La résorption des zones blanches sur le territoire du nord de la Bourgogne demeure l’une des priorités essentielles du Syndicat départemental d’énergies de l’Yonne. Préjudiciables pour les utilisateurs de téléphonie mobile, ces zones seront progressivement comblées grâce à la construction de pylônes nécessaires à l’optimisation de cette couverture. Conviant élus et représentants institutionnels à CHAMPCEVRAIS, le SDEY présentait la mise en chantier du premier des 26 pylônes qui permettront à terme de couvrir les 31 zones blanches recensées sur le secteur.

 

CHAMPCEVRAIS : L’origine de cet important projet revient à la commune de Charny-Orée-de-Puisaye, maître d’ouvrage. Elle a été chargée de piloter le projet de couverture des zones blanches pour le compte de l’ensemble des communautés de communes du département. Ainsi, la collectivité a confié la passation de ce marché au SDEY, le syndicat départemental d’énergies de l’Yonne en qualité de maître d’ouvrage délégué sur ce dossier.

Sur l’ensemble du département, trente centres-bourgs et un bourg secondaire ont été identifiés par l’Etat comme répondant aux critères d’un appel à projet tout en étant déclarés zone blanche à ce titre. Parmi ces 31 sites présélectionnés, 27 pylônes seront nécessaires pour couvrir la totalité de ces secteurs. Certains pylônes permettant de couvrir plusieurs zones blanches en même temps.

Un budget global de 650 000 euros

Au total, 26 pylônes seront érigés lors de ces prochains mois car il existe déjà un appareillage à SENNEVOY le Haut. Ce dernier sera équipé et activé par l’opérateur BOUYGUES TELECOM pour être en conformité avec le cahier des charges. Dans les autres cas où il sera judicieux de construire un pylône, la collectivité mettra à la disposition des opérateurs un site d’accueil viabilisé et équipé.

Pour chaque zone blanche, plusieurs sites possibles ont donc été pré-validés par le maître d’ouvrage délégué en collaboration avec les services de l’Etat. Les équipements actifs seront installés et entretenus par les opérateurs leader (soit 17 zones réservées à FREE MOBILE et 9 zones gérées par BOUYGUES TELECOM).

Quant à la mise en service effective de ces pylônes, elle se fera par les opérateurs dans un délai maximal de six mois après la réception des travaux. Côté financement, le Syndicat départemental d’énergies de l’Yonne en supportera la charge dans le cadre de ce projet zone blanche, soit un coût de 17 160 euros par site pour les raccordements électriques (un total de 650 000 € de participation in fine).

Des responsabilités partagées sur le dossier

Ces aménagements techniques traduisent l’engagement de l’Etat à travers la loi Macron, votée en août 2015. Celle-ci stipulait que « les opérateurs de téléphonie mobile devaient résorber les zones blanches subsistant en France au 31 décembre 2016 et au plus tard six mois après la mise à disposition effective des infrastructures par les collectivités territoriales ou leurs groupements ».

Dans ce cadre, les collectivités locales, les services de l’Etat et les parlementaires ainsi que le SDEY ont mis en place une méthodologie afin d’engager les travaux de construction des points hauts nécessaires aux opérateurs pour installer leurs systèmes de communication. La mission a été confiée aux EPCI représentés par la commune nouvelle de Charny pour la maîtrise d’ouvrage et au SDEY pour la maîtrise d’ouvrage déléguée.

Ouverte depuis le 24 juillet, la nouvelle résidence  services seniors d’Auxerre a obtenu 50 % de ses premières réservations en un laps de temps record. Fait inhabituel pour ce type d’infrastructure là où d’ordinaire de 18 à 24 mois sont nécessaires pour louer l’ensemble des appartements. L’autre moitié de ces 118 logements à disposition des personnes âgées ne devrait pas connaître de difficulté pour trouver preneur au cours de ces prochaines semaines…

 

AUXERRE : Etait-il obligatoire pour la direction de l’établissement de proposer une journée portes ouvertes en cette période de fin juillet ? Vu le succès des réservations constatées avant même l’ouverture officielle de la résidence du centre-ville d’Auxerre, force est d’observer que Mikaël CHAPRON, directeur du site, et ses équipes ne devraient pas éprouver beaucoup de complications pour combler le restant à louer de ces 118 logements. La présence de plus de 300 visiteurs le 24 juillet venus découvrir le complexe moderne encourage à l’optimisme.

Des services spécifiques rapprochant du centre-ville…

Si 98 % d’investisseurs ont acquis la totalité des logements, les résidents locataires, quant à eux, auront l’embarras du choix entre une offre de 16 T1, 75 T2 et 27 T3. Avec des habitats qui oscillent entre 35 et 70 mètres carrés. Issus majoritairement de l’Auxerrois, les premiers résidents d’une moyenne d’âge de 75 à 80 ans commencent à s’installer. Profitant des services imputables aux prestataires extérieurs qu’ils soient thérapeutiques, infirmiers, de soins ou de loisirs.       

