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AJA - Angers : Ahamada a trouvé sa place, Still veut écrire la sienne

AJA - Angers : Ahamada a trouvé sa place, Still veut écrire la sienne

Emma Miredin27 août 2026

@emmamiredin

Après un premier rendez-vous complètement fou à Lens, l’AJA retrouve l’Abbé-Deschamps samedi soir face à Angers. Naouirou Ahamada s’affirme, Pierre Ekwah arrive renforcer l’entrejeu et Will Still dévoile un peu plus sa méthode. Une première à domicile déjà riche en enjeux.

Naouirou Ahamada sourit. Beaucoup. Six mois après son arrivée dans l’Yonne, quelque chose a changé. Le milieu auxerrois ne donne plus vraiment l’impression d’être le nouveau venu qui cherche ses marques.

« Je sens que j’ai une place. » Quelques mots qui racontent assez bien son évolution. À Lens, malgré un scénario devenu presque illisible entre penalties, carton rouge et interventions arbitrales, Ahamada a montré du caractère. Du ballon, des courses et cette envie de jouer vers l’avant que Will Still veut installer dans son AJA.

Le coach ne prend même pas la précaution du conditionnel : « Il sera un homme fort de cette saison. » Voilà qui est dit. Still aime le joueur, mais visiblement tout autant l’homme. Il parle de sa « faim », de son énergie, d’un garçon ouvert, « coachable », qui veut progresser. Vidéo, placements, travail défensif : il reste des détails à corriger.

@emmamiredin

Ekwah, une nouvelle pièce au milieu

Parce qu’après Lens, pas question de tout mettre sur le dos de l’arbitrage. Une erreur sur l’un des penalties a depuis été reconnue ? « C’est bien d’avoir cette transparence et d’admettre des erreurs. Mais au final, ça ne change pas grand-chose. » Rideau. Le match est passé.

Le présent, c’est Angers. Et une nouvelle tête : Pierre Ekwah. Le milieu arrive de Saint-Étienne avec l’expérience de ce poste en Ligue 1 et un profil que Still recherchait : davantage de maîtrise et de contrôle dans l’entrejeu. Son passage à Sunderland et sa saison dans le Forez apportent aussi un vécu précieux.

Ekwah a effectué toute sa préparation avec Saint-Étienne, mais sans jouer de match. Il faudra donc retrouver progressivement le rythme. Still compte lui donner les minutes nécessaires face à Angers et ne ferme aucune porte : « Il sera là. » Si le scénario l’exige, il pourra même jouer « une bonne partie du match ».

Un mercato à plusieurs voix

Cette arrivée permet aussi à Will Still de préciser sa place dans le recrutement auxerrois. Pas de coach tout-puissant qui compose seul son effectif. À l’AJA, les décisions se discutent entre le président Baptiste Malherbe, le directeur sportif David Wantier, la cellule de recrutement et l’entraîneur. Chacun apporte ses idées et chacun a son mot à dire.

Un fonctionnement que Still assure avoir déjà connu dans les autres clubs où il est passé. « L’avis de tout le monde est important », insiste-t-il. Pas de guerre d’ego : le coach préfère parler de transparence, d’honnêteté et de communication.

Auxerre pourrait encore chercher davantage de « créativité et d’efficacité » devant. Concernant Kevin Danois, Still se veut serein : « Je suis assez confiant sur le fait que Kevin va rester chez nous. » Reste cette bizarrerie du football moderne : jouer des points alors que les effectifs peuvent encore bouger. « Ce serait bien que le mercato se termine avant que la saison reprenne. » Difficile de lui donner tort.

« Tu sens l’histoire »

Et puis il y a l’Abbé-Deschamps. Là, le discours change presque de tonalité. Will Still connaît ce stade pour y être venu en adversaire, avec un constat lancé comme un petit défi personnel : « Je n’ai jamais gagné ici. » Samedi, pour la première fois, il sera de l’autre côté.

« C’est un stade mythique. Tu sens l’histoire, tu sens le passé. » Ses tribunes proches du terrain, ses souvenirs et ces soirées où Auxerre semble retrouver quelque chose de son histoire : l’Abbé-Deschamps n’est jamais tout à fait un stade comme les autres.

« Forcément, tu veux en écrire une page », poursuit Still. Ahamada semble avoir trouvé sa place. Ekwah arrive avec quelque chose à prouver. Still découvre son nouveau stade.

Samedi soir, les mots laisseront place au terrain. Et à l’Abbé-Deschamps, c’est encore lui qui écrit les meilleures histoires.

Emma MiredinPresse Évasion

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