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Dans les coulisses des 10 km d’Auxerre : un an pour vivre cette journée ensemble

Dans les coulisses des 10 km d’Auxerre : un an pour vivre cette journée ensemble

Emma Miredin28 septembre 2026

Sur la ligne de départ, il y a les coureurs. Dans l’ombre, il y a tous les autres. Ceux qui installent, sécurisent, accueillent, ravitaillent, renseignent et encouragent. Ce dimanche 27 septembre, derrière le succès des 10 km d’Auxerre et de La Petite Vitesse, c’est surtout une aventure collective qui s’est racontée. Celle d’un club et de 120 bénévoles réunis autour d’une même envie : faire ensemble.

Il aura fallu presque un an pour préparer ces quelques heures. Des réunions, des listes, des démarches administratives, des coups de téléphone, des imprévus à résoudre et beaucoup d’énergie. Puis vient enfin le jour J. Celui où tout ce travail, souvent invisible, prend soudain vie dans les rues d’Auxerre.

Cette année, le président espérait franchir la barre des 1 500 coureurs. Le pari est réussi : 1 498 participants ont pris part au 10 km, auxquels se sont ajoutés 47 coureurs engagés sur le relais en duo et 100 marcheurs sur les 11,250 km de La Petite Vitesse.

Mais derrière ces chiffres se cache surtout une impressionnante chaîne humaine.

Chacun à sa place, mais tous dans la même équipe

La commission des 10 km, associée à l’AJA Marathon et à La Petite Vitesse, fonctionne comme une équipe où chacun connaît son rôle. Certains s’occupent de la sécurité et des arrêtés préfectoraux, d’autres des relations avec la Ville d’Auxerre, du parcours, des partenaires, de la communication, des ravitaillements ou encore de la coordination des volontaires.

Il faut penser aux dossards avec le fournisseur Yaka, aux récompenses et aux lots selon les catégories, mais aussi aux tee-shirts, réalisés cette année en collaboration avec AuxerreSports. Une multitude de missions différentes avec, au bout, un seul objectif : que lorsque le départ est donné, tout semble simple.

Et c’est peut-être là que réside la plus belle réussite de cette organisation. Faire oublier tout ce qu’il a fallu faire pour que la fête puisse avoir lieu.

La fierté de voir enfin le travail prendre vie

Après des mois de préparation, les dernières heures ont forcément une saveur particulière. La fatigue est là, mais elle se mêle à l’excitation, au soulagement et à cette fierté difficile à mesurer lorsque les premiers participants arrivent.

Sur le parcours comme aux ravitaillements, à l’accueil ou dans les missions logistiques, chacun apporte sa pierre à l’édifice. On se relaie, on s’entraide, on règle ensemble les derniers imprévus. L’organisation devient alors bien davantage qu'une addition de commissions : elle devient un collectif.

C’est aussi cela, l’esprit revendiqué par l’AJA Marathon : « une grande famille de sportifs passionnés ». Une famille où l’on ne vient pas seulement chercher un chrono, mais où l’on donne aussi de son temps pour les autres.

Ce dimanche, les applaudissements accompagnaient naturellement ceux qui franchissaient la ligne d’arrivée. Dans les coulisses, une autre satisfaction se lisait sur les visages : celle d’avoir réussi ensemble.

Un an de travail pour une journée. Des dizaines de missions pour un même événement. Et, au bout, cette émotion toute simple qui donne envie de recommencer : la fierté d’avoir fait équipe.

Emma Miredin

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