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La semaine 19 par monts et par mots : la France de l’Eurovision dans les limbes, Christophe BONNEFOND promu président !

15 mai 2023

Le temps d’un discours inaugural officiel et le voilà changeant de titre et de registre, le vice-président du Conseil départemental de l’Yonne, Christophe BONNEFOND. Il a été qualifié de président du Département par un intervenant, une distinction prémonitoire bien avant l’heure ? Du côté de l’Eurovision, la France reste en berne après la médiocre 16ème place obtenue par la diva d’un soir, « La ZARRA ». Plus dure fut la chute du haut de son perchoir de trois mètres servant de lieu d’accueil pour sa prestation…

 

Lundi

Pour authentique qu’elle soit, cette photographie du député de la circonscription, Daniel GRENON, prise à l’issue du défilé commémorant la victoire des forces alliées sur l'Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, n’illustre que la fugacité du geste et du mouvement captée par l’objectif. Il n’y a aucune forme de soumission de la Nation à l’autorité militaire, comme auraient pu imaginer certains esprits facétieux, hostiles au parti auquel appartient l’intéressé ! A l’heure de la montée en puissance dans les médias ou sur le web, d’images créées de toute pièce par les Intelligences Artificielles, pas de quoi rassurer sur l’avenir de la photo de presse, face à la confusion grandissante entre fantasmes et réalité…

 

Mardi

Le parti d’Éric ZEMMOUR semble se lancer à la « reconquête » des murs et façades auxerroises, à en juger par cette fresque apparue depuis quelques jours boulevard du 11 novembre. Un affichage « éparpillé façon puzzle » selon la formule empruntée au regretté Lino VENTURA, pouvant laisser supposer qu’il était urgent de « repapiéter » ainsi la façade de cette station-service aujourd’hui fermée. Les affiches auraient-elles une date de péremption… ?

 

Mercredi

Samedi dernier, croix celtiques en bandoulière, cagoulés et masqués de noir, des groupuscules néofascistes ont manifesté à Paris, avant un concert de « rock aryen » en la mairie de Saint-Cyr-l’Ecole, où ont pu être constatés quelques saluts nazis. L’histoire ne dit pas si ces joyeux lurons chantaient comme des casseroles, mais l’affaire n'a pas semblé dans un premier temps alarmer le préfet de police, Laurent NUNEZ, pourtant prompt à interdire toute « casserolade » dans les rues de la capitale visant le chef de l’Etat ou ses ministres et alors même qu’il est interdit de manifester en France le visage caché. Avant de faire volte-face devant le tollé général et l’émoi de la classe politique et d’interdire tout rassemblement à venir. Comble de l’ignominie, c’est dans une salle portant le nom de « Simone VEIL » que fut donné ce concert aux relents néofascistes… « No Pasaran » !

 

 

Jeudi

Victime d’un incendie criminel le 22 mars dernier visant son domicile et ses voitures, en raison de son soutien à un projet de centre d'accueil pour migrants dans la commune, le maire (DVD) de Saint-Brévin-les-Pins, Yannick MOREZ a donc fini par démissionner. En dehors de l’émission « Envoyé Spécial », dans son édition du 06 avril dernier, peu de médias nationaux avaient alors fait écho de cette attaque perpétrée à l’encontre d’un élu de la République. Si dans un courrier envoyé une dizaine de jours après l’incendie, Emmanuel MACRON faisait part de son émotion et de son soutien et si pour sa part depuis, Elisabeth BORNE a fait amende honorable, reconnaissant un « manque de réactivité de l’Etat », la décision prise par Yannick MOREZ illustre bien le « ras-le-bol » et le malaise de plus en plus large des maires, confrontés à la montée grandissante des menaces et des violences à leur encontre. Une démission vécue comme une double peine par les habitants de Saint-Brévin-les-Pins, puisque l’élu arrêtera parallèlement son activité de médecin généraliste avant de quitter la ville où il résidait depuis plus d’une trentaine d’années.

 

Vendredi

C’est la bonne nouvelle de la semaine. Accusés d’espionnage par les autorités iraniennes et détenus arbitrairement depuis près de trois ans en ce qui concerne Benjamin BRIERE et sept mois pour Bernard PHELAN, les deux hommes ont retrouvé la liberté. La fin d’un calvaire qui ne doit pas faire oublier les cinq autres Français aujourd’hui encore aux mains du régime parmi lesquels une enseignante strasbourgeoise, Cécile KOHLER et son conjoint, Jacques PARIS, arrêtés il y a tout juste un an, lors d’un séjour touristique. Il y a quelques années, les photos d’otages français captifs de groupes terroristes ouvraient le journal du soir d’Antenne 2, avec cette phrase, « Ne les oublions pas ». Les « otages d’Etat » ne semblent pas avoir droit à la même considération…

Samedi

Présent ce samedi matin à l’inauguration de l’exposition consacrée au Maréchal DAVOUT, Christophe BONNEFOND s’est vu remercié de belle manière pour l’aide financière apportée par le Conseil départemental. Alain CATTAGNI, commissaire de l’exposition, le gratifiant dans son intervention du titre de « Monsieur le Président ». De bon augure sans doute pour la suite de la carrière du premier vice-président de l’instance départementale, mais reste à savoir ce qu’en pense un certain Patrick GENDRAUD ! Dans le même registre, s’adressant l’avant-veille à Céline BAHR, adjointe en charge de la Culture, dans le cadre des « Conversations de l’’Abbaye », l’historien Camille PASCAL l’élevait au grade de « Madame le maire » … Comme quoi, c’est bien connu, « les absents ont toujours tort » !  

Dimanche

Encore raté ! La ZARRA n’a pas démarré et a même calé, terminant dans les limbes du classement, bien loin de cette première place après laquelle court la France depuis maintenant quarante-six ans. Un concours de l’Eurovision qui s’apparente de plus en plus désormais à un défilé d’excentricité où l’essentiel est de paraître le plus déjanté possible pour faire le « buzz ». Du costume rose poudré et chapeau de cow-boy du candidat belge, aux galonnés moustachus croates, en passant par le candidat finlandais de latex vert pomme vêtu, à la coupe de cheveux « playmobilisée », il y en avait pour tous les goûts. Le plus « royal » des commentateurs historiques de l’Eurovision, feu Léon ZITRONE en serait resté coi ! Notre représentante, venue tout droit du Québec, n’était pas en reste, perchée en équilibre le temps de sa prestation à trois mètres de haut. Se montrant particulièrement déçue à l’heure des résultats, à en juger par ce doigt d’honneur érigé face aux caméras. Poupée de cire, poupée de son !

Dominique BERNERD

 

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