
@Musée de l'Avallonnais Jean Després
Il y a des week-ends qui font du bien à la tête. Celui-là en faisait partie.
Les 13 et 14 juin, le musée de l'Avallonnais Jean Després a ouvert grand ses portes pour les Journées européennes de l'archéologie. Gratuit, vivant, généreux.
Samedi, c'était la Préhistoire. Dimanche, l'Antiquité.
Les mains dans le silex
Nejma Goutas, archéologue au CNRS, a ouvert le bal samedi après-midi avec une conférence sur les relations entre humains et animaux au Paléolithique. Puis Pierre Bodu, archéologue chargé de recherche hors classe au CNRS, a posé ses outils devant le public et a commencé à tailler. Geste après geste, des éclats ont jailli. Il a montré ensuite comment ces lames s'utilisaient : sur du bois, de la pierre tendre, des coquillages. Les enfants avaient les yeux ronds. Les adultes aussi, à vrai dire.
Les ateliers d'art pariétal et d'écriture hiéroglyphique ont tourné tout l'après-midi. Des gamins sont repartis avec leur prénom en hiéroglyphes. Leurs parents avec une vraie claque : comprendre comment on peignait au fond des cavernes avec du charbon et de l'ocre.
Trois mille deux cents ans sous vitrine
Dimanche, Claude Mordant, professeur émérite à l'Université de Bourgogne, a présenté le tout nouveau dépôt de l'âge du Bronze offert par la commune de Saint-Moré. Cent vingt objets découverts dans le sud de l'Yonne, vieux de trois mille deux cents ans — visibles pour la première fois au public.
La nouvelle expo-flash « Voyage en Méditerranée antique » a ouvert le même jour. De la Grèce à l'Égypte en passant par Rome.
À vingt kilomètres, les grottes jouaient le jeu
Arcy-sur-Cure a complété le tableau. Visites archéologiques de trois heures et demie au plus près des parois, démonstrations d'allumage de feu à la sortie.
L'Avallonnais n'a pas besoin de chercher loin pour voyager très loin dans le temps. Ce week-end l'a encore prouvé.
Clara Varenne

