En décidant de couper promptement les vivres à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Donald TRUMP a voulu adresser un message à double sens aux dirigeants de l’ex-Empire du Milieu.
D’une part, la Chine, pays berceau du coronavirus, est dans le collimateur du président américain pour son manque d’anticipation. Il n’est d’ailleurs pas le seul. Puisque le président Emmanuel MACRON et plusieurs de ses homologues européens lui ont emboîté le pas. S’interrogeant sur la réalité exacte des origines de ce virus à la propagation si fulgurante qui a frappé la planète entière et anéanti une large frange de la population de seniors.
D’autre part, le bouillonnant président US estime que la Chine est la grande bénéficiaire (et la première puissance économique) à tirer les marrons du feu de l’après crise, plus ou moins larvée. En outre, le président milliardaire n’a semble-t-il pas apprécié les yeux de Chimène que lui ont fait les dirigeants de l’OMS.
Bref : en parallèle de la crise sanitaire qui ne cesse depuis plusieurs semaines d’interférer dans notre quotidien, c’est aujourd’hui à une autre crise que doit faire face la planète dans son intégralité : celle de la confiance.
La confiance envers un état qui visiblement savait depuis longtemps ce qui allait se produire sans en mesurer les réelles conséquences et n’a fait que reculer la véracité de l’information.
De sources officielles, le COVID 19 sévissait déjà dans la région de Wuhan depuis le début de l’automne 2019 ; puisque les premiers cas avérés y ont été découverts dès le mois de septembre. Ce n’est un secret de polichinelle pour personne puisque bon nombre de scientifiques ont eu l’opportunité de remonter patiemment le fil les menant à cette piste.
Le courage d’un médecin chinois qui a informé le monde
Il aura fallu toute la détermination et tout le courage du jeune médecin, Li WENLIANG, pour que la sinistre farce se dévoile enfin au monde. Avec beaucoup de retard, on s’en doute.
Le praticien âgé de 34 ans fut dans un premier temps vilipendé par les autorités de Pékin qui n’ont eu cure de ces allégations. Menaçant même d’enfermement le jeune thérapeute qui a donné sa vie au nom de la science à la protection des autres. Très vite contaminé par l’infection virale, le docteur Li WENLIANG fut donné pour mort le 05 février par l’Organisation Mondiale de la Santé avant que le journal du Parti communiste chinois ne vienne jeter le trouble en démentant catégoriquement l’information. Finalement, l’hôpital de Wuhan qui l’avait accueilli en réanimation confirma son décès dans la soirée…
C’est en décembre dernier que l’ophtalmologiste trentenaire avait eu vent de l’émergence d’un mystérieux virus qui se propageait très vite dans la région de Wuhan. Il aura été sans doute le seul à avoir côtoyé de très près la vérité concernant le patient zéro et les origines exactes de cette maladie. Une contagion respiratoire aux effets foudroyants sur les poumons.
Sept personnes auraient été susceptibles d’avoir contracté cette pathologie comparable au SRAS dans la province du Hubei. On connaît la suite quant à sa propagation planétaire.
Très vite, le gouvernement de Pékin est dans le viseur. Même s’il a admis avec beaucoup de recul et du bout des lèvres avoir commis des insuffisances et des difficultés dans sa manière d’aborder la gestion de cette crise sanitaire sans précédent.
Que serait-il passé si les autorités chinoises avaient tiré la sonnette d’alarme dès le début de cette pandémie catastrophique ?
Mille deux cents morts à ajouter dans les comptes à la dernière minute !
Mais, après Donald TRUMP, c’est au tour du président français de mettre les pieds dans le plat. Sans fioritures ni atermoiements. Le locataire de l’Elysée remet en cause publiquement les versions officielles de la Chine sur les origines du fléau. Tout en doutant, mais il n’est pas le seul, du nombre de victimes qu’a connu réellement le pays.
D’ailleurs, pour faire bonne figure en matière de diplomatie, Pékin a réajusté quelque peu sa jauge morbide d’un millier de morts supplémentaires pour que les statistiques n’en deviennent que plus présentables ! Une liste d’oubliés qui n’avaient pas eu l’heur d’être répertoriés sur les livres de compte officiel.
Ainsi, aux 3 124 morts qui ont été longtemps comptabilisés par les services de l’administration centrale, le chiffre des décès a bondi outrageusement à plus de 4 400 personnes disparues en un tour de main !
Alors que dans le même, la plupart des états phare de l’Europe ont dépassé les 20 000 décès et que les Etats-Unis demeurent englués dans la pire tragédie sanitaire qu’ils aient connu avec quasiment cinquante mille morts.
« Manifestement, des choses se sont passées qu’on ne sait pas… a affirmé à la presse Emmanuel MACRON. Et sans ambages, de poursuivre que la Chine devra répondre à des questions délicates après la sortie de crise.
Personne n’est donc dupe du mensonge de l’état chinois aujourd’hui. Pas même les scientifiques qui optent sur la perte de 300 000 personnes survenue dans le plus grand pays du monde.
Mais, comme le dit l’adage : « toute vérité n’est pas bonne à dire ». Une locution qui n’est pas tirée d’un proverbe chinois, c’est certain…
Thierry BRET