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Anne Rebours, bien plus qu’une banquière : le terrain comme ligne de conduite

Anne Rebours, bien plus qu’une banquière : le terrain comme ligne de conduite

Emma Miredin25 septembre 2026

« Je ne me considère pas comme banquière. » La formule peut surprendre lorsque l’on travaille à la Caisse d’Épargne de Bourgogne Franche-Comté depuis près de vingt ans. Elle résume pourtant assez bien la manière dont Anne Rebours envisage son métier. Derrière les chiffres, les dossiers de financement et les lignes de trésorerie, elle préfère parler de proximité, de conseil et surtout d’humain.

Titulaire d’un master en gestion de patrimoine, elle débute sa carrière à Paris, dans la défiscalisation puis au sein de cabinets indépendants. En 2007, elle revient sur ses terres d’origine et rejoint la Caisse d’Épargne de Bourgogne Franche-Comté comme chargée de clientèle professionnelle.

Deux ans plus tard, elle intègre le centre d’affaires et prend en charge le portefeuille de l’économie sociale dans l’Yonne. Son périmètre s’élargit ensuite à la Nièvre, au secteur public puis, plus récemment, à la santé.

Aujourd’hui, Anne Rebours accompagne collectivités, acteurs de l’économie sociale, établissements de santé et monde associatif. Un métier qu’elle exerce avec une conviction forte : pour comprendre un dossier, il faut aussi comprendre ceux qui le portent.

Comprendre ce que les chiffres ne disent pas

Alors que mails, visioconférences et rendez-vous à distance occupent une place croissante dans les relations professionnelles, Anne Rebours revendique le contact direct.

« Quand on se déplace, on voit l’organisation, on voit les gens. Il y a énormément d’indicateurs que l’on ne perçoit pas à distance. »

Un bilan comptable ne raconte effectivement pas tout. Une association peut rencontrer des difficultés de trésorerie, une collectivité chercher le bon montage pour un investissement ou un établissement devoir absorber un décalage de financement.

C’est dans ces moments-là que son rôle prend tout son sens.

Elle évoque notamment ces situations où une association ne sait plus comment assurer ses prochaines échéances ou payer ses salariés. Il faut alors comprendre, anticiper et chercher des solutions avant qu’il ne soit trop tard.

Ne pas rester dans son pré carré

Et la réponse ne vient pas forcément de la banque seule. Anne Rebours défend le travail collectif entre financeurs publics, partenaires bancaires et dispositifs d’accompagnement.

Elle travaille notamment avec le DLA, le Dispositif local d’accompagnement, et Bourgogne Active.

« Il ne faut pas rester dans son pré carré. Aujourd’hui, ce n’est plus possible. »

Encore faut-il connaître les dispositifs existants, leurs contraintes et leurs évolutions. Un exercice permanent tant les mécanismes d’aide et de financement peuvent évoluer rapidement.

Elle encourage également les associations à mieux expliquer leur action, y compris auprès de leurs financeurs. Car un projet peut être pertinent sans être suffisamment connu de ceux qui pourraient l’accompagner. Savoir présenter son activité, son impact et ses besoins devient alors essentiel.

Cité 89, le rendez-vous du 15 octobre

Cette culture du réseau trouvera une nouvelle illustration le 15 octobre prochain à Auxerrexpo avec Cité 89.

La Caisse d’Épargne y sera présente aux côtés des membres du Club des partenaires, qui célèbre cette année ses trente ans. Cette structure informelle réunit plusieurs grands acteurs économiques et institutionnels et organise Cité 89 tous les deux ans.

Pour cette édition, plusieurs ateliers sont prévus. La Caisse d’Épargne proposera notamment, avec Finances et Territoires, un temps consacré à l’optimisation des aides et des subventions publiques et privées pour les projets d’investissement.

Anne Rebours sera également présente sur le stand de la banque avec l’équipe du secteur public, notamment Jennifer Chausson et Benjamin Courtet.

Pour celles et ceux qui souhaitent la rencontrer, le rendez-vous est donc pris.

Un métier qui change à toute vitesse

En presque vingt ans, Anne Rebours a vu son environnement professionnel profondément évoluer. Les outils changent, les organisations se transforment et le numérique accélère encore le mouvement.

Elle observe aussi avec intérêt l’arrivée de nouvelles générations, avec d’autres habitudes et une maîtrise différente des outils. Mais pas question pour elle d’opposer les âges.

« Il faut les deux. Les jeunes vont vite. Peut-être parfois trop vite. Et l’expérience est là aussi. »

Une complémentarité qu’elle juge indispensable dans des métiers devenus de plus en plus techniques et mouvants.

Elle-même continue d’apprendre. Les dispositifs évoluent, les besoins changent et les situations rencontrées ne se ressemblent jamais complètement. C’est aussi ce qui semble nourrir son attachement à ce métier.

Après presque vingt ans à la Caisse d’Épargne, la lassitude n’est visiblement pas au programme.

« Je suis heureuse dans mon métier. »

Une phrase simple qui lui ressemble plutôt bien. Car lorsqu’on lui demande ce qu’elle préfère dans son quotidien professionnel, Anne Rebours ne parle ni de produits bancaires ni de performances commerciales. Elle parle des projets qu’elle voit naître, des difficultés qu’il faut parfois surmonter et de cette satisfaction particulière lorsque, autour d’une table, une solution finit par émerger.

Emma Miredin

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