Enigmatique Baptiste MALHERBE ! Le double directeur de l’AJ Auxerre et Horizon AJA possède l’art et la manière d’entretenir le suspense à travers ses propos oratoires. Surtout lorsqu’il évoque en préambule de la pose de la première pierre de ce futur musée, consacré au mythique club sportif de l’Yonne, « que celui-ci n’en sera pas un ! ». Un trait d’humour qui a l’heur de faire sourire un copieux parterre d’invités, désireux d’en savoir davantage sur l’ambitieux concept…

 

AUXERRE : C’est un projet de très belle envergure pour un complexe sportif devenu iconique depuis sa lointaine création remontant à 1918 ! C’est un sérieux lifting à réaliser avec les moyens technologiques modernes en quelque sorte afin de valoriser la vieille dame du football hexagonal que représente au fil des décennies l’AJ Auxerre et lui redonner ainsi une seconde jeunesse.

Comment pérenniser dans le temps ce club de football à l’ancrage territorial si bien marqué qui a su faire tache d’huile aux quatre coins de la France, voire de l’Europe, en lui impulsant un zeste de modernisme et d’attractivité touristique ?

C’est le défi relevé par James ZHOU, président actionnaire du club, et ses représentants locaux qui ont choisi pour y parvenir les atouts de l’art muséographique.

 

 

Un projet hybride et immersif totalement novateur…

 

Déjà, il y a le choix du lieu. Le stade Abbé Deschamps, saint des saints conceptuel de cette passion sans borne autour du ballon rond dans l’Yonne, qui fait office de véritable ADN du club. Un complexe qui est accueilli au cœur de la plaine sportive de l’agglomération auxerroise. A l’ancienne, et sans être refoulé dans une lointaine banlieue périphérique hors de la capitale de l’Yonne. Ce lien de proximité avec les supporters et le public est ténu, sans doute très profond.

Ensuite, il y a ce projet de musée. Rares sont finalement les clubs de football de l’Hexagone qui possèdent une telle vitrine. Marseille, Saint-Etienne, le Paris Saint-Germain. Le projet a pour vocation de poursuivre l’aménagement du stade et d’accompagner le projet de développement du territoire. Sous le prisme du rayonnement et de l’attractivité, il va de soi.

Enfin, il s’agira de concevoir dans ce projet autre chose qu’un simple musée traditionnel. Construit dans sa logique de visite habituelle, selon les codes coutumiers en vigueur. Ce sera un concept hybride qui proposera une visite immersive grâce à la découverte de quinze espaces dédiés à la légende de l’AJA. Un parcours qui se voudra initiatique en partageant les passions et les valeurs de ce club emblématique.

 

Les trophées doivent être placés sous la lumière plutôt que de rester dans l’ombre…

 

Qu’est-ce que l’AJ Auxerre à date ? Une structure créatrice d’évènements et d’emplois, qui est aussi porteuse d’émotions, sachant honorer ses engagements dans la promotion et la valorisation de ses actes auprès des plus jeunes, comme des plus anciens.   

Dans ses propos, le directeur général du club, Baptiste MALHERBE n’oubliera pas le volet touristique et l’attractivité croissante qui se dégagera de ce concept insolite, auprès des visiteurs ayant soif de découverte de notre territoire. D’ailleurs, présente à cette cérémonie inaugurale, la directrice de l’Office de tourisme de l’Auxerrois, Annick SOTO, fut citée en qualité de « première supportrice » au développement de ce projet novateur.

Créée en 1905, l’AJ Auxerre a pour objectif de transmettre et de former avant même de satisfaire le plaisir de ses fans. Auprès de toutes les générations, en s’appuyant sur un palmarès qui fait pâmer d’envie bon nombre d’associations sportives de l’Hexagone. D’où cette remarque pertinente de Baptiste MALHERBE, crédité plusieurs fois du prénom de « Jean-Baptiste » par quelques-uns des orateurs devant lui succéder, le confondant avec le prénom du ministre en charge du Tourisme et des PME/PMI Jean-Baptiste LEMOYNE (!), qui ajoutera que « les trophées méritent d’être exposés plutôt que de rester dans l’ombre ».

