
Crédit photo : Emma Miredin
La victoire face à Nice a fait du bien aux têtes. Avant de recevoir Brest, l’AJ Auxerre respire un peu mieux. Mais ni Will Still ni Clément Akpa ne veulent confondre confiance retrouvée et certitudes. Ce vendredi, les deux hommes ont surtout parlé de travail, de responsabilités et d’humain.
« Les bonnes équipes enchaînent les résultats et les victoires. C’est ce qu’on veut devenir. » Will Still ne s’emballe pas. Le succès face à Nice a apporté de l’air, notamment après onze buts encaissés lors des trois premières rencontres.
Pour Clément Akpa, ce match sans encaisser a compté. « Ça m’a permis de retrouver de la confiance et de me mettre en tête qu’on est capables de faire des matchs sans concéder de but. »
Une confiance dont le défenseur avait besoin après une saison compliquée et un été marqué par les interrogations autour de son avenir. « Je suis là et je suis heureux d’être là. Le coach a été très transparent avec moi dès son arrivée. Il m’a dit qu’il comptait sur moi. »
Aujourd’hui, Akpa veut surtout avancer. Et lorsqu’on lui demande quelle image il aimerait laisser aux supporters lorsque son histoire avec l’AJA prendra fin, sa réponse vient du cœur. « Celle du joueur qui n’a jamais triché, qui a toujours été respectueux envers les valeurs et l’écusson. Voilà la trace que j’aimerais laisser. »

Crédit photo : Emma Miredin
Will Still a lui aussi beaucoup parlé d’humain. Derrière une composition d’équipe, il y a ceux qui jouent et ceux qu’il faut laisser sur le banc. Une partie du métier qu’il vit difficilement.
« C’est de loin la chose la moins agréable à faire que de mettre des mecs sur le banc. Tu veux faire jouer tout le monde, tu veux garder une relation humaine intacte. »
Sa méthode tient en quelques mots : expliquer et rester honnête. « Tant que tu dis la vérité, tant que tu ne leur mens pas, tant que tu ne leur fais pas miroiter un truc qui n’existe pas, ça reste crédible. »
Face à Brest, Auxerre cherchera maintenant à confirmer l’équilibre retrouvé contre Nice. Le système à trois défenseurs semble convenir à Akpa, mais personne ne veut tirer de conclusions après une seule victoire.
« Il ne faut pas commencer à s’enflammer et dire que tous les problèmes sont réglés parce qu’on a gagné », prévient le défenseur.
Samedi, dans un Abbé Deschamps plein, l’AJA aura pourtant quelque chose de précieux à entretenir : cette confiance qui revient doucement. Celle des joueurs, celle du coach et, peut être plus encore, celle qui se construit entre une équipe et ses supporters.
Emma Miredin

