
Autun (Saône-et-Loire), Panoptique d’Autun-musée Rolin : l’ancienne prison panoptique est transformée en musée © Alexandre Besson
Du 11 septembre au 20 novembre 2026, l’abbaye de Cluny accueille « Patrimoine en mouvement - Construire un avenir durable ». Une exposition consacrée au patrimoine, à ses métiers et à huit projets de restauration menés en Bourgogne-Franche-Comté.
C’est dans le Farinier médiéval de l’abbaye de Cluny que s’installe cet automne l’exposition « Patrimoine en mouvement - Construire un avenir durable ». Produite par la Cité de l’architecture et du patrimoine avec la Fondation du patrimoine, cette troisième édition, pour 2026-2027, met à l’honneur la Bourgogne-Franche-Comté.
L’objectif est notamment de faire découvrir les métiers du patrimoine et la technicité des architectes à travers plusieurs exemples de restaurations. Planches de dessins reproduites, maquettes, photographies, matériaux et vidéos permettent de comprendre la complexité et la richesse architecturale des différents sites. Le jeu et la bande dessinée complètent le parcours avec l’ambition de susciter des vocations pour ces métiers.
L’exposition veut aussi montrer que la préservation du bâti constitue un défi d’avenir. Gestion des énergies et des ressources, étalement urbain ou préservation de la biodiversité : huit projets de restauration illustrent l’alliance possible entre création architecturale et patrimoine ancien.
Le parcours conduit ainsi le visiteur de Notre-Dame de Bethléem à Clamecy à la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon, en passant par l’ancien presbytère de Lantenne-Vertière, la Grande Bibliothèque de Besançon, le Vieux Saint-Vincent de Mâcon, le Panoptique d’Autun-Musée Rolin, l’Ecclesia de Luxeuil-les-Bains ou encore le groupe scolaire et périscolaire de Pesmes.
Le lieu qui accueille l’exposition fait lui-même partie de cette histoire. Construit au début de la seconde moitié du XIIIe siècle, le Farinier témoigne des usages domestiques de la grande abbaye de Cluny, notamment du stockage des denrées alimentaires. Ce probable grenier à grains mesurait 56 mètres de long, dont les deux tiers seulement sont conservés. À l’étage subsiste une magnifique charpente en chêne, en forme de coque de bateau renversée, datant de sa construction.
Une exposition qui porte un message simple : préserver le patrimoine ne signifie pas le figer. Il continue de vivre, d’évoluer et de s’inscrire dans les territoires.
Emma Miredin