 

 

Une muséographie en 15 étapes à la gloire du club et de ses hommes…

 

Naturellement, le dirigeant de l’AJ Auxerre fit un clin d’œil amusé à Guy ROUX, l’éternel entraîneur à la silhouette caractéristique de cette formation ayant à son actif plusieurs distinctions nationales. Même si ce dernier avait émis quelques doutes quant à la nature de ce projet. Reste James ZHOU. Un président qui fait office de pierre angulaire désormais dans l’édifice actuel. L’ombre de Jean-Claude HAMEL planera aussi au-dessus des têtes des participants à cette cérémonie.

« Nous aurons à cœur de faire un musée à la hauteur de ce qu’il aurait voulu et de ce qu’il a construit… ».

Ce parcours muséographique s’articulera donc autour de quinze espaces, où seront abordés successivement la création de l’entité, la construction du stade, son fonctionnement, la formation avec son centre dédié, les trophées obtenus au détour des nombreuses compétitions nationales, la présence dans les joutes de l’Europe, les hommes qu’ils soient dirigeants mais aussi joueurs, et aussi les supporters.

« Pour cela, complète Baptiste MALHERBE, on va créer un espace d’accueil de ce musée devant la boutique. Un ascenseur va y être installé pour permettre l'accessibilité à tout le monde. Y seront également aménagés des totems, des vitrines, des écrans. Bref : cela représente encore six mois de travail après la pose de cette première pierre… ».

Des éléments qui seront évolutifs et agrémentés tant au plan numérique que vidéographique de nouveaux contenus par la suite. Un relookage profond de l’attractivité qui nécessitera un budget global de l’ordre de 700 000 euros. Grâce à l’autofinancement de la structure mais aussi la présence financière des forces institutionnelles et des mécènes, toujours aussi nombreux à soutenir leur équipe de cœur parmi ses nombreux projets…

 

Thierry BRET

 

 

 

Elles ou ils se prénomment Emilie, Cédric, Ludivine, Sébastien ou bien Florian. Ces deux dernières années, dans l'Yonne, ce sont eux qui ont repris les boucheries de Cravant, Gron, Ouanne, Saint-Bris-le-Vineux ou Tonnerre. Il ne s'agit pas forcément d'un épiphénomène. On peut légitimement penser que, voilà encore une vingtaine d'années, le rideau métallique serait hélas demeuré rouillé à jamais. Désormais, ces locaux appartiennent souvent à la commune, qui parfois en cas de mérité succès des artisans, se voit dans l'obligation justifiée de pousser un peu les murs, comme à Cravant. Histoire de leur permettre de mieux œuvrer au sein du bourg…

 

SAINT-BRIS-LE-VINEUX : Florian DORANGE est l'un d'entre eux. Ce natif de l’Yonne, âgé de 24 ans, enfant de l'assistance publique, est titulaire de trois CAP : boucher, charcutier et traiteur. Voici quelques années, alors qu'il se trouvait en saison dans les montagnes alpines, il croisa sur un télésiège, cela ne s'invente pas !, quelques joyeux habitants de Saint-Bris-le-Vineux.

 

 

Le retour aux sources se joue à la montagne…

 

Après  les traditionnels échanges autour de  vins chauds, nos saint-brisiens lui proposèrent de revenir dans son terroir natal pour reprendre la boucherie-charcuterie du village qui était fermée depuis bien trop longtemps. « Banco » leur répondra notre Louchebem, qui dès lors, troqua  la montagne, pour les vallons vineux de ce joli village d'un millier d'habitants.

Du courage et du cœur à l'ouvrage, Florian n'en  manque pas, fier de succéder à son lointain prédécesseur Jean-Pierre ORGEUR. Ce dernier se fit  notamment connaître antan, par son bâtonnet de Saint-Bris, un délicieux saucisson sec apprécié des randonneurs, vendangeuses et des autres aussi !

