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Générosité à l’Ukraine : agissez en vos âmes et consciences…

7 octobre 2018

Un premier carton. Puis, un second qui se remplit. Plein comme un œuf ! Contenant à ras bord pêle-mêle des produits d’hygiène, des shampooings, des savons, des tubes de dentifrice. Là, dans un autre endroit de la pièce qui sert de base arrière à cette opération humanitaire s’amoncellent les innombrables paquets de couches et les petits pots de lait. Les nouveaux nés. Bien sûr, qu’il est nécessaire d’y penser. Surtout lorsque l’on voit s’afficher en boucle sur les écrans de télévision ces femmes en pleurs qui se précipitent avec leurs enfants sous les bras hors les murs des maternités et cliniques lâchement bombardées.

Des images de guerre, à notre porte. Celle de l’Europe libre et démocratique même si des voix s’élèvent toujours parmi notre société bien-pensante pour parler injustement de dictature et de privations des droits et libertés dans l’Hexagone.

Justement, si ces personnes peuvent le clamer haut et fort aujourd’hui et à qui mieux mieux en toute impunité sans connaître les affres de la répression, c’est parce qu’elles ne vivent pas sous le joug de régimes totalitaires qui brisent les reins et les cœurs de celles et ceux qui osent s’exprimer. Comme à Moscou ou à Saint-Pétersbourg. Comme à Iekaterinbourg ou à Kazan. Comme dans d’autres métropoles de pays clairement identifiés sur cette planète déjantée qui appliquent le règne des ténèbres plutôt que celui de la lumière et de la concorde.

 

 

Un élan de solidarité pour aider celles et ceux qui sont en souffrance…

 

Partout en France, ou presque, puisqu’il reste toujours d’irréductibles villes et villages à l’inspiration frondeuse et contraire aux esprits d’initiative positive, se lève depuis une quinzaine de jours un véritable élan de solidarité sans précédent. Une lame de fond extraordinaire qui mobilise bénévoles, structures caritatives, collectivités, acteurs institutionnels et forces économiques. Des expériences uniques de soutien et d’implication personnelle envers un peuple européen, quasi frère même si non intégré à l’Union : celui de l’Ukraine.

Qu’il soit russophone, slave, ukrainien ou autres. Un maillon naturel de nos propres origines eurasiennes puisque les Européens de souche sont issus de cet ADN géographique qu’il ne faut pas ignorer. Des Européens de souche qui se voient aussi aider dans ces multiples opérations altruistes par des ressortissants de toutes confessions et de toutes les couleurs. De toutes nationalités, aussi ! Un vrai courant mondialiste qui œuvre ensemble, jeunes et vieux, retraités et actifs, femmes et hommes, ruraux et urbains, dans un seul but commun : sauver des innocents qui se font massacrer à longueur de journée parce qu’un homme et son régime l’ont décidé en imposant leur loi absurde de la terreur et de la souffrance. Et préserver la paix. Un élément de notre bien-être intérieur si fragilisé en cette période de troubles et d’effondrement des valeurs.

 

 

Se mobiliser pour la défense active de nos valeurs : la liberté et les droits…

 

Que faire alors, à notre humble niveau, pour contribuer à cette défense active de nos valeurs et de ce qui nous est cher depuis toujours ? S’investir aux côtés de celles et de ceux qui procèdent à ces collectes de denrées alimentaires et à ces produits de première nécessité indispensables à la survie !

Il en va de la survivance de ces millions d’enfants, de femmes et d’hommes qui se sacrifient comme un ultime rempart face à la barbarie d’un autre siècle. En mettant les mains dans le « cambouis » ! En expliquant à nos concitoyens le bien-fondé de ces actes gratuits de sauvegarde humanitaire. En quémandant, non pas une obole financière tel un malheureux SDF muni de sa sébile vivant dans la rigueur de l’hiver sur le trottoir d’à côté dont on ignore l’existence parce que nos regards ne veulent pas voir la réalité.

Mais, en récupérant ici une boîte de conserve qui servira de maigre pitance à l’un de ces réfugiés, des produits paramédicaux pour panser et désinfecter les plaies des blessés. Là, de la nourriture, aussi, denrées non périssables il va de soi, acheminées ensuite par des moyens logistique faisant appel à la générosité de professionnels au plus près du théâtre des opérations belliqueuses. A la frontière entre la Pologne et l’Ukraine. Vers la Hongrie, la Roumanie ou pourquoi pas la Moldavie.

 

 

La France des paradoxes qui réagit en toute liberté…

 

De belles initiatives fédératrices sont nées. Ici et là. En Bourgogne Franche-Comté, aussi. Comme à Besançon, où un artisan local, boulanger de son métier, Stéphane RAVACLEY (félicitations Cher Monsieur !), a réussi le tour de force de porter seul sur les fonts baptismaux de la réussite une opération extraordinaire en organisant un convoi humanitaire, fort de 24 véhicules et poids lourds, à destination de la Pologne. Des vêtements, de la nourriture et du matériel médical (tout ce dont ont besoin les réfugiés) ont été réceptionnés après un voyage de quarante-huit heures par la Croix-Rouge avant de l’acheminer vers l’Ukraine.

Et l’Yonne dans tout ça ? A Sens comme à Avallon, à Auxerre comme à Tonnerre, à Chevannes comme à Monéteau ou à Saint-Georges, à Joigny comme à Migennes (ailleurs aussi, évidemment), des collectes humanitaires se sont mises en place.

Via les collectivités. Via les associations caritatives et les clubs services. Via des collectifs, aussi qui se sont constitués à la dernière minute, en agrégeant bon nombre de structures volontaristes et respectueuses de cette cause.

Bien sûr, face à cela, il y aussi les éternels grincheux, les réfractaires à tout, les égoïstes de la première heure (« et nous autres, les Français, qui nous aident en ce moment ? » – sauf que les bombes ne tombent pas sur leurs têtes et que le système allocataire leur est dédié à l’infini !), les inféodés à d’autres causes (« et que fait-on pour la Palestine, l’Afghanistan ou la Syrie ? » - question légitime à bien des égards dont il faudra tôt ou tard un jour, apporter de vraies réponses…), les avares et les radins de tout poil qui sortent des magasins avec des chariots qui « dégueulent » de marchandises à ne plus savoir comment les consommer, les racistes viscéralement innés (« aider les Ukrainiens, vous n’y pensez pas, ce sont des « voleurs de poules » !), voire les rares partisans qui soutiennent les crimes de guerre de POUTINE (si, si cela existe aussi dans l’Yonne !). Bref : les Français et leurs contradictions, à l’état pur, mais dans un pays de liberté !

Heureusement, au vu des tonnes de produits qui sont récupérés, ces opérations de grande générosité sont un vrai succès. Riches ou pauvres y participent pleinement. Jeunes et vieux ne se posent pas de questions et agissent sur le terrain. C’est aussi cela la France cocardière que l’on aime. Et qui s’investit dans le même élan généreux, en son âme et conscience envers autrui…

 

Thierry BRET

 

 

 

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