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Un trésor du musée de Sens mis en lumière lors d’une conférence exceptionnelle

Un trésor du musée de Sens mis en lumière lors d’une conférence exceptionnelle

Floriane Boivin4 février 2026

Pièce maitresse du musée de Sens trônant au sein de la salle des Beaux-Arts, L’Agonie du Christ au jardin des Oliviers de Guido Reni fera l’objet d’une conférence animée par le conservateur Tristan Fourmy, le 18 février dès 18h30 dans les Grands Salons de la mairie.

L’Agonie du Christ au jardin des Oliviers de Guido Reni

La Ville de Sens se réapproprie progressivement son musée municipal. Cette dynamique s’amorce par une importante transformation des lieux, attendue depuis près de quarante ans, avant de se poursuivre par la redécouverte de nombreuses œuvres quelque peu tombées dans l’oubli. Cette mise en lumière du patrimoine s’accompagnera d’un cycle de conférences organisé dans différents lieux de la ville. Le nouveau conservateur, Tristan Fourmy, inaugurera cette programmation, avant que d’autres experts et chercheurs, issus de domaines spécialisés, ne prennent le relais lors de rendez-vous ultérieurs.

Le 18 février, Tristan Fourmy présentera L’Agonie du Christ au jardin des Oliviers de Guido Reni dans les Grands Salons de l’Hôtel de Ville, un lieu emblématique choisi pour ancrer pleinement cette démarche au cœur de la cité. « On se réinscrit vraiment dans la ville » souligne le conservateur.

Cette huile sur cuivre, déposée par le musée du Louvre à la fin du XIXᵉ siècle, a ensuite été définitivement attribuée au musée de Sens par transfert de propriété. L’œuvre représente « l’un des moments les plus poignants du nouveau testament, le moment ou le Christ doute de la protection de son père. On le voit qui prie Dieu et lui demande de la force » explique Tristan Fourmy. La présence des anges confère à la scène une dimension prémonitoire, annonçant déjà les derniers instants de la Passion.

Tristan Fourmy indique que l’huile sur cuivre était un procédé « assez populaire au 17e siècle surtout pour des tableaux de petit format, parce que ça ajoutait un caractère précieux et ça permettait d’avoir un feeling différent dans la matérialité de l’œuvre ». Aujourd’hui devenue extrêmement rare, cette huile constitue un véritable trésor de l’histoire de l’art, « d’une grande qualité », d’autant plus remarquable qu’elle appartint autrefois au roi Louis XIV. Elle fut exposée au château de Versailles puis conservée dans les réserves royales, et a marqué notre époque par sa présence au sein de nombreuses expositions internationales.

Floriane Boivin

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