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Garçon, la note ! rallume les platines dans l'Yonne

Garçon, la note ! rallume les platines dans l'Yonne

Clara Varenne8 juillet 2026

@garçonlanote

Un soir, une terrasse, un concert. Créé en 2001 à Auxerre, le festival Garçon, la note ! revient cet été sous plusieurs formes dans le département, avec trois grands foyers : l'Auxerrois, le Chablisien, le Sénonais.

Auxerre, le berceau du festival

Créé en 2001 par la Ville d'Auxerre, le festival entame cette année sa 26e édition. Vingt-huit concerts gratuits sont calés du 7 juillet au 29 août, avec un coup d'envoi donné mardi soir. Jusqu'à la fin de l'été, les terrasses d'Auxerre et des communes de l'Auxerrois, comme Venoy, Monéteau, Gurgy, Chevannes ou Saint-Bris-le-Vineux, accueilleront une programmation qui ratisse large. Jazz, rock, blues, chanson, pop, électro. Pas de tête d'affiche, pas de billetterie, pas de chichi. On s'installe, on commande, on écoute.

Organisé par l'Office de tourisme de l'Auxerrois, le rendez-vous a bâti sa réputation sur un postulat simple : amener la musique là où les gens sont déjà. Les cafetiers y trouvent leur compte, une terrasse qui fait le plein un mardi soir étant de la trésorerie bienvenue en pleine saison. Les musiciens aussi. Beaucoup sont des artistes du territoire, qui décrochent là une scène ouverte et un public curieux, pas forcément venu pour eux mais souvent reparti conquis.

Chablis, une édition désormais autonome

Le Chablisien franchit une nouvelle étape cette année. Selon Annick Soto, [titre à confirmer], le festival y devient autonome pour la première fois en 2026, après avoir longtemps fonctionné comme une extension de la programmation auxerroise. Le public chablisien pourra ainsi suivre sa propre déclinaison de Garçon, la note !, avec des concerts déjà annoncés cet été, notamment à la Brasserie Maddam de Chablis, ou encore dans la cour de l'école de Saint-Cyr-les-Colons, transformée en bar éphémère pour l'occasion. La magie du festival tient à ça : on pousse la porte d'un troquet pour boire un verre, on tombe sur un trio de jazz manouche ou une chanteuse folk qu'on n'aurait jamais écoutée autrement, aussi bien à Auxerre qu'au cœur du vignoble.

Sens, une déclinaison depuis 2011

Le Sénonais suit lui aussi une organisation distincte, mais plus ancienne. Depuis 2011, le concept auxerrois s'est exporté à Sens. Là-bas, la formule se joue les lundis, mardis, jeudis et vendredis, de 21h à 23h, dans des cafés et bars éphémères du territoire. L'édition 2026 a démarré dès le 25 juin à Sens, avec un concert de MimE à Anora, avant de se poursuivre tout l'été dans de nombreuses communes du Sénonais : Gron, Fontaine-la-Gaillarde, Vallery, Villeneuve-l'Archevêque, Soucy ou encore Villeneuve-sur-Yonne. Au total, plus de quarante concerts gratuits sont annoncés jusqu'à fin août.

Des musiques à écouter sans forcer

Sur l'Auxerrois, tous les concerts démarrent à 21h, et le programme complet est consultable sur le site de l'Office de tourisme de l'Auxerrois. Côté Chablisien et Sénonais, chaque territoire diffuse désormais son propre programme. Les mordus enchaînent les soirées comme d'autres enchaînent les festivals, et à la fin de l'été, ils ont fait le tour du département sans même y penser.

Le concept a également gagné d'autres villes hors de l'Yonne, comme Dijon, Chalon-sur-Saône, Nevers ou Dax, preuve que la formule imaginée à Auxerre a fait des émules bien au-delà du département.

Les premières notes résonnent mardi à Auxerre et à Chablis, et depuis fin juin à Sens. Les verres se lèvent, les causeries baissent d'un ton. L'été icaunais a sa bande-son.

Clara Varenne

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