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Environnement : la COP (26) est pleine !

7 octobre 2018

Irritante pour les uns, grande prêtresse de la cause environnementale pour d’autres, la jeune militante suédoise Greta THUNBERG ne laisse, en tout cas, personne dans l’indifférence lorsqu’elle prend la parole.

Distillés il y a quarante-huit heures, ses propos sur l’intérêt de la COP 26 méritent amplement réflexion. Sans fioritures aucune (ce n’est pas le style de la maison !), la passionaria scandinave estime que « ce rendez-vous international sur le climat est déjà voué à l’échec ». Avant même qu’il ne se termine.

Des commentaires qui se sont répandus comme une traînée de poudre autour de la planète, créant une onde de choc parmi certaines consciences.

Il est vrai que l’on peut s’interroger dûment sur la pertinence de tenir chaque année ce grand barnum où se succèdent le jour de l’ouverture officielle la plupart des dirigeants du globe à la tribune.

Pavé de bonnes intentions, chacun de ses orateurs prestigieux y va de son couplet moralisateur et de bien-pensance sur ce que l’on doit faire impérativement pour sauver une planète Terre à bout de souffle. Et ce n’est pas peu dire !

 

 

« Faites de ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais ! »…

 

Dans le genre « faites ce je dis, mais surtout ne faites pas ce je fais ! », l’exercice 2021 n’aura pas été piqué des hannetons du côté des gouvernants ! Déjà, les dirigeants des principaux pays pollueurs (la Chine, la Russie…) n’ont pas daigné se déplacer à Glasgow où pourtant la reine Elisabeth II (plutôt attentive à l’état des lieux de la planète) était prête à outrepasser les avis de ses médecins pour assister aux cérémonies protocolaires en terre écossaise.

Ensuite, il y a ceux qui sont venus en oubliant les usages de la modestie et de l’humilité. N’est-ce pas Monsieur Joe BIDEN, président de la première puissance mondiale américaine (et encore que puisque de plus en plus talonnée par la Chine qui devrait lui damer le pion au niveau économique si ce n’est déjà fait), qui ne peut se déplacer sans une cohorte d’une cinquantaine d’automobiles ! On ne sait jamais des fois que l’un de ses moyens de mobilité viendrait à tomber en panne de carburant !

Enfin, il y a ceux des têtes pensantes du sérail politique international qui ont tant bien que mal, en se faisant peut-être un peu tiré les oreilles au passage, pris l’initiative louable de prendre ENFIN des décisions.

Oh, rien de révolutionnaire à l’instant « t ». Si ce n’est l’expression de vouloir sortir tôt ou tard (mais plutôt tard) du joug des énergies fossiles et de se pencher davantage sur la question de la déforestation qui ravage au quotidien les espaces verts du globe, le poumon naturel et respiratoire de la Terre.

 

 

Des engagements trop longs à l’échelle de la surchauffe planétaire…

 

Quatre-vingts pays, dont la France (cocorico !), ont d’ailleurs paraphé un engagement qui vise à préserver un peu plus la nature et accélérer les processus déjà mis en place pour réduire la consommation de produits carbonés chez eux. Dans une période de dix à vingt ans pour la plupart d’entre eux.

L’Inde, puissance émergente qui devrait rejoindre le top 5 des pays les plus prometteurs de ce siècle au plan économique, s’est engagée à sortir des énergies non renouvelables à horizon…2070 !

A l’échelle du temps, c’est à la fois très loin et très court. Mais, au rythme des catastrophes imputables au réchauffement climatique qui s’accumulent depuis quasiment une décennie aux quatre coins de la planète, il y a peut-être de quoi s’inquiéter de cette extrême lenteur de changement de paradigme.

Où en seront alors les îles du Pacifique ou de l’Océan Indien confrontées à l’inexorable montée des eaux du fait de la fonte irréversible de la calotte glaciaire dans les régions polaires ? Ne parlons pas de la cause animale et végétale, déjà très malmenée !

 

 

Un bonnet d’âne pour les mauvais dirigeants de la planète…

 

Vu de l’extérieur, alors que certains dirigeants se moquent comme de leur première chemise de la crise climatique mondiale (la Chine ne vient-elle pas de relancer sa production énergétique à outrance à partir du charbon !), un sentiment de vouloir bien faire pour la cause environnementale se constate parmi une centaine de pays.

Dont ceux de l’Union européenne. Et encore que, quand on examine de plus près les positions contradictoires de l’Allemagne et de la Pologne sur le regain d’intérêt consacré à la houille.

Il suffit aussi de comptabiliser le nombre de jets privés et les allers-retours effectués d’un continent à l’autre par les politiques, mais aussi les faiseurs de roi de la sphère économique pour constater que les grandes leçons de morale assénées avec moult messages alarmistes (pas vrai Boris JOHNSON !) au reste du monde ne valent que par l’exemplarité et l’application personnelle de leurs auteurs.

Or, dans ce domaine, on ne peut qu’attribuer un zéro pointé et le port du bonnet d’âne à tous celles et ceux qui gouvernent la planète ! Ils peuvent d’ores et revoir leur copie en matière de crédibilité sur la question comme de mauvais élèves qu’ils sont dans leur grande majorité.

Reste que le temps des beaux discours semble bel et bien révolu. Il est désormais impératif d’agir avec détermination pour faire de l’urgence climatique la véritable priorité de notre survie sur cette Terre délabrée. Si ce n’est déjà pas trop tard…

 

Thierry BRET

 

 

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