Pas de signature. Juste un constat amer sur le prix du carburant, et une question que beaucoup se posent en silence à la pompe.
1,50 €. Puis 2,30 €. Et si on cherchait des solutions ?

En 2018, dix centimes de plus sur le litre avaient suffi à mettre la France en gilet jaune. Aujourd’hui, le litre flirte avec les 2,30 €. On soupire, on empoche le reçu, on repart.
Le texte viral qui circule en ce moment pose une vraie question : comment en est-on arrivés là ? Les hausses sont venues par paliers, noyées dans une inflation plus large. On s’adapte. Parfois trop vite. Car derrière chaque ticket de caisse, il y a une réalité concrète, dans nos villages et nos campagnes de l’Yonne, la voiture n’est pas un choix. C’est une nécessité.
Mais des alternatives existent. Ici, maintenant, dans notre département.
À Auxerre, le Flexibus dessert 28 communes de l’agglomération sur réservation , permettant de rejoindre la gare, l’hôpital ou les lycées sans prendre sa voiture. Autour de Seignelay, la Communauté de communes Serein et Armance a lancé en octobre 2024 un partenariat avec BlaBlaCar Daily : les passagers voyagent gratuitement jusqu’à 40 kilomètres, les conducteurs sont rémunérés à chaque trajet.  À Sens, le réseau Intercom propose le Cartobus, un transport à la demande sur six zones du Grand Sénonais , pour rejoindre la ville depuis les communes périphériques.

Ces initiatives existent. Sont-elles suffisamment connues ? Suffisamment utilisées ? C’est là que tout commence.
La dépendance à la voiture s’est construite sur des décennies. Elle ne se défait pas en un plein. Mais chaque trajet partagé, chaque réservation de Transport à la demande, c’est un pas dans la bonne direction.
La colère, ça épuise. Les solutions, elles, durent.
Sarah Milen