Non médicalisée, la résidence DOMITYS Terres de Bourgogne décline de manière optionnelle des services de restauration, de ménage, d’aide à la mobilité et une assistance fonctionnant in extenso. A raison de plusieurs rotations hebdomadaires, la structure emmène ses résidents vers les marchés de la ville, voire les commerces de la grande distribution par le biais d’une navette.

Plus de vingt nouveaux emplois sur le site

L’apport de ce complexe n’est pas négligeable au niveau de l’emploi. Le groupe DOMITYS qui dispose de sa direction régionale à Tours et à Paris, a embauché une vingtaine de personnes de profil divers et varié : auxiliaire de nuit, commerciaux, femmes de ménage, serveurs, personnel administratif, chargé de la maintenance. Des postes pourvus intégralement en local avec le concours de Pôle emploi et de Cap Emploi après une sélection ayant regroupé plus de 120 candidatures…

Une demi-douzaine de nouveaux postes sont encore à pourvoir d’ici la fin d’année. L’effectif à terme devrait se stabiliser à 25 collaborateurs selon le schéma voulu par la direction.

Quant à la fourchette de prix, il faudra à titre d’exemple s’acquitter d’un loyer mensuel compris entre 1 700 et 1 800 euros pour bénéficier d’un appartement de type T2 avec l’assistance 24 heures et les repas. Pari quasi réussi pour DOMITYS avec l’édification de cette première résidence services seniors en Bourgogne Franche-Comté…

La Fédération française du Bâtiment (FFB) se montre enfin optimiste après plusieurs années de disette concernant les possibilités de recrutement dans la filière. Le secteur de la construction aura été plus prolifique que d’autres segments au cours du premier semestre de cette année. Dix mille créations de poste seraient même envisageables…

 

PARIS : Ce n’est pas une arlésienne pour ce secteur d’activité ayant beaucoup souffert de la crise économique depuis 2008. Mais, le bâtiment a enregistré une forte dynamique au cours du premier semestre de 2017. Une amorce positive avait déjà été constatée au dernier trimestre de l’année dernière. Mais, cette fois-ci, les observateurs du puissant syndicat du bâtiment français sont formels : la reprise si attendue serait enfin là après presqu’une décade de renoncements, de conflits sociaux et de chômage pour de nombreux salariés de cette corporation.

Dix mille nouveaux postes dans la filière en 2017 ?

Toutefois, un bémol est à considérer dans ces analyses. La reprise des activités se limite pour l’heure au marché du neuf alors que la rénovation et l’ancien ne progressent toujours pas côté création de postes.

Sans jouer les Cassandre, les responsables de la FFB se veulent malgré tout optimistes. Cette progression au niveau des embauches infléchit une tendance baissière qui perdurait depuis plus de dix-huit mois. Le pic le plus catastrophique enregistré par la filière étant survenu entre 2013 et 2015. Des résultats négatifs obsolètes aujourd’hui grâce aux chiffres obtenus en 2016 où la progression de l’emploi devait dépasser 7 % contre 4,8 % sur l’ensemble des secteurs économiques du pays.

Cependant, pour atteindre les dix mille nouveaux emplois créés cette année, il serait  impératif que la croissance se maintienne en l’état, mieux qu’elle continue à croître avec un environnement favorable. « C’est la condition sine qua non pour satisfaire les entrepreneurs de notre secteur, précise-t-on à Paris au siège de la Fédération française du Bâtiment.

La construction du neuf revient en grâce…

Avec 8 % de mieux que la saison dernière, le nombre de mises en chantier sur le segment de la construction rassure les observateurs. Cela équivaut à un peu moins de 410 000 logements pour 2017. Un chiffre plutôt significatif d’une reprise des investissements car au cours des douze derniers mois, le nombre de logements neufs commencés aura progressé de 13 % avec 387 000 nouveaux édifices en phase de chantier.

Néanmoins, l’arbre peut aussi cacher la forêt. 80 % de ces nouvelles constructions, des logements et du non résidentiel confondus, se situent dans les communes qui construisent le plus à hauteur de 20 %. Cela signifie que la forte concentration de ces nouvelles constructions se fait au détriment d’un réel équilibre sur le territoire. Entre zones urbaines et zones rurales. La réhabilitation des biens immobiliers peine toujours et encore d’année en année. Ce dossier provoque en revanche l’inquiétude de la Fédération française du Bâtiment qui n’entrevoit toujours pas d’embellie à terme. Ce secteur a généré 59 % de l’activité de la profession en 2016. Et il ne faudra pas s’attendre à des miracles cette saison avec une modeste croissance n’excédant pas 0,9 % en volume.

