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Hyun Moon Sook expose à Acanthe, un pont artistique jusqu’à La Ferté-Loupière

Hyun Moon Sook expose à Acanthe, un pont artistique jusqu’à La Ferté-Loupière

Ethan Bickle16 février 2026


La galerie Acanthe, à La Ferté-Loupière, accueille actuellement l’exposition personnelle de l’artiste coréenne Hyun Moon Sook. Une nouvelle page dans l’histoire d’une association qui, depuis plus de vingt ans, fait vivre l’art en milieu rural.

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Hyun Moon Sook représente des filets de pêche dans ses toiles, l’artiste coréenne est très attachée à la préservation des fonds marins. (Crédit : Ethan Bickle)

Les murs de la galerie Acanthe, à La Ferté-Loupière, présentent en ce moment les œuvres de Hyun Moon Sook, artiste coréenne invitée pour une exposition personnelle. Une venue rendue possible grâce au bouche-à-oreille. « C’est par l’intermédiaire d’une commerçante de Joigny, que le contact s’est noué », annonce Chantal Astier présidente de l’association

Comme à chaque exposition, les œuvres ont été choisies avec attention afin de proposer un accrochage cohérent et représentatif du travail de l’artiste. Hyun Moon Sook ne s’est pas déplacée pour l’occasion, mais a tout de même pensée l’agencement de ses pièces. « On ne vend pas tout, mais il y a toujours un peu de vente », confie Chantal Astier, présidente de l’association. Une régularité qui témoigne de l’intérêt suscité par ces expositions personnelles, renouvelées chaque mois.

Acanthe, 23 ans d’engagement culturel en milieu rural

Créée il y a 23 ans, l’association Acanthe anime depuis 2006 un espace installé dans une ancienne boutique du centre-bourg, réhabilitée par la commune pour soutenir la vie associative locale. Voilà 19 ans que le lieu existe sous cette forme, devenu un repère culturel en Puisaye-Forterre. L’association programme neuf expositions personnelles par an, avec un temps fort en décembre, une exposition-vente de Noël. En parallèle, une boutique permanente met en valeur les créations d’artistes et d’artisans d’art sélectionnés pour la diversité de leurs pratiques. Les candidatures arrivent majoritairement par le bouche-à-oreille. « On ne prend pas tout le monde, on veut un type d’œuvre varié », précise Chantal Astier.

Acanthe compte aujourd’hui 225 adhérents (20 euros par an) et fonctionne grâce à une commission de 25 % sur les ventes. Mais la galerie ne se limite pas aux expositions. Des ateliers de céramique et de bronze – utilisant la technique de la cire perdue avec four de décirage – se tiennent toute l’année, les mardis et mercredis. Des ateliers participatifs, sans professeur, fondés sur l’échange de savoir-faire. Concerts à la salle des fêtes, moments musicaux en extérieur l’été, expositions photographiques, relais des informations des autres associations du village : au fil des ans, Acanthe s’est imposée comme un véritable carrefour culturel. Une preuve qu’en milieu rural aussi, l’art peut trouver un ancrage durable et vivant.

Ethan Bickle

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