ses phases évolutives, au sens  pathologique du terme. Mais, vraisemblablement, du fait de l’absentéisme important qui devrait frapper de plein fouet nos systèmes de services et de production. Conclusion : alors que certains de ces experts es COVID demandent à cor et à cri un nouveau confinement que pourrait statuer le gouvernement, la France, à l’instar de l’Europe qui n’est guère mieux loti, risque de connaître une période de paralysie. Au cœur de ses entreprises et parmi ses organes institutionnels.

 

 

Et si nous prenions les choses à la légère en riant de tout ?

 

Privés de discothèques (les éternels sacrifiés de la filière loisirs), invités à être dans l’hyper vigilance durant les fêtes en prenant toutes les protections d’usage, les Français ont-ils réellement envie de festoyer avec ces deux réveillons qui s’annoncent en ligne de mire pour faire semblant ?

Sans doute ! Ils auraient aimé sortir de cette ornière sanitaire qui les poursuit et les rattrape depuis si longtemps ; de profiter de l’air frais mais pas si pur que cela dans les villes afin d’y déambuler tranquilles lors de leurs emplettes sans être affublés de ce satané masque irrespirable ; de pouvoir s’embrasser et se faire des accolades bienveillantes sans avoir la peur au ventre de « choper » cette m… ; de vivre un Noël comme avant en famille nombreuse, entre petits-enfants et grands-parents.

 

 

Bref, une vie qui n’est pas inféodée au doigt et à l’œil à la sempiternelle présence de cette saleté, couperet permanent placé au-dessus de nos têtes. Ni les fourches caudines des 135 euros à payer rubis sur ongle en cas d’infraction !

Si l’excellent Pierre DESPROGES était encore parmi nous, peut-être nous inciterait-il avec son cynisme légendaire et son ironie profonde à prendre davantage les choses à la légère et à rire de tout.

 

 

Il vaut mieux en rire qu’en pleurer : c’est la magie de Noël…

 

Pourquoi, par exemple, en guise d’étrennes, ne pas offrir à sa conjointe ou conjoint, voire à ses beaux-parents, à défaut de la dernière fragrance à l’estampille de Thierry MUGLER ou d’Yves SAINT-LAURENT, le rendez-vous au centre hospitalier du coin pour y recevoir sa troisième dose de vaccin, indispensable pour gagner en prime son passe vaccinal ?! Tout cela serait enrubanné de la plus belle manière que ce soit !

Pourquoi ne pas offrir à la petite dernière la panoplie de la parfaite infirmière qui lutte avec abnégation depuis tant de mois contre le fléau viral au sein d’un système hospitalier qui s’effondre sous son poids et attend toujours ses compensassions salariales ?     

Pourquoi, et à réserver à ces chers ados qui passent la plupart de leur temps les yeux rougis et rivés derrière les écrans de leurs consoles de jeux ou de leur smartphone, un stage élémentaire pour apprendre les gestes qui sauvent ? Ce serait très utile en période de COVID extrême si les interventions médicales n’étaient pas assurées dans l’urgence, en vue de la conjoncture sanitaire qui nous est annoncée dès janvier ?!

Bref, mettre un peu d’humour et de fantaisie ne fait de mal à personne, du moment que l’on reste dans la décence, il va de soi !

Alors pourquoi ne pas jouer avec ses enfants le soir du réveillon au jeu des sept familles des « variants COVID » ou au docteur « Maboule », initiation ludique aux premiers soins à prodiguer aux patients !

Si nos compatriotes ont aujourd’hui les boules avec ces fêtes de fin d’année une nouvelle fois gâchées par l’omniprésence du coronavirus, qu’ils se disent en conclusion que le Noël 2022 pourrait être pire encore après avoir reçu la 9ème injection afin de mieux affronter le contagieux variant OMEGA !

Joyeux Noël !

 

Thierry BRET

 

 

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