Les journées de Florian commencent de bonne heure. Dès sept heures, on peut  aussi pousser la porte rougeoyante de ce commerce villageois, heureux de cohabiter avec une épicerie, mais aussi une excellente boulangerie-pâtisserie : « la maison « Paris » !

 

 

L’identité des fournisseurs éleveurs : la priorité !


Un étal artisanal, avec les fabrications charcutières maison que sont rillettes, terrines de lapin, mais aussi saucisses délicatement fumées. De belles viandes françaises, livrées par l'entreprise de Migennes « SYCAVIL » que notre boucher fait rassir comme il se doit. Le rêve de cet amateur de harengs pommes à l'huile serait un jour de travailler en direct avec un éleveur local. Un peu comme le faisait ce passionné de Gilles BOUQUET, regretté boucher de la Ferté-Loupière, un très bel exemple en la matière.

Gilles fut à la mode avant les autres, se fournissant chez des éleveurs autour de chez lui (Sepeaux, Précy-sur-Vrin...). Seule comptait la qualité pour ce grand professionnel, fier d'afficher sur son étal, l'identité de ses fournisseurs éleveurs.

 

 

 

Des boucheries charcuteries pour prolonger le plaisir commercial…

 

N'ayons garde d'oublier ses plats préparés à Florian, comme l'onctueuse blanquette de veau, ou le jambon blanc maison à la chablisienne.

La clientèle - et c'est heureux ! - répond présente à cette renaissance commerciale qui contribue grandement à la vie villageoise, qui pourrait aussi voir un de ces quatre le retour d'un p'tit restaurant. A suivre ?!

A Saint-Bris-le-Vineux, Gron et ailleurs, longue vie à nos boucheries-charcuteries qui n'attendent que le  plaisir de notre visite, pour leur pérennité commerciale.

Malgré la surabondance de grandes surfaces, souvenons-nous qu'une commune sans écoles, ni commerces devient une commune fort peu attractive…

 



En savoir plus :

 

Boucherie DORANGE

09 Rue du Dr Tardieux

89530 Saint-Bris-le-Vineux

Tel : 03.86.51.61.82.

Sauf le lundi.

 

Gauthier PAJONA

 

 

C'était une de ces matinées, fleurant quelque peu la fin de ce drôle d'hiver. Dans cette petite rue proche du marché de Sens,  un panneau à l'impeccable calligraphie - digne des institutrices et instituteurs d'avant 68 - m'interpella. Bon Dieu, mais c'est bien sûr ! Séquence souvenir, de feu l’ORTF, avec le commissaire BOURREL et ses « Cinq dernières minutes ! ». J'y reconnus alors la patte de Laëtitia, que l'on a découvert jadis au « Martin bel air », sis à Saint-Martin-du-Tertre. Une bonne petite table locale que l'on évoquera un de ces quatre dans cette chronique....

 

SENS : Appréciée de la clientèle, elle n'avait pas son pareil pour préparer un « Américano », avec LA recette de son père-grand ! Après un court passage dans une chaîne que je ne citerai pas, là-voilà, à sa place, chef de salle de  la toute nouvelle « Table du Boucher ».

Bienvenue à la maison TROTOUX ! Guillaume y prit la suite de son père Rémi, après avoir exercé dans de belles boutiques, tant à Lille, que chez « Pouy » à la capitale. Voici trois ans, par le biais d'importants travaux, il créa cette boucherie du XXIème siècle, avec son étal arrondi.

Ce n'est pas la première fois que se crée à Sens un restaurant à viandes. Le précédent, ce fut voici il y a quelques années « Le Cav's », comme comptoir à viandes. C'était bon, certes, mais cher et chichiteux. Je me souviens encore des salsifis au chocolat en dessert ! Cela ne dura point. Peut-être y manquait-il un brin de gourmandise tout simplement ? Si certains clients vont au restaurant, d'autres s’y rendent aussi pour manger. CQFD !

