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AJA - Nice : et si le douzième homme s’appelait la confiance ?

AJA - Nice : et si le douzième homme s’appelait la confiance ?

Emma Miredin12 septembre 2026

Mamadou Diop, infranchissable face à Nice ce samedi soir.

Il fallait peut-être simplement une soirée comme celle-là. Une victoire, bien sûr. Mais surtout le sentiment que quelque chose commence à prendre forme. En s’imposant 1-0 face à Nice, ce samedi soir à l’Abbé-Deschamps, l’AJ Auxerre n’a pas seulement pris trois points. Elle a retrouvé un peu de cette confiance qui lui avait tant manqué depuis le début du championnat.

À la 86e minute, le football s’est arrêté quelques instants dans les têtes. Dans les tribunes de l’Abbé-Deschamps, les lumières des téléphones se sont allumées en hommage aux 86 victimes de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice. Un geste simple et silencieux, qui rappelle que certaines histoires dépassent les couleurs d’un maillot et le résultat d’un match.

Avant et après cet instant suspendu, il y avait pourtant un match à gagner. Et une AJA différente.

Après un début de saison difficile, Auxerre avait besoin de se rassurer. Cette fois, la défense a tenu. Plus solide, plus compacte, mais surtout solidaire. Nice a eu davantage le ballon et s’est procuré des occasions. Les Niçois en ont aussi manqué quelques-unes, il faut savoir le reconnaître, et cela a bien aidé les Auxerrois. Mais encore fallait-il tenir.

L’AJA a affiché davantage de solidité et de solidarité face à l’OGC Nice.

Et derrière, il y avait surtout Mamadou Diop. Infranchissable ce soir. Quand Nice a trouvé les espaces, le gardien auxerrois a répondu présent. Une présence rassurante pour sa défense et, peut-être plus encore, pour toute une équipe qui avait besoin de retrouver des certitudes.

Devant, Auxerre a su attendre son moment. Il est arrivé à la 74e minute lorsque Cameron Archer, lancé par Christ Makosso, est allé inscrire le seul but de la rencontre.

Mais le plus intéressant n’est peut-être pas là. Il est dans ce que cette équipe commence à dégager. On sent un groupe plus solidaire, des joueurs qui se couvrent, qui souffrent ensemble et qui ont surtout envie de gagner ensemble. Quelque chose se met en place. Ce n’est encore qu’un début et tout reste fragile, mais cette AJA semble peu à peu trouver ses repères.

Et avec eux revient une chose essentielle dans le football : la confiance.

Et si le douzième homme de cette AJA était justement la confiance que les supporters veulent bien lui accorder ?

Une équipe se construit avec des joueurs, un entraîneur, du travail et des résultats. Mais elle grandit aussi dans le regard de ceux qui l’accompagnent. Ce soir, l’AJA a peut-être commencé à nous donner une raison d’y croire.

Emma Miredin

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