Pendant deux jours, Auxerrexpo est devenu un carrefour de l’orientation. Le Salon de l’étudiant et de l’apprentissage a réuni jeunes, familles et acteurs de la formation autour d’un objectif commun, aider les lycéens de l’Yonne à construire leur avenir.
Alexia Decobert, Héléna Ghys, Fatiha Laury, Anne Barillet et Julie Pinto se sont mobilisées afin de représenter la MDPH au salon de l’étudiant. Crédit : Ethan Bickle
Les 30 et 31 janvier, le Salon de l’étudiant et de l’apprentissage a pris ses quartiers à Auxerrexpo, attirant milliers de visiteurs venus s’informer sur les formations et les métiers. Collégiens, lycéens, étudiants et parents ont déambulé dans les allées du parc des expositions à la rencontre d’une grande diversité d’exposants. Universités, écoles post-bac, centres de formation, organismes d’apprentissage, institutions et acteurs de l’emploi étaient réunis pour répondre aux nombreuses interrogations liées à l’orientation.
Dans un contexte où les choix d’études se font de plus en plus tôt, le salon se veut un outil concret pour accompagner les jeunes dans leurs réflexions. Ateliers métiers, échanges avec des enseignants et discussions avec des étudiants déjà engagés dans l’enseignement supérieur permettent de confronter les idées reçues à la réalité des parcours. Pour beaucoup de visiteurs, notamment issus de zones rurales, il s’agit d’un premier contact direct avec le monde de l’enseignement supérieur et de l’apprentissage.
Favoriser l’inclusion des jeunes en situation de handicap
Le salon de l’étudiant et de l’apprentissage est aussi un lieu de sensibilisation à l’inclusion. Présente sur l’événement, la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) est venue rappeler que l’orientation et l’accès aux études supérieures concernent tous les jeunes, y compris ceux en situation de handicap. « Nous sommes présents pour communiquer sur les possibilités d’adaptation des formations pour les personnes en situation de handicap », explique Alexia Decobert, référence d’insertion professionnelle, venue à la rencontre des élèves, des familles mais aussi des professionnels de la formation.
Des parcours adaptés pour ne laisser personne de côté
Au-delà de l’information destinée aux jeunes concernés, la MDPH revendique un rôle de sensibilisation plus large. « Que ce soit pour des personnes déjà reconnues en situation de handicap ou pour celles qui souhaitent simplement de l’information, pour elles ou pour leurs proches, nous sommes là », précise-t-elle. Le salon est aussi l’occasion d’échanger avec les équipes éducatives et les centres de formation, désormais tenus de désigner au moins un référent handicap, chargé d’accompagner les apprenants et d’adapter les parcours si nécessaire.
Les dispositifs présentés sont nombreux. Aménagements pédagogiques, tiers-temps aux examens, utilisation de l’ordinateur, aides humaines pour les élèves malvoyants ou malentendants, supports adaptés… « Tout est pensé pour faire en sorte que la formation puisse se dérouler dans les meilleures conditions possibles », souligne Alexia Decobert. Ces compensations s’appliquent aussi bien dans les cursus scolaires classiques que dans les parcours en alternance, en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.
Ethan Bickle