Mais revenons rue Etienne Mimard, et poussons la porte vitrée de ce petit antre. Notre calligraphe est là, sa craie est rangée : les clients peuvent arriver ! Le décor est chaleureux, et la juxtaposition de tables hautes et basses, y est plutôt heureuse. Quelques saucissons pendouillent, juste histoire de  nous narguer !

 

 

La possibilité de se sustenter dès potron-minet !


« La Table du Boucher » pour Guillaume, c'est le prolongement de sa boutique, avec la possibilité pour la clientèle, de choisir un morceau sur l'étal. Même de bon matin, pour un « p'tit mâchon », plus très diététiquement correct en 2022, mais ayant l'avantage de faire plaisir, c'est déjà ça !

On s'attable donc confortablement dans cette petite salle contiguë à la boucherie. La planche-apéritif,  composée  de saucisson de porc noir de Bigorre bien poivré et de chorizo est plaisante. Avec ce joli  vin de Fixin. Aujourd'hui, la maison propose une souris d'agneau ou une entrecôte blonde d'Aquitaine. Le tout est accompagné de gratins (chou-fleur ou courgettes). Ou bien votre autre choix se portera sur le bel étal que l'on zyeute depuis notre table !

Quelques crudités pour commencer : de la betterave, une bonne piémontaise et une salade grecque, sans sirtaki, dommage ! Une dame seule se régale à la table voisine. Derrière nous, des parents déjeunent avec leur fille restauratrice. Elle est établie avec son mari, en terre vendéenne, à Aizenay. L'établissement s'appelle « La Sitelle ». Le Michelin parle de recettes originales avec de nombreux accords terre-mer, ainsi que d'un accueil agréable et attentionné.

 

 

 

Les petites « blagounettes » entre deux assiettes !

 

Le pain, ça compte ! Il est bon et bien cuit. Il provient de la proche boulangerie- pâtisserie tenue par Eric GAUFILLIER. On en profite pour saluer ce sympathique artisan, présent dans la cité de Brennus depuis plus de trente ans. Son frère, pâtissier, officie à Provins.

L'entrecôte arrive impeccablement saignante. Elle fut cuite à la plancha. C'est la mode ! Personnellement, il me semble que pareil morceau poêlé et arrosé durant cuisson, ce serait bon aussi. Même si ce n'est pas très « comme j'aime », ainsi que  le serine la pub sur machin-tv ou autre ! Le gratin de chou-fleur est fort bon, bien assaisonné ; on y perçoit de fines effluves de l'indispensable muscade.

Laëtitia, quant à elle, passe de table en table, un mot gentil pour chacun, une « blagounette » entre deux assiettes !

Le dessert maison du jour est une tarte aux figues. D'autres sont préparés par la maison GAUFILLIER et proposés à la dégustation. Bonne pioche que cette tarte aux figues, ce fruit si finement granuleux. Puis, vient le moment du café servi avec un nougat local.

C'est chouette, cette « p'tite Table du Boucher ». Bravo au courageux Guillaume qui ignore les trente-cinq heures. Et bravo aussi à notre calligraphe préférée !  Nous reviendrons pour une viande poêlée cette fois-ci ! Tant pis pour « comme j'aime » !

 

 

En savoir plus :

 

Les + : cadre agréable, originalité du concept, service au top, prix des vins raisonnables avec notamment un Irancy de chez CANTIN servi à 25 euros la bouteille, c'est rare !

Les - : les tarifs sont raisonnables, mais au prix d'un bon restaurant cependant (soit environ celui d'un menu à 35 euros, référence du « Bib gourmand » dans le guide Michelin), l’établissement aura tout intérêt à prendre avec le temps - Paris ne s'étant pas fait en un jour - un virage, un peu plus cuisiné. On pense aux sauces et jus, notamment. Beurre d'herbes, sauce bordelaise et autres sauces Foyot s’accorderaient volontiers avec miss entrecôte (blonde d'Aquitaine ou brune des Alpes, c'est vous qui voyez !). Un noble support de choix...

