Le chantier de la Liaison Sud d’Auxerre poursuit son avancée. Jeudi 24 septembre, élus, représentants de l’État, techniciens, habitants et élèves du lycée de La Brosse se sont retrouvés au niveau du ru de Vallan pour découvrir l’un des ouvrages majeurs de la future LiSA : son viaduc.

Les lycéens, casqués et équipés pour l’occasion, ont pu approcher au plus près les travaux et découvrir les métiers mobilisés sur cette opération. Car au-delà de la route, un chantier de cette ampleur crée de l’activité, génère des emplois et fait venir sur le territoire des compétences techniques parfois très spécialisées.
Il comporte également des clauses sociales, c’est-à-dire des heures de travail réservées à des personnes éloignées de l’emploi afin de favoriser leur insertion professionnelle. Une dimension moins visible du projet, mais qui participe elle aussi à ses retombées locales.
Mathieu Debain, maire d’Auxerre, a salué le travail réalisé par ses prédécesseurs sur ce dossier de longue haleine. Il a rappelé l’utilité de cette déviation pour désengorger le centre-ville, améliorer les déplacements et renforcer l’attractivité d’Auxerre et de son bassin de vie.
Grégory Dorte, président du Département de l’Yonne, a rappelé plusieurs chiffres de l’opération et souligné combien le travail collectif entre les différents partenaires permettait de faire avancer un projet aussi structurant. Le Département est maître d’ouvrage de cette partie du chantier.
Michel Neugnot, vice-président de la Région Bourgogne-Franche-Comté chargé notamment des mobilités et des transports, a confirmé le soutien régional à la LiSA, un projet qui, selon lui, « va dans le bon sens ».
Le préfet de l’Yonne, Jean Salomon, a pour sa part insisté sur la nécessité d’une impulsion forte du territoire pour faire émerger de tels projets, mais aussi sur l’importance de services territoriaux de l’État présents au plus près des collectivités.

La LiSA doit à terme permettre de contourner Auxerre par le sud et de relier la RN6 à la RD965. Une « liaison » qui porte bien son nom : il s’agit autant de fluidifier les déplacements que de rapprocher les communes, les zones d’activité et les bassins de vie.
La réalisation du viaduc doit aussi composer avec un environnement sensible. La préservation du ru de Vallan, des milieux naturels et des continuités écologiques a été intégrée à la conception et à l’organisation des travaux afin de limiter l’impact sur la biodiversité.
À mesure que l’ouvrage prend forme, la LiSA devient plus concrète. Derrière les piles du futur viaduc se dessine surtout un projet pensé pour faciliter les déplacements, soutenir l’activité et renforcer les connexions à l’échelle de tout le territoire.
Emma Miredin