Plusieurs explications sont ainsi fournies pour justifier cette conjoncture : des prix pratiqués qui s’orientent toujours vers la baisse et une trésorerie délicate pour les entreprises. Mais, un autre volet suscite de la nervosité chez les professionnels du secteur : des taux d’intérêt qui effectuent une légère remontée depuis plusieurs semaines. La FFB souhaiterait également connaître la position des professionnels de la finance (banques et assureurs) dans l’accompagnement à la reprise, une information mainte fois annoncée mais jamais vérifiée…

Le centre de formation de Dijon envisage déjà avec le sérieux qui caractérise ses responsables la reprise des activités malgré le rythme de semi-léthargie imposé par la période estivale. Un appel est lancé aux entreprises partenaires du département de Côte d’Or, voire d’ailleurs, pour aider les futurs apprenants à bénéficier d’un contrat établi en bonne et due forme…

 

DIJON (21) : Il n’y a pas une minute à perdre même pendant la sacro-sainte période de longue trêve estivale pour les apprenants du CFA La Noue de Dijon Longvic. Le compte à rebours est déclenché : ils doivent trouver rapidement des partenaires professionnels dans le but de valider leur contrat les liant avec le centre de formation.

Depuis le début de l’été, le directeur de l’établissement, l’un des plus importants centres de formation professionnelle de Bourgogne Franche-Comté, Alain TOMCZAK, se mobilise avec ses équipes administratives pour que le dispositif permettant de réunir un tuteur issu de l’entreprise et un élève sous la forme d’un engagement officiel soit entériné de manière catégorique. Une fois signé, ce contrat d’apprentissage sécurise la démarche de l’élève et lui garantit la possibilité de suivre un enseignement de qualité dans la filière de son choix.

Ce message revenant en boucle dans les discours aura servi de trame d’intervention pour le responsable pédagogique de Côte d’Or en guise de clôture des récents trophées du réseau Entreprendre Bourgogne, organisés dans l’enceinte du centre.

450 jeunes apprentis sont concernés cette saison par cette procédure indispensable au succès de leurs projets. Profitant de l’incomparable caisse de résonnance que peut représenter une telle manifestation, Alain TOMCZAK a ouvertement demandé « aux nombreux entrepreneurs présents (près de 400 personnes) de soutenir l’initiative et qu’ils ouvrent abondamment leurs carnets d’adresse au bénéfice de ces jeunes gens devant suivre un parcours d’apprentissage dès cet automne sur le site de la périphérie dijonnaise… ».

Le CFA La NOUE a pu aussi profiter de l’événement et du potentiel de contacts initiés par autant de visiteurs pour contractualiser un certain nombre de rendez-vous avec les milieux professionnels du territoire grâce à un stand très fréquenté après la cérémonie…

La région Bourgogne Franche-Comté est en phase de test depuis plusieurs mois côté initiatives faites au recrutement. Les services de Pôle emploi se sont rapprochés des dirigeants des très petites entreprises (TPE) en leur garantissant un soutien prononcé dans leur quête de nouveaux collaborateurs. Une aide qui s’avère précieuse et indispensable pour cette catégorie d’employeurs qui se sent parfois oubliée des cibles à privilégier…

 

DIJON (21) : La région Bourgogne Franche-Comté recense environ 57 000 TPE (très petite entreprise) ; c’est-à-dire des établissements professionnels qui salarient de un à quatre collaborateurs. Et c’est précisément vers cette cible que Pôle emploi a décidé d’agir un peu plus en cette année 2017.

L’organisme développe une offre de services permettant de satisfaire ces entrepreneurs parfois mécontents des prestations apportées par l’ex-agence nationale pour l’emploi.

Une vaste campagne de sensibilisation a eu lieu au cours du premier semestre afin de comprendre les origines de ces motifs d’insatisfaction observés chez les dirigeants des TPE. Après analyse, Pôle emploi a souhaité former ses conseillers en fonction le plus possible de la demande d’emploi exprimée par les entrepreneurs de ces toutes petites sociétés.

Une équipe a ainsi été constituée à l’échelon régional. Elle favorise l’accompagnement global auprès des personnels travaillant dans les TPE avec une idée essentielle en tête : résoudre aussi les problématiques sociales, voire de celles qui concernent les aspects santé des demandeurs d’emploi.

Depuis le démarrage de l’initiative, dans le seul département de l’Yonne, ce sont 507 bénéficiaires dont 57 % d’allocataires au RSA qui ont profité de ces modules de recherche plus ciblés vers le monde des futurs professionnels pouvant rejoindre les TPE. L’objectif étant simple : gommer les immanquables problèmes qui freinaient le retour au travail des demandeurs d’emploi et qui alourdissaient encore les démarches d’intégration vers les TPE.

Grâce à cela, 220 personnes ont pu à ce jour retrouver le chemin des activités professionnelles dont 70 d’entre elles avec un contrat de travail et onze qui ont pu profiter pleinement d’un véritable projet de formation.

De quoi rendre le sourire aux dirigeants des TPE qui se disent plus écoutés lorsqu’ils font part de leurs besoins de recherche de compétences auprès des professionnels de Pôle emploi…

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