 

 

La Table du Boucher Maison TROTOUX (sur Facebook)

09, rue Etienne Mimard

SENS

Tel  03. 86. 65. 18. 20.

Boucherie-charcuterie : du mercredi au lundi.

La salle est ouverte lundi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi de 09 à 19 heures.

Précisions : l’établissement n'étant pas un restaurant, au sens légal du terme, il n'y est pas servi d'alcools forts (apéritifs,  digestifs...).

 

Gauthier PAJONA

 

 

Dix ans, déjà ! Et un concept muséographique qui sait se renouveler de saison en saison. Introduisant la technologie et les prouesses de la digitalisation. Se faisant plus proche encore des familles, et de la jeunesse en soif de découvertes historiques. De manière ludique, il va de soi. D’ailleurs, le 26 mars prochain, il sera même possible pour certains d’entre eux de dormir sous une tente de légionnaires au sein de l’enceinte culturelle. Un remake grandeur nature de « La Nuit au Musée » ?!

 

DIJON (Côte d’Or) : Ben STILLER n’a qu’à bien se tenir ! L’acteur fétiche de la fameuse saga cinématographique de « La Nuit au Musée » ne sera plus le seul à vivre fictivement l’une de ses trépidantes aventures en passant la nuit dans un musée où les pièces de collection, en l’occurrence des personnages et des animaux d’une autre époque s’animent dès la Lune levée !

De petits chanceux, accompagnés on l’espère de leurs parents (!) éprouveront peut-être les mêmes sensations de liberté avec un grand « L » et de multiples mystères à découvrir lors d’une immersion nocturne qui ne devrait pas manquer de piquant dans le « saint des saints » de la muséographie nationale consacré à l’époque gallo-romaine : le centre culturel d’Alise-Sainte-Reine.

Un lieu implanté, non loin de l’endroit mythique et chargé d’histoire où en 52 avant J-C s’est tenue la fameuse bataille entre les armées de Jules César et les hordes gauloises commandées par Vercingétorix. On se croirait presque revenu dans les lectures agréables du plus célèbre des Gaulois, Astérix, né de la plume ciselée d’Albert UDERZO et du scénariste inspiré, René GOSCINNY !

 

 

Un programme copieux et exceptionnel dès le 26 mars…

 

Oui mais voilà ! Tout ceci est on ne peut plus sérieux au MuséoParc. Non seulement, le site touristique qui a déjà reçu la visite de près de 800 000 personnes depuis qu’il a été porté sur les fonts baptismaux en 2012 proposera bel et bien une nuit très spéciale le samedi 26 mars prochain en accueillant des visiteurs durant vingt-quatre heures non-stop. Mais, en outre, dixième anniversaire oblige, ses animateurs en profiteront pour lancer un programme de festivités qui devraient être marqués d’une pierre blanche par sa richesse et son éclectisme.

Ne serait-ce que le 26 mars où le programme se veut copieux et exceptionnel avec de la musique, la pratique de sport, une exposition de bandes dessinées, des ateliers créatifs, etc. Sachant que la gratuité de l’entrée sera appliquée à partir de 17 heures : réservez votre soirée !

 

 

La jauge de fréquentation de 80 000 visiteurs à atteindre en 2022…

 

Ce ne sera que le prélude à d’autres évènements de la sorte qui viendront ponctuer de leur présence une saison 2022 qui ne présentera pas la même physionomie que les précédentes.

Pour Michel ROUGER, directeur du site, c’est très clair. Adjoindre davantage de ludique et de pédagogie parmi les animations proposées in situ vise en priorité à cibler plus particulièrement un public familial, voire rajeuni. Le site a rouvert ses portes le 15 février. L’objectif est clair : accueillir 80 000 visiteurs avides de curiosité et de joies à partager selon les âges en 2022. Par Jupiter, la bataille devant mener à cette belle victoire est engagée au nord de la Côte d’Or !

