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La Société d'horticulture fête ses 120 ans

La Société d'horticulture fête ses 120 ans

Arthur Londres7 février 2026

Jeudi dernier, l’association a organisé devant un parterre d’adhérents, de sympathisants et d’élus un après-midi conférence. L’occasion de réfléchir à l’avenir de la société, acteur sensible aux enjeux environnementaux.

De droite à gauche, le président de la Société d'horticulture, Jean Ravisé et Denis Massot, vice-président et ancien paysagiste.

Dans la salle de conférence de l’ancienne maison de la poétesse Marie Noël, un homme âgé prend timidement la parole. Président de la Société d’horticulture depuis 2008, Jean Ravisé conclut son discours par un appel devant adhérents et élus : « Il faut des jeunes pour reprendre la main, c’est le plus important de ce que j’ai à vous dire ». Depuis quelques années, ce jardinier de toujours tente de trouver un successeur, sans succès...

« On a tous peur de la lourdeur du travail de président. La société est composée de retraités actifs mais on vieillit tous, confie Catherine Bergeal, sociétaire de 71 ans et autrice ce soir-là d'une conférence retraçant l’histoire de la société d’horticulture. Nous sommes inquiets de la transmission, mais on a tous envie de transmettre des savoir-faire de bon sens, du potager, de l’arboriculture, de la floriculture ».

Avant que la succession ne soit déclarée ouverte, la Société d'horticulture est avant tout une association qui organise des ateliers et des sorties autour de la culture des végétaux. Ouverte à tous, l’association peut compter sur 300 adhérents, principalement des retraités, heureux d’intégrer les nouveaux venus « À chaque fois qu’on visite ou qu’on fait des ateliers, on reprend les bases pour les nouveaux. C’est de l’entraide, c’est de la bienveillance », défend Catherine Bergeal.

Une collection de végétaux exposée à l’occasion des 120 ans.

Une association centenaire ancrée dans le présent

En 1973, deux ans après la création du premier ministère de l’Environnement, et un an après la parution du « Rapport Meadows », la Société d’Horticulture fait apparaître dans ses statuts le terme “environnement”. Témoin malheureux des conséquences du changement climatique, l’association compte poursuivre son action de sensibilisation « Ce ne sont pas juste les petites fleurs- fleurs, ironise Catherine Bergeal. On veille à ce que les gens s'informent et se forment sur des problématiques comme la gestion de l’eau, des déchets… ». Un engagement sur des enjeux présents que souligne Jean-Baptiste Lemoyne, sénateur de l’Yonne et invité d’honneur de ses 120 ans. « On est réunis ici pour réfléchir aux prochaines décennies. Quand on parle du changement climatique, de l’érosion de la biodiversité, ce sont des sujets d'actualités. » L’ancien maire de Vallery insiste sur l’importance d’habituer les jeunes générations à se familiariser avec la nature. « Il y a d’autres initiatives intéressantes comme l’association Romarin qui va à la rencontre des élèves de primaire pour faire un certain nombre de travaux au contact de la terre. C’est une éducation très importante. » Un amour de la terre que la Société d’horticulture aura l’occasion de transmettre à tous puisqu’un un événement ouvert aux publics se tiendra le dimanche 1er mars à partir de 14h30 au centre culturel de Saint-Georges-sur-Baulche.

Arthur Londres

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