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« Dérives autocratiques » : le grand « show » de l’été...

7 octobre 2018

Pas étonnant que les Français aient du mal à appréhender leur avenir proche en cette période de rentrée qui pointe désormais le bout de son nez ! Selon une enquête d’opinion, dévoilée au tout début de la semaine de l’après Assomption, jamais nos compatriotes n’ont été aussi mal dans leurs baskets depuis douze ans.

Un sacré bail, en effet, traduisant le mal-être pernicieux qui agrémente l’existence ordinaire de nos concitoyens en les contaminants au plus profond de leurs pores.

Soyons clairs ! Si l’on enlève le flot de « bonnes nouvelles » qui ont ponctué sans relâche notre quotidien, sous la touffeur caniculaire insupportable, les ressortissants tricolores ont toujours eu par le passé quelques difficultés à renouer de manière positive avec le rythme de la réalité. En un mot comme en cent : vaquer à leurs occupations professionnelles après la sempiternelle trêve estivale !

 

 

Un été 2022 qui n’est pas piqué des hannetons !

 

Synonymes de farniente et de détente absolue, les grandes vacances, interminables pour les jeunes pousses et les étudiants, tapent même sur le système des hyper actifs du boulot, en totale déshérence intellectuelle car sombrant très vite vers l’ennui au bout de trois jours d’arrêt de leurs activités !

Plutôt que de leur redonner du punch et de la joie de vivre, la période estivale, quand elle arrive à son terme une fois les maillots de bain et les espadrilles remisés au fond d’un placard, rendrait nos Français un tantinet nostalgique, un brin morose et véritablement névrosé, à la limite déjà d’un « burn-out » précoce avant même d’avoir repris le chemin du labeur !

Seulement voilà, cette année, la période de repos aura été très particulière. Coriace, voire lourde ! Circonstances atténuantes afin de relativiser cette attitude actuelle flirtant avec la déprime et le stress : l’été 2022 n’aura pas été piqué des hannetons, selon une expression à la franchouillardise évidente rappelant l’exégète en la matière, Michel AUDIARD !

C’est à croire que les vacanciers n’ont pu profiter pleinement de leur bol d’air pur revigorant et des embruns salvateurs leur fouettant le visage. Entre deux rangées de pins parasols en proie aux flammes à travers l’Europe surchauffée ou avec les menaces d’être inondés par une rivière en crue suite à des trombes d’eau !

 

 

 

Un inventaire à la Prévert des catastrophes estivales !

 

Un été 2022 qui fut cataclysmique à bien des égards. Où s’enchaînèrent successivement, entre deux Pastis et un Ricard grenadine, des bières bien fraîches et des merguez à bouloter goulument les pieds dans la piscine, des incendies spectaculaires dignes des feux de l’Enfer – il est bon pour les littéraires de relire l’œuvre de Dante ! -, des orages détruisant tout sur leur passage, les risques d’une explosion atomique si par mégarde des missiles venaient à s’abattre sur la plus grande centrale nucléaire d’Europe, sise à Zaporijia en terre ukrainienne, une tension inexorable entre la Chine et les Etats-Unis à grands coups de gesticulations belliqueuses à deux encablures de Taïwan, les craintes de pénuries à effet gigogne façon domino avec le carré d’as de ce poker menteur international (pétrole, gaz, bois, semi-conducteurs) avec la récession économique et l’effondrement social en prime, etc.

N’en jetez plus ! La cour est pleine de ces immondices, faits de mauvaises nouvelles qui composent l’actualité journalière de cette année que Son Altesse Royale Elisabeth II pourrait qualifier « d’annus horribilis ».

 

 

Des « gugusses » qui se croient plus forts que Dieu…

 

Qu’aurait-il donc manqué en substance pour que le bonheur fût total après une telle avalanche de réjouissances dans tout ça ? Une réminiscence de la COVID 19 avec le quatrième vaccin obligatoire et le retour du port du masque ?

Les scientifiques, jamais à court de messages alarmistes, ont bien tenté de proposer une alternative jubilatoire avec la variole du singe ! Ou une invasion des extra-terrestres dont l’approche guerrière aurait été détectée par les photographies prises par le télescope révolutionnaire James Webb qui observe le cosmos à plus d’un million de kilomètres de cette « bonne vieille Terre » ?

Au moins, lui, à pareille distance n’a pas eu à subir les affres de cette actualité psychotique et puant la mort à plein nez dont on aura senti les relents indigestes sur les plages ou à la montagne !

Entre les dérives autocratiques de cette armada de « gugusses » qui se croient plus forts que Dieu à la tête de leurs dictatures armées jusqu’aux dents et Dame Nature qui nous joue de bien vilains tours puisqu’on ne la respecte plus, ce fut indubitablement le « grand show » - le grand « chaud » – de l’été…Un triste « slow » estival qui aurait pu s’appeler la « valse des pantins »…

 

Thierry BRET

 

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