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L’étau se resserre : la France en liberté conditionnelle

7 octobre 2018

Aïe, ce ne sont pas les effets de la troisième dose vaccinale qui endolorissent les épaules ce matin et plombent les esprits chagrins déjà passablement embrumés de nos compatriotes !

Mais, bel et bien, le nouveau tour de vis donné par le premier des ministres du gouvernement qui vient de s’inviter en véritable « Père Fouettard » en préambule de ces  fêtes de fin d’année que bon nombre de Françaises et de Français attendent de longue date ! Histoire de s’amuser un peu et de voir des amis dans ce monde de brute et de désillusions !

Afin de contrer la propagation qualifiée de « vertigineuse » de ce nouveau variant OMICRON si l’on en croit encore les sages du Conseil national scientifique qui livrent leurs avis éclairés à maintes reprises de la journée (parfois très contradictoires), nulle autre alternative que de supprimer tout de go les rassemblements festifs et populaires que sont les feux d’artifice, soirées dansantes et autres parades de noctambules égayés dans la rue le 31 décembre.

Mieux : la vénérable institution consultative (il y a des jours où ses commentaires disruptifs devraient se borner à cela précisément !) soumet la proposition suivante aux représentants de l’Etat de réinstaurer le couvre-feu le soir du Réveillon !

 

 

L’heure des libations et des réjouissances est à proscrire une fois de plus !

 

Pourquoi ne pas envisager alors de remettre au goût du jour pendant la quinzaine de ces vacances de Noël qui débutent le confinement ; ce qui en définitive serait peut-être la solution idéale pour passer le meilleur moment de l’année chez soi et éloigné de tous !

D’ailleurs, aux Pays-Bas, le pouvoir n’a pas ergoté outre mesure pendant des lustres en coupant les cheveux en quatre : il vient de figer de manière officielle ce dimanche 19 décembre la nation jusqu’au 12 janvier inclus.

Pour l’heure, Jean CASTEX ne se contente que d’appliquer une partie des prérogatives souhaitées par ce fameux conseil scientifique qui fait la pluie et le beau temps à sa guise dans ce pays. Mieux que les prévisionnistes de la météo, visiblement.

Donc, envisager de célébrer le Nouvel An dans la rue, la coupe de champagne dans la main et les confettis dans l’autre en faisant d’hypothétiques bises à la cantonade parmi la foule en liesse (cela aussi est déjà proscrit depuis trop longtemps avec les inévitables gestes barrières) est à extraire de votre cerveau.

 

 

De même, inviter à votre table toute la famille et ses innombrables ramifications possibles si elle est composée, recomposée, décomposée ou déconstruite, expression chère à l’incorrigible Sandrine ROUSSEAU, ne sera guère permis.

Le processus est cependant moins strict que l’année dernière à pareille époque. Quoique pas si éloigné que cela sachant que les choses peuvent encore évoluer dans la semaine !

Pour la deuxième année consécutive, les citoyens de ce pays de droit et de liberté vont donc une fois qui devient coutume se serrer la ceinture côté réjouissances à cette période si particulière de l’année.

 

 

Trois injections de vaccin pour obtenir les mêmes restrictions !

 

Ce qui fait déjà bondir l’opposition (une occasion de plus de se manifester dans les médias) et provoque l’ire de libres penseurs qui n’y comprennent plus rien. A défaut des philosophes qui ne s’expriment plus depuis belle lurette dans ce pays qui a pourtant donné vie à Voltaire et à Rousseau !  

Surtout que depuis la saison dernière, un élément majeur est apparu pour contrecarrer, soit disant, la prolifération du général COVID à l’assaut des habitants démunis de cette planète : la vaccination !

Troisième injection, donc, soit près de 90 % de la population hexagonale et pour autant, toujours cette litanie continuelle de restrictions qui viennent saper le moral des petits comme des plus grands en cette période !

Question liminaire : mais finalement, nous autres, les Françaises et Français dociles comme des moutons de Panurge qui ont accepté de jouer le jeu de la vaccination à outrance (trois piqûres administrées la même année c’est fort de café sans en connaître avec exactitude les réels effets sanitaires à long terme !) au nom du sacro-saint principe de la protection civique envers soi-même et celle des autres, en sommes toujours au point de départ ! Pourquoi ?    

Les déclinaisons multiples et successives de ce coronavirus ont parfois bon dos. Très contagieux mais moins dangereux, selon les uns. A contrario, il faudra un jour vivre dans une bulle de verre pour les autres. Tout cela laisse pantois quant à la ligne stratégique à adopter pour la gouvernance.

Le passe vaccinal en remplacement du passe sanitaire va sans doute profondément modifier les choses dès les premières semaines de 2022. Car, cette fois, c’est sûr l’étau se resserre un peu plus chaque jour sur les 7 à 9 millions de Français qui ont choisi pour diverses raisons (pathologiques (cela est compréhensible), idéologiques (cela l’est nettement moins),…) de ne pas se faire vaccinés.

Mais que de temps perdu, depuis bientôt deux ans. Et d’expectatives fumeuses où il serait nécessaire désormais de piquer en priorité les enfants âgés de 5 à 11 ans alors que des adultes se refusent de leur faire en leurs âmes et consciences !     

Pendant ce temps-là, la France vit en liberté sous conditionnelle, des pans entiers de l’économie (les loisirs, les évènementiels, les discothèques, les commerces…) disparaissent du paysage n’ayant plus que leurs mouchoirs pour pleurer sans que l’on sache quand une bonne fois pour toute nous sortirons de ce marasme !

« Joyeux Noël, Félix ! » disait Zézette, épouse X incarnée par Marie-Anne CHAZEL, dans le film culte de la bande du Splendid : c’est sûr, cette année encore, au vu des évènements restrictifs qui nous sont imposés, le « Père Noël est une ordure » !

 

Thierry BRET

 

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