PHÉNIX BaMH 62 – CERGY-PONTOISE 76

@emmamiredin
Ils avaient presque oublié ce que cela faisait. Les joueurs comme les spectateurs. Pour leur première rencontre en Nationale 2, les Phénix BaMH retrouvent une sensation devenue rare ces derniers temps : celle de la défaite.
Pour leur baptême du feu, ils n’avaient toutefois pas hérité du plus tendre des adversaires. Cergy-Pontoise a terminé deuxième de sa poule de Nationale 2 la saison dernière, avec 19 victoires en 26 rencontres. De quoi donner une autre lecture au 62-76 affiché au coup de sifflet final.
Pendant trois quarts-temps, les Phénix sont là. Au contact, engagés, capables de répondre à une formation habituée aux exigences de la N2. Pour cette première à ce niveau, BaMH ne donne pas l’impression d’être arrivé là par hasard. Il y a du jeu, de l’envie et un collectif qui tient tête à Cergy.

@emmamiredin - Coach Michel Perrin
Puis vient ce passage qui coûte très cher. Dans le dernier quart-temps, Cergy inscrit douze points en seulement deux minutes. Une série qui fait mal et fait basculer une rencontre jusque-là disputée au coude-à-coude. À ce niveau, deux minutes peuvent suffire à sanctionner la moindre baisse de régime.
Le coach partage d’ailleurs le sentiment des spectateurs : ici, on n’avait plus vraiment l’habitude de perdre. Mais derrière la déception, il se montre plutôt satisfait de la base de travail dont il dispose. Avec tout de même une inquiétude : perdre lorsque l’on estime avoir bien joué montre immédiatement le chemin qu’il reste à parcourir.
Le message est clair. Pour gagner en Nationale 2, tous les joueurs devront élever leur niveau de jeu. Chaque joueur compte. La saison sera longue et le collectif aura besoin de toutes ses forces.
Ce 62-76 est donc une défaite, mais certainement pas un naufrage. Face au deuxième de poule de la saison passée, les Phénix ont tenu pendant trois quarts-temps avant de céder. Pour leur première sortie en N2, ils ont surtout montré qu’ils avaient leur place dans le combat.
La première leçon est déjà là : à ce niveau, bien jouer ne suffit plus. Il faut tenir quarante minutes.
Emma Miredin