 

Thierry BRET

 

A l’heure où le nucléaire s’invite parmi les programmes de la campagne présidentielle – même le candidat communiste Fabien ROUSSEL y est favorable ! -, quoi de plus légitime en somme que de pouvoir s’immerger au cœur de l’une des centrales afin d’en comprendre toutes les subtilités techniques et sécuritaires. EDF a parfaitement bien assimilé ce besoin de transparence pédagogique en ouvrant les portes du site de Belleville-sur-Loire dès avril.

 

BELLEVILLE-SUR-LOIRE : En matière de tourisme industriel, l’initiative est plutôt séduisante sur le papier. D’autant qu’elle concerne à la fois la jeune génération, avide de savoirs et de découvertes, mais aussi leurs parents dont certains demeurent toujours très rétifs à l’égard de cette ressource énergétique ayant pourtant fait ses preuves si elle est maîtrisée dans les règles de l’art.

C’est le cas du parc de centrales nucléaires dans l’Hexagone. A l’instar du site du Cher dont le panache blanc évanescent s’aperçoit par temps clair haut dans le ciel dans un large rayon environnant. Dont l’Yonne et la Nièvre.

Si elles étaient restées en suspens depuis bientôt deux ans (crise sanitaire oblige), les opportunités de visite de la centrale vont donc reprendre leur rythme de croisière dès le mois d’avril. Et ce n’est pas un poisson facétieux !

Le service communication ad hoc dont Pauline DEVIE est l’une des représentantes, en a défini les contours.

 

 

Un délai de cinq semaines d’anticipation pour sécuriser les visites…

 

Entre exposition photographique accueillie au centre d’information, la réception des adolescents lors des prochaines vacances de Pâques et l’immersion régulière des riverains chaque second et quatrième samedi matin du mois jusqu’en décembre, le nombre de visiteurs devrait être exponentiel cette année. Sans aucun doute.

Surtout qu’à la veille du scrutin présidentiel, le nucléaire ne peut que s’inviter dans les discours de campagne des futurs prétendants au fauteuil élyséen. Même la tête de liste du Parti Communiste de France, Fabien ROUSSEL, y fait référence de manière positive ce qui est pour le moins inattendu !

Bien que les premières visites débutent en avril prochain, la porte-parole de la communication rappelle que « cinq semaines de délai sont nécessaires à la réalisation des accès ».

D’où ce besoin anticipateur sur le calendrier afin de permettre dès maintenant de sécuriser les inscriptions. On ne rentre pas dans une centrale nucléaire comme dans un moulin !

 

 

« Un autre regard » sur le nucléaire : le thème de l’exposition photo…

 

Jusqu’au 29 avril (elle est actuellement visible au centre d’information au public), l’animation photographique propose des points de vue très intéressants de ces deux mastodontes de béton que sont les tours réfrigérantes. D’une part, un des deux volets de ce rendez-vous artistique fait la part belle au travail de Gill BOMMELAERE, artiste originaire de Bordeaux qui avait réalisé une expérience immersive insolite en 2019 sur le site.  

D’autre part, le fruit du travail qualitatif et inspiré de photographes amateurs de l’Yonne et de personnes influentes sur le réseau social Instagram est dévoilé au détour de la visite. Les meilleurs clichés du simulateur et de la salle des machines sont ainsi soumis à la sagacité critique et contemplative du public.

 

  

L’ouverture vers les ados : une volonté pédagogique…

 

Nouveauté importante avec cette relative normalité touristique : le retour des adolescents à la centrale ! Les premiers d’entre eux fouleront le sol de Belleville-sur-Loire dès les vacances de Pâques. Dès 12 ans, les enfants découvriront la salle des machines et le simulateur qui est la copie conforme de la salle de commande, elle reste inaccessible au public, il va sans dire !

Signalons enfin que les adultes peuvent apprécier l’ingénierie technologique d’un lieu industriel en participant aux « Samedis des Riverains », nous l’avons dit, à raison de deux samedis par mois, tous les quinze jours.

Naturellement, toutes ces visites sont organisées gratuitement et sont accessibles à partir de douze ans, sur simple inscription (www.edf.fr/belleville).

 

Thierry BRET

 

 

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