
Il y a des festivals qui ne cherchent pas à en mettre plein la vue. Celui-là cherche autre chose, et il le trouve.
Les 12, 13 et 14 juin, le Square Al Idrisi a vibré pour la cinquième édition de Joie-Nid dans le Square. Trois jours, entrée libre, artistes rémunérés au chapeau. L'équation est simple, l'ambiance ne l'était pas moins.
Concerts, spectacles, danse, jeux, coin enfant, sport, buvette, restauration : le programme n'a pas lésiné. Et tout venait du coin : les artistes, les boissons, la nourriture, les associations. Ce festival-là ne fait pas semblant d'être local. Il l'est.
Pour les habitants, par les habitants
C'est la Caserne Bascule qui tire les ficelles depuis le début, en 2022. L'idée n'a pas changé : transformer le square en lieu de rencontre, mélanger les générations, mélanger les quartiers. Faire que des gens qui ne se seraient pas croisés autrement passent un après-midi ensemble, entre une initiation à la danse et un verre de vin du coin.
La recette fonctionne. L'édition précédente avait rassemblé plus de 800 festivaliers, 50 artistes et une dizaine de partenaires. Cette cinquième édition a confirmé que Joie-Nid a désormais sa place dans le calendrier jovinien.
Pas de tête d'affiche nationale, pas de scène immense, pas de budget astronomique. Juste un square, des gens, de la musique. Et visiblement, c'est suffisant.
Clara Varenne

