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Coronavirus : le globe tourne avec la boule au ventre…

7 octobre 2018

C’est le pire des scénarii réalisable. Imprévisible, sournois et dangereux. Celui que l’on n’attendait pas et qui met à mal le mode opératoire de nos sociétés à l’échelle de la planète. Pourtant, quelques cinéastes aventureux nous avait déjà prévenus par le passé en nous faisant frémir de frousse par grand écran interposé. Par le biais d’images et d’histoires fantasmagoriques que l’on croyait seules sorties du pur imaginaire du réalisateur.  

Mais dans le cas actuel, la réalité semble dépasser la fiction. Parti de nulle part et se propageant on ne sait comment, ce nouveau fléau des temps modernes frappe à l’aveugle celles et ceux qui présentent des risques de faiblesse au niveau de leur pathologie.

C’est ce que pensaient jusqu’à présent scientifiques et médecins qui se sont penchés sur la question. Toutefois, le déroulé des évènements les plus récents leur ont permis de revoir leur position.

Surtout depuis le décès de cet enseignant de soixante ans qui habitait dans l’Oise et qui, visiblement, devait contracter la maladie sans avoir voyagé autour du globe ces derniers mois.

Si l’Italie concentre désormais toutes les observations des spécialistes, pour l’heure encore impuissants quant aux origines exactes de ce virus, qui passent au crible la moindre information pouvant apporter de l’eau à leur moulin, l’Europe semble devenir depuis quelques jours le terrain de prédilection au développement du Covid-19, nom de baptême de cet hôte indésirable.

Les cas se déclarent les uns après les autres. Allumant autant de petites lumières rouges d’alerte sur le Vieux continent qui prend enfin conscience de la permissivité de cette pathologie dont on ignorait encore l’existence (officielle) en début d’année.

Ainsi, la Suisse, l’Autriche, les Pays-Bas, la Belgique ou l’Allemagne ont rejoint cette liste déjà trop longue de pays touchés par le fléau.

 

Une médecine encore impuissante et totalement désarmée…

 

Dans l’Hexagone, à ce jour, une quarantaine de cas déclarés ont été recensés. De la broutille, concèdent certains praticiens qui n’accordent guère d’importance à ce nouveau sujet de médiatisation pandémique.

Rappelons que le virus de la grippe, dans sa forme la plus courante et traditionnelle, tue chaque année près de dix mille personnes par an en France sans que cela ne vienne perturber le moins du monde les rédactions des médias, pourtant toujours à l’affût de sensationnel.

La seule différence, mais elle possède son degré d’importance, c’est que face à la grippe, cet ennemi invisible qui nous revient régulièrement, le malade et surtout les médecins possèdent quelques armes efficaces pour la combattre, ne serait-ce que par le truchement des vaccins.

Avec le Covid-19, rien de comparable, pour l’heure. La médecine se trouve impuissante et totalement désarmée face à l’avancée pantagruélique de ce fléau qui s’est réparti à la vitesse d’un éclair sur la plupart des continents du globe terrestre. On ose encore imaginer ce qu’il adviendra réellement de la situation dès que celui-ci se propagera sur le continent Noir. Même si de brèves incursions en Egypte, notamment, ont déjà provoqué le décès de plusieurs humains. D’ailleurs, le cas de l’Iran où la gouvernance des mollahs annonce la disparition d’une trentaine de leurs compatriotes, est là aussi symptomatique.

 

Une réelle lueur d’espoir…

 

Parmi ce tableau, pessimiste mais ô combien lucide de la situation, il subsiste encore, et fort heureusement, des lueurs d’espoir avant de sombrer dans le catastrophisme à l’état brut.

Les chiffres, tout d’abord. Si l’on compare cette épidémie que certains désignent comme une « méchante grippe » n’a rien de comparable avec la fameuse et historique grippe espagnole. Cette dernière qui n’avait d’espagnole que le nom puisque déjà originaire de Chine décima en 1918 au sortir d’une guerre épouvantable et meurtrière près de cinquante millions d’âmes en un laps de temps record sur la planète.

Que dire de ces infections, plus anciennes, qui ravagèrent des populations entières à l’instar de la peste, du choléra, de la variole, de la tuberculose ? Aujourd’hui, elles sont toutes ou presque (il existe encore quelques poches de résistance du choléra dans certaines contrées africaines) éradiquées de notre quotidien.

On sait que le paludisme, autrefois l’ennemi numéro un de tout voyageur se rendant en Afrique, est aujourd’hui maîtrisé. D’ailleurs, les chercheurs chinois, souvent les plus prolixes dans les découvertes médicinales, préconisent désormais l’usage de substances dérivées de la quinine et de la nivaquine pour arrêter la progression du Covid-19.

Des solutions efficaces à défaut de vaccins, nous n’en doutons pas, seront trouvées, permettant ainsi à l’état de psychose devenu continuel et à cette panique de ne pas se pérenniser trop longtemps autour de nous.  

Reste à savoir dans combien de temps. Pour l’heure, le monde continue à tourner en ayant la boule au ventre et la peur à sa porte malgré toutes les recommandations d’usage…

 

Thierry BRET

 

 